Aller au contenu principal

Gilbert Herpe, président d'AGRIAL
“Des ateliers d’engraissement de 100 à 200 places”

Maîtriser les charges par des ateliers de taille minimale est un des axes de travail de la coopérative AGRIAL. Gilbert Herpe, son président, souhaiterait également alléger les carcasses aux alentours de 350 kg pour répondre aux besoins du marché. Nos races françaises sont-elles adaptées ?

Disposons-nous des bonnes races à viande ? Répond-on au besoin du marché avec des carcasses finies de 450 kg alors qu’il réclame du 250 kg ?
Disposons-nous des bonnes races à viande ? Répond-on au besoin du marché avec des carcasses finies de 450 kg alors qu’il réclame du 250 kg ?
© TG

Quel est le poids de la filière bovine au sein d’AGRIAL ?
Taurillons, gros bovins, maigres, veaux (...), le total représente 140 000 animaux commercialisés par an. Avec le rapprochement entre AGRIAL et Union Set qui sera officialisé en juin, il faut en rajouter 40 000 de plus.

Sur cette filière, quelles sont vos priorités de développement ?
C’est avant tout la mise en place de l’engraissement sur des unités de 100 à 200 places. L’objectif étant de minimiser les frais de mise en place, de suivi, de collecte (...).

Avec une volonté affichée de contractualisation ?
Nous mettons effectivement en place une politique de contractualisation avec certains opérateurs. Mais force est de reconnaître que le milieu de la viande est une branche dans laquelle l’esprit d’engagement sur le moyen terme est encore assez peu développé.

Le Groupe Bigard contrôle désormais SOCOPA. Pourquoi n’avez-vous pas pris le manche ?
Dans cette affaire, souvenons-nous que la situation financière de SOCOPA était très tendue au point d’inquiéter sérieusement les banques. Il appartenait donc aux actionnaires de réagir. Les coopératives auraient pu remettre de l’argent mais certainement pas à fonds perdus. Or, il y avait un gros problème de management au niveau de SOCOPA que nous ne savions pas résoudre. Voilà pourquoi nous avons préféré l’adosser au Groupe Bigard.

On parle de récession, de perte de confiance (...). Vous êtes inquiet pour 2009 ?
Signalons tout d’abord que l’origine de la crise est boursière et consécutive à l’abus d’activités virtuelles et que nous, groupes coopératifs et agriculteurs, travaillons dans l’économie réelle. Il ne faut pas faire de catastrophisme mais nous sommes très vigilants. AGRIAL, c’est aussi des marques : Florette en légumes, Le Campagnard Normand en volailles, Danao en jus de fruits, Ecusson et Loïc Raison en cidre par exemple. Nous sommes ainsi en proximité directe avec le consommateur. En fonction de son comportement en 2009, certains ajustements seront peut-être nécessaires.

La mondialisation des échanges fait peur notamment sur le secteur de la viande bovine. Sommes-nous suffisamment armés pour contre-attaquer de grands bassins de production comme l’Argentine ou le Brésil?
Armés, il serait prétentieux de l’affirmer. Mais pour faire en sorte que les importations ne se développent pas trop, il nous faut déjà préserver une production locale européenne, française et régionale. Ensuite, n’oublions pas qu’il y aura toujours des créneaux spécifiques à exploiter. Enfin, une dernière réflexion : disposons-nous des bonnes races à viande ? Répond-on au besoin du marché avec des carcasses finies de 450 kg alors qu’il réclame du 250 kg ?

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Marie Lecardonnel n'a pas pu se séparer d'un morceau d'obus conservé dans une boîte recouverte de l'inscription "morceaux de bombe ou d'obus ramassé dans la cour par Clermont Lecardonnel".
[EN PHOTOS] A 101 ans, Marie Lecardonnel reste un témoin précieux
A 101 ans, Marie Gires Lecardonnel, retraitée du monde agricole à La Chapelle-Enjuger, a mis sur papier ses récits authentiques d…
Béatrice Caplet et Thierry Bizeul : "ce Bachelor agro permet d'acquérir diverses compétences relatives au management d'une exploitation agricole dans un contexte de transition. Il permet de développer ses compétences en stratégie d'entreprise et de pilotage de projet, de se préparer à accompagner et seconder des exploitants dans leur fonction de dirigeant".
Au Campus du lycée de Sées : un Bachelor agro à la rentrée
Un Bachelor agro (Entreprendre, Accompagner et Manager en agriculture) ouvre à la rentrée prochaine au Campus Terre et Avenir du…
Le Syndicat Charolais du Calvados organise sa troisième édition des portes ouvertes.
Le grand retour des portes ouvertes du syndicat Charolais du Calvados
Le Syndicat Charolais du Calvados organise sa troisième édition des portes ouvertes. Les rencontres ont lieu cette fois-ci sur…
La remise de La Croix de commandeur dans l'ordre du mérite agricole à Gilles Beaufils s'est faite en mairie de Moyon, mairie qu'il a côtoyée pendant plusieurs décennies.
Promu commandeur dans l'ordre du Mérite Agricole, Gilles Beaufils reste humble
À 84 ans, Gilles Beaufils, ancien maire de Moyon pendant 30 ans, a reçu des mains du député Philippe Gosselin, parrain pour l'…
"Je ne suis pas de ceux qui pensent tout connaître", remarque David Clavière, mardi 18 mai, à l'occasion d'une conférence de presse. Le nouveau préfet souhaite "trouver des moyens d'avancer avec du bon sens et du pragmatisme, en étant simple, transparent et direct".
David Clavière, nouveau préfet "de terrain et de proximité" dans le Calvados
David Clavière, 52 ans, est le nouveau préfet du Calvados. Il succède à Stéphane Bredin et il a pris ses fonctions le 18 mai…
"C'est marquant cette affluence qui ne cesse de croître", relève François Bruno, conseiller départemental.
Vachement Caen a peut-être trouvé la recette gagnante
L'Association Vachement Caen s'est réunie mardi 19 mai 2026. Entre le retour du concours départemental des Normandes, le…
Publicité