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CONCOURS
Des bovins top-model

Ferme en Fête est un rendez-vous essentiel pour les éleveurs et professionnels de l’élevage de la région, qui viennent y exposer leur génétique de haut niveau.

Comme Angélique et Pascal Girard, un dizaine d’éleveurs participera au concours.
Comme Angélique et Pascal Girard, un dizaine d’éleveurs participera au concours.
© vm

D’année en année, l’effectif se maintient, voire augmente sensiblement. Pour cette 9ème édition, la vaste salle du nouveau hall Anova accueillera six concours bovins, rassemblant près de 300 animaux et 90 éleveurs passionnés.
Plus de 140 animaux sont inscrits au Concours interrégional charolais, le plus grand concours organisé en dehors du berceau de la race. Le Concours interdépartemental Blonde d’Aquitaine réunira une quarantaine d’animaux, deux fois plus que l’année dernière !
Ces deux concours se dérouleront tout au long de la journée de samedi. Les visiteurs pourront admirer des animaux spectaculaires et d’une grande beauté et retrouver les plus beaux spécimens lors de la remise des prix le dimanche 6 octobre à 16h30.
25 animaux élevés pour leur qualité bouchère seront présentés dans le cadre du concours d’animaux de viande organisé par le Syndicat des éleveurs charolais.
Organisé depuis plusieurs années sur Ferme en Fête, le Concours de la race laitière Prim’Holstein rassemblera une soixantaine d’animaux en provenance d’une vingtaine d’élevages - essentiellement du département de l’Orne. Celui-ci se déroulera le dimanche 6 octobre de 12 h à 16h. Les visiteurs pourront alors admirer les plus belles laitières du département.
Dans le cadre du Challenge jeune éleveur, de jeunes éleveurs de la race Prim’Holstein se mesureront dans l’art de préparer les animaux de concours : tonte de l’animal, soins, présentation de l’animal à la longe, défilé sur un ring, pose sur le podium pour prise de vue, tenue de la génisse à l’arrêt, en position tête haute… 10 génisses seront apprêtées pour défiler.
Les jeunes éleveurs de la race normande feront de même avec cinq vaches dans le cadre du Challenge présentateurs Normande Avenir.
Des animaux de race Salers, Aubrac et Limousine seront également présentés et tous ces beaux défilés d’animaux s’achèveront avec un instant calin, le défilé des petits veaux et un grand show final, dimanche, en fin d’après midi.

Pascal et Angélique Girard élèvent 85 vaches allaitantes, à Trémont. Originaire de la Beauce, Pascal a choisi la Blonde d’Aquitaine pour sa viande de qualité et sa facilité de commercialisation. L’exploitation compte 250 hectares. 150 sont consacrés aux grandes cultures, et 80 hectares sont dédiés aux prairies. Là, où le monde de l’élevage se décourage parfois, Pascal et Angélique Girard investissent. Un bâtiment est actuellement en construction. Il permettra d’accueillir une centaine de vaches. 

Des bêtes attendues
par le boucher
Actuellement, Pascal et Angélique Girard commercialisent 5 à 10 vaches gestantes ou suitées, quelques mâles reproducteurs, mais surtout une bête tous les 15 jours. Leur boucher « de connaissance » est aussi un connaisseur. “Il faut savoir travailler la viande. Le tarif est plus élevé au kilo, il est donc important de savoir la valoriser. Notre boucher veut de la régularité. Nos bêtes correspondent à un terroir. La demande est là. Et pour nous c’est agréable d’avoir un retour sur la qualité de nos animaux 15 jours après l’abattage”, explique l’éleveur.
Lors de son installation en 1996, Pascal Girard a débuté avec 30 vaches. Il s’est déplacé dans les trois berceaux pour choisir sa race. Son choix s’est arrêté sur la Blonde d’Aquitaine.

Son choix dans les berceaux
J’ai vu des vaches avec du style, un grand format. Il s’agit d’animaux qui prennent de la viande et peu de gras. A l’époque, nous étions en pleine crise de la vache folle. J’ai pensé que cette race moins présente dans l’Orne serait plus facile à commercialiser, même si son coût de production est plus élevé”. Des propos confirmés par Angélique : “lorsque la conjoncture devient plus délicate, on a moins de problème pour vendre nos broutards”.
Au delà des bâtiments, les éleveurs poursuivent leurs investissements dans la génétique.  Avec le GAEC Dehail, ils possèdent deux taureaux et une vache en engraissement. Ensemble, les éleveurs partagent les risques. A sa manière, Ferme en Fête aide au dynamisme de la race. “Cette manifestation contribue à maintenir un lien autour de cette race. C’est un lieu de rencontre avec le public comme entre professionnels”. Le week-end prochain, Pascal et Angélique Girard y participeront avec une vache suitée.

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