Dégâts de gibiers : "on montera au créneau"
Dans le Perche, les dégâts causés par les sangliers dans les cultures exaspèrent les agriculteurs, confrontés à des pertes économiques croissantes. Face à une situation qui s'aggrave depuis plusieurs années, ils réclament des mesures fortes pour limiter la prolifération du gibier et protéger leurs exploitations.
"Je n'ai jamais vu ça en plus de vingt ans d'installation", se désole François Louvier, en regardant son champ de colza. Installé depuis 2001 sur la commune de Sablons-sur-Huisne, à l'est de Mortagne-au-Perche, l'agriculteur subit de plein fouet les dégâts de sangliers dans ses cultures. "Le phénomène s'est intensifié depuis sept ou huit ans. Un voisin a planté une centaine d'hectares de miscanthus dans le secteur. Les animaux s'y réfugient la journée, sortent la nuit et ravagent les champs aux alentours."
Déjà 6 000 € de pertes
François Louvier illustre son propos dans un champ de colza de 22 ha qu'il a semé à la fin du mois d'août. "Tout devrait être vert. Ils ont retourné une partie de la parcelle. Rien que pour ce champ, j'évalue déjà une perte de cinq à six mille euros."