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De la cour du lycée au ring du Salon

Pendant six jours, les élèves des lycées agricoles normands auront vécu une aventure particulière. Ils auront participé au TNLA (Trophée national des lycées agricoles) organisé dans le cadre du Salon international de l'agriculture grâce au choix de leur formation.

© SB

En CAPA, Bac pro ou BTS, cinq équipes de six jeunes d'établissements normands ont décidé de s'inscrire au TLNA. "L'idée est venue des jeunes" explique Françoise Langenais, enseignante au lycée de Coutances. Une lettre de
motivation et l'implication des jeunes sur les différentes manifestations ont permis de sélectionner les jeunes pour venir à Paris. Et ils sont fiers ces lycéens d'avoir obtenu ce sésame. Mais ce n'est qu'une première étape. Arrivés à la capitale avec la vache normande sélectionnée, les épreuves ont pris place. Grise de Coutances, Gondole de Sées, Fanfare de Saint-Hilaire, Flower de Giel Courteilles ou encore Gourmande de Auzebosc, ont donc foulé le sol du ring.
Deux épreuves ont débuté depuis plusieurs semaines puisque les jeunes devaient créer un blog afin de mettre en lumière le travail réalisé et concrétiser un support de communication. La contention et manipulation bovine, la présentation de l'animal et l'implication des élèves sur le Salon composaient les trois autres épreuves du Trophée.

Dure concurrence
Sur place, la concurrence est rude. Alors, pour leur première participation, les élèves restent réalistes. "Un bon classement nous satisferait pour pouvoir repartir fier du travail effectué". Les enseignants le confirment : "les jeunes ne sont bien impliqués".
Quotidiennement, ils sont debout à 6 h du matin pour repartir à leur hébergement pas avant 23 h. Les journées sont donc longues mais intenses et enrichissantes. "On se relaie par groupe de deux pour rester sur le stand" confient les jeunes de Saint-Hilaire-du-Harcouet. Le reste du temps permet d'aller à la découverte des allées. Et il y a de quoi faire.
Le lavage, le paillage, les soins, et bien sûr la traite font partie des principales tâches sans oublier les échanges avec les visiteurs et les professionnels. "Cela nous aide dans notre parcours" assurent Angeline et Valentine, qui au fil du séjour parisien ont pris de l'assurance, et qui comme leurs camarades normands ont gagné en maturité. Une expérience que ces jeunes auront à coeur de valoriser. "C'est effectivement un plus pour leur formation. Ils peuvent aussi se confronter aux professionnels, et communiquer sur leur futur métier" souligne l'enseignante, présente pendant ces six jours, à leur écoute.

Un réseau
Depuis le mois d'octobre, les élèves préparent leur participation au Trophée. C'est en quelque sorte "l'aboutissement" de plusieurs semaines de travail. Sur place, les jeunes prennent conscience aussi de l'aspect convivial, si cher aux yeux des éleveurs. "On discute avec d'autres agriculteurs des autres régions". Et comme au Salon, le réseau se construit au fil des jours, "les élèves ont été invités à manger au Syndicat du Cob normand" précise Françoise Langenais.
Au final, les jeunes ont pris plaisir et ont été fiers de montrer leur territoire, leur savoir-faire au grand public et au monde professionnel. Une expérience qui trouvera une bonne place dans un CV, et certainement un bon écho auprès de futurs employeurs.

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