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Des données détaillées sur l’élevage bovin normand bientôt disponibles

Depuis 2018 la gestion des données de l’identification bovine normande a basculé vers un nouveau système. Les outils d’analyse informatique qui permettent de suivre la situation et les évolutions de la production bovine normande sont en passe d’être reconstitués.

Le basculement vers une nouvelle base de données de l’identification « Grand Ouest » s’est produit mi 2018. Si la continuité de service individuel aux éleveurs a été immédiate suite au basculement, les outils d’analyse statistique permettant de suivre les effectifs et les mouvements des bovins à l’échelle régionale, départementale ou plus locale ont dû être renouvelés.

Gestion de crise Lubrizol
Mais à quoi servent ces traitements et éditions ? Des crises comme celle récente de Lubrizol montrent l’importance de disposer de ce type de données sous forme rapidement mobilisable : combien d’élevages dans la zone concernée, combien d’animaux présents dans les diverses catégories : vaches laitières, allaitantes, combien d’animaux produits, etc… ? Avec, dans un tel contexte de gestion de crise, un impératif de réactivité.
Ces résultats, agrégés et anonymes, sont désormais disponibles sous forme d’extractions informatiques issues d’une collaboration des Chambres d’agriculture du Grand Ouest. Il convient ensuite de délivrer cette information sous forme de rapports adaptés aux attentes et aux situations régionales, et facilement exploitables par les différents utilisateurs.
La construction de ce dispositif est en cours mais les principaux rapports ont été définis, en concertation entre le service Élevage, le Pôle Économie et Prospective et un groupe d’utilisateurs.
Le socle des traitements est en place et a déjà permis de répondre sans délais aux besoins de la crise Lubrizol.

Géographie, typologie et évolutions
Les traitements envisagés doivent donner une vision géographique de l’élevage : où se trouvent les différents types d’animaux et de productions à un instant donné ?  Où se situent les évolutions ? Les échelons géographiques envisagés sont principalement le canton, dans la mesure où les communes comportent trop peu d’éleveurs désormais et sont souvent soumises au secret statistique (moins de 3 exploitations).
Il doit aussi être possible de rattacher le cheptel et les productions aux différents profils d’élevages, à travers une typologie relativement simple : la production de jeunes bovins est-elle surtout le fait d’élevages laitiers, d’engraisseurs spécialisés, etc. ?
Se déplace-t-elle d’un groupe à l’autre au fil du temps ? Quels groupes renforcent leurs effectifs pour telle ou telle production ?
Enfin, les évolutions dans le temps doivent être visualisables, le plus possible « en temps réel » : évolution des effectifs par type d’animal ou territoire, comparée au profil d’évolution des années passées, etc…

Un tableau de bord mensuel et annuel
Le dispositif comportera plusieurs étages :
- Le socle est constitué de bases de données faciles à interroger par les services, et permettant de disposer immédiatement de réponses, par exemple en cas de crise.
Les autres étages feront l’objet de publications régulières :
- Un traitement mensuel succinct permettra un état des lieux des animaux présents et produits pour chaque catégorie de sexe, d’âge et d’orientation (lait ou viande).
- Un traitement annuel plus détaillé permettra de faire le point sur la répartition des animaux entre les types d’élevage (laitiers, allaitants, engraisseurs stricts, etc…), à différentes échelles géographiques (y compris à travers une cartographie) et avec une analyse des évolutions sur plusieurs années.
Ces deux rapports feront chacun l’objet d’une diffusion sur le site internet de la Chambre régionale d’agriculture de Normandie, dans la rubrique Agriscopie.
Le dispositif sera mis en place progressivement durant le 1er semestre 2020.

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