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Dégâts sur culture : sortez le corbeau du maïs

A quelques semaines des premiers semis de maïs, pensez à faire traiter vos semences avec le seul répulsif « oiseaux » encore autorisé sur le marché : le Korit.

Avec le retrait du marché du Thiram, il ne reste plus que le Korit 420 FS comme répulsif corvidé sur maïs. Cependant, peu de semenciers commercialisent leurs doses prétraitées. Recours efficace, le traitement à façon à la ferme.

8 000 doses en 2019
C’est ce que propose l’entreprise SCS basée à Bourguébus (14). « On se déplace de ferme en ferme pour réaliser cette prestation, commente Olivier Hoste, son gérant. On a démarré il y a 5 ans avec 500 doses. L’an dernier, nous en avons traité plus de 8 000 ». Une montée en puissance qui illustre la récurrence du problème « corvidé » dans le maïs régional. Olivier Hoste conseille d’ailleurs aux agriculteurs d’anticiper. « Nous intervenons à minima pour 25 doses, soit une quinzaine d’hectares, mais il est tout à fait envisageable de se regrouper à plusieurs sur un même chantier pour mutualiser les coûts ».

12 e/dose : le prix de la tranquillité
Les enjeux sont importants. Au niveau national, 2/3 des 3 millions d’hectares de maïs est exposé au risque « corvidé ».  En Basse-Normandie, cette sole représente 14 % de la SAU (maïs fourrage et maïs grain cumulés). Quant à l’efficacité du traitement, elle a été démontrée dans de nombreux essais notamment menés par l’institut Arvalis.
Reste le coût : 12 e/dose (main-d’œuvre et produits compris), le prix de la tranquillité peut-être.

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