Aller au contenu principal

Moisson
Des débuts encourageants pour la moisson 2008

L’Eure a vécu ses premières heures de battage. Orges et escourgeons ne sont pas encore tous rentrés mais l’affaire est bien engagée. Comme les rendements d’ailleurs...

Des débuts très encourageants pour cette moisson 2008 avec des rendements en orge qui ont atteignent des niveaux rarement égalés !
Des débuts très encourageants pour cette moisson 2008 avec des rendements en orge qui ont atteignent des niveaux rarement égalés !
© S.Randé/Reussir

On y est ! La moisson 2008 est bien engagée avec les orges et les escourgeons premiers battus. Un peu longue à se dessiner, cette campagne 2008 méritait bien de se faire “attendre” au regard des premiers indicateurs de rendements. “Un peu plus de 70 % des surfaces en escourgeon sont tombées depuis les premiers tours de  moissonneuses” explique le directeur de Sévépi Jean Baptiste Hue.                      

En remontant sur le sud de Paris, l’essentiel des surfaces ont été battues mais certains secteurs où opère la coopérative ont encore des hectares debout. “Ce qui est sûr, c’est que les rendements sont particulièrement bons cette année lance, avec satisfaction, Jean-Baptiste Hue. La fourchette de ces rendements se situe entre 75 et       100 quintaux/ha.”Côté qualité, le poids spécifique se situe entre 65 et 67 avec, évidemment, quelques disparités liées aux territoires. “En orge de brasserie, les rendements sont très corrects mais, par contre, on peut avoir quelques inquiétudes quand au taux de protéine où nous sommes dans la fourchette plutôt basse, entre 9 et 9,5. Je crains d’ailleurs que les protéines soient le problème de l’année !”

Laurent Maillard, le responsable de la région Pays d’Ouche/St André pour Cap Seine a une approche de ce début de campagne très sensiblement comparable à son homologue de l’est du département... “Les rendements en orge sont d’un très bon niveau avec le dépassement, assez régulier, de la barre des 100q/ha”. Quant au poids spécifique et à la “richesse” en protéine, les observations sont assez proches d’une petite région à l’autre. “Quant à l’avancée de cette moisson, sur Saint André, avec ce week-end plutôt clément, il reste très peu d’hectares d’orges encore debout alors que sur le Pays d’Ouche, nous avons toujours ce décalage en terme de temps et de maturité...”

 

Toujours plus vite faite la moisson !

Voici donc les premiers enseignements de ce début de moisson en terme de production. Côté organisation des chantiers, s’il n’y a pas de problème majeur, Laurent Maillard souligne “une tendance forte” constatée dès les premiers hectares récoltés. “Les équipements moisson sont de plus en plus impressionnants : nombre de moissonneuses avoisinent plus souvent les dix mètres de coupe que les six et il n’est pasexceptionnel   d’en compter deux à travailler en même temps sur la même pièce. Les bennes ont naturellement suivi cette évolution avec, très souvent, des 25 T de contenance.” Résultat, au bout de la chaîne, l’engorgement guette... “Cette évolution technique du matériel est une bonne chose pour les agriculteurs qui travaillent dans de meilleures conditions. Mais elle n’est pas sans conséquence à l’heure de la réception dans les silos qui ne peuvent absorber aussi vite la production, surtout quand celle-ci est abondante. Je pense, d’ailleurs, qu’ il faut s’attendre à ce que nous ayons encore des tas de blés dehors !”  

Nombre d’agriculteurs espèrent que le blé suive le même niveau de rendement que ces orges. En attendant, les premiers colza sont engagés mais il est encore un peu tôt pour évoquer la qualité de cette récolte. Enfin, toujours à propos de l’organisation de cette moisson, le Cercle d’échanges a engagé aussi sa campagne, en étant l’un des partenaires incontournables des agriculteurs eurois. “Nous ne rencontrons pas de véritable problème en ce début de campagne. Toutes les demandes ont été honorées et, en attendant le grand rush du blé, une trentaine de moissonneuses venues d’autres départements sont prêtes à intervenir au plus fort de cette campagne 2008” conclut François Travers, l’un des animateurs du Cercle d’échanges.

 

 


Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Christian et Catherine Duchemin vendent La Ferme du Val d’Odon à Alain Datin
Christian et Catherine Duchemin passent la main. Alain Datin, aussi directeur du négoce D2N, a pris la tête de La Ferme du Val d'…
L'abattoir ex-AIM renaît et abatterait jusqu’à 66 000 T de porc par an
L’avenir du site de l’abattoir de Sainte-Cécile s’écrit avec la Boucherie Saint-Michel, créée par Virginie Allaire-Arrivé et…
Un jeune agriculteur décède dans l’incendie d’un poulailler près de Sées
Mercredi 21 avril 2021, le feu s’est déclenché dans un bâtiment de volailles. L’éleveur, installé à Belfonds, dans l'Orne, est…
Inquiétude dans le Bessin après l’annonce d’un septième cas de tuberculose bovine
Les éleveurs du Bessin ont été invités à une réunion d’information sur la tuberculose bovine après la découverte d’un cas en…
BLAIREAU
Tuberculose bovine : la préfète signe l’arrêté de régulation des blaireaux
Mercredi 7 avril 2021, la préfète de l’Orne Françoise Tahéri a signé l’arrêté ordonnant les prélèvements de blaireaux dans les…
Un jeune agriculteur décède dans l’incendie d’un poulailler à Belfonds
Mercredi 21 avril, le feu s’est déclenché dans un bâtiment de volailles. L’éleveur, installé à Belfonds (61), est décédé…
Publicité