Dégâts de gibier : "Les chasseurs ne pourront pas payer indéfiniment"
Pour Christophe de Balorre, président de la Fédération des chasseurs de l'Orne, les dégâts importants observés cette année s'expliquent notamment par les conditions météorologiques exceptionnelles. Après plusieurs mois de sécheresse, les premières pluies ont assoupli les sols, permettant aux sangliers de fouiller les prairies à la recherche de vers de terre et de larves, indispensables à leur alimentation. Il réfute tout désengagement des chasseurs, rappelant que les prélèvements ont été renforcés et les périodes de chasse élargies.
Mais le responsable alerte aussi sur les limites du système actuel : " Les chasseurs ne pourront pas indéfiniment servir de bouclier financier aux conséquences du changement climatique. " Alors que leurs effectifs diminuent, il juge nécessaire de revoir le modèle d'indemnisation, aujourd'hui financé par les seuls chasseurs. Il appelle également à encadrer le développement du miscanthus, dont les grandes parcelles constituent des refuges pour les sangliers. Il souhaite que les représentants agricoles et les pouvoirs publics travaillent ensemble à des solutions durables.