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Environnement
DEPHYécophyto : montrer que c’est possible

Le réseau national de fermes DEPHY est constitué de groupes d’une dizaine d’agriculteurs volontaires qui se sont engagés dans une démarche de réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires.

114 groupes (1 205 exploitations) constituent aujourd’hui le réseau. Une centaine de groupes supplémentaires devrait compléter ce dispositif en 2012. Toutes les filières sont représentées: grandes cultures, polyculture élevage, viticulture, arboriculture et productions légumières.


8 réseaux en Normandie

Dès 2010, lors de la phase test, 2 groupes polyculture-élevage avaient été retenus. Un groupe constitué de 9 exploitations bas-normandes, animé par Jacques GIRARD de la Chambre d’agriculture du Calvados et un groupe de 13 exploitations situées dans l’Eure et animé par Bertrand Omon de la Chambre d’agriculture de ce département. 6 groupes supplémentaires sont venus s’ajouter en 2011 :• Un réseau “légumes” piloté par le SILEBAN• Trois réseaux “grandes cultures” pilotés par AGRIAL, les Défis Ruraux et le CER de Haute-Normandie• Deux réseaux “polyculture-élevage” pilotés par la Chambre d’agriculture de la Manche et la FRCIVAM de Basse-Normandie.


L’objectif : montrer que c’est possible

Ces exploitations ont un rôle de démonstration, d’apprentissage, de formation et d’information sur les systèmes de cultures économes en produits phytosanitaires : pour les agriculteurs, les organismes de conseil, le monde associatif et le grand public.Les références produites concerneront les performances agronomiques et environnementales de ces systèmes mais aussi leurs performances économiques et sociales.

Des stratégies innovantes

Toutes les exploitations de ces réseaux travaillent à réduire l’utilisation des produits phytosanitaires, parfois depuis plusieurs années, ce qui fait qu’elles sont pour certaines à des niveaux d’IFT (Indice de Fréquence de Traitement), très inférieurs aux références régionales.Les techniques mises en œuvre par ces exploitants sont très variées : conduite raisonnée très pointue, conduite intégrée, pulvérisation bas-volume et réduction de doses, agriculture de précision, techniques alternatives aux traitements chimiques dont certaines empruntées aux agriculteurs bio.La combinaison de plusieurs techniques est fréquente.


Un accompagnement différent

Chaque groupe bénéficie de l’appui d’un “ingénieur réseau”, dédié à mi-temps au suivi et à l’animation de celui-ci.L’ingénieur réseau doit réaliser un type de travail nouveau par rapport au rôle habituel de conseiller : il ne s’agit pas ici d’un appui technique très régulier mais d’un accompagnement des agriculteurs et du groupe et d’une co-construction vers des systèmes de cultures économes en pesticides.


Le challenge : assurer le transfert des références

Ce réseau devra permettre l’appropriation des références par l’ensemble des conseillers des Chambres d’agriculture et des autres organismes afin d’en assurer la diffusion à un maximum d’agriculteurs. C’est bien là que réside le challenge. Cela passera notamment par une proximité entre les ingénieurs réseaux, les autres conseillers de leur structure et des autres partenaires, en particulier les conseillers prescripteurs qui sont en relation avec les exploitants du groupe.De nombreuses actions de communication vont être mises en oeuvre pour présenter les travaux réalisés et les résultats obtenus au sein de ces groupes. Vous en serez largement informés par votre journal.

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