Aller au contenu principal

Organisation du travail
Des économies à l’économique

En faisant appel à l’ETA (Entreprise de Travaux Agricoles), Gérard Duval se décharge de 500 heures de tracteur par an. Mais les raisons sont aussi économiques : plus d’investissements dans du matériel et plus d’annuités.

Essayez de limiter autant que possible les coûts de mécanisation en limitant les investissements. Il me semble préférable de faire appel à des tiers pour les gros chantiers que d’investir". Les conclusions du conseiller de gestion (CER 61) écrites noir sur blanc à Gérard et Sylvie Duval, (agriculteurs à Vingt-Hanaps-61) sont formelles. Nos éleveurs suivent d’ailleurs ce chemin depuis plusieurs années. Une certaine philosophie Gérard s’est installé sur 53 ha en 1983. Sylvie l’a rejoint en 1988. L’exploitation s’étend aujourd’hui sur 110 ha. Moitié prairie, moitié labour. A ses débuts, Gérard ne faisait appel à l’entreprise que pour les battages. Le reste ? CUMA, entr’aide et "à l’époque, des apprentis pendant 10 ans. Ça soulage,"Traitement, engrais et labour Il n’y a plus guère que les traitements, les passages d’engrais et le labour qui sont faits maison. Le labour, uniquement pour les terres à maïs, un geste symbolique encore difficile à faire sous-traiter. La fille de Gérard accompagne d’ailleurs souvent son père dans ces moments là. Le reste, 30 ha de blé (semis et battage), 30 ha de maïs dont 15 sous plastique (semis, ensilage, remorquage et tassage), les foins (fauchage et bottelage), l’épandage des fumiers (...), c’est l’affaire de l’entreprise Sechet(1) . "C’est un deal où tout le monde doit s’y retrouver, lâchent Gérard et Sylvie. Il faut faire ses comptes. Et même à coût égal, cela permet d’économiser énormément de temps". Un coût qui doit d’ailleurs être mis en parallèle au montant des annuités matériels. Sur l’exploitation, elles étaient de l’ordre de 4 600 e/an. Mais depuis 4 ans, plus rien à payer. Un bon bol d’air. Th. Guillemot (1) L’entreprise Sechet est membre de l’ARETAR (Association Régionale des Entrepreneurs de Travaux Agricoles et Ruraux) qu’anime Alain Hierle BP 14 - 50 600 St-Hilaire du Harcouët(Tél. 02 33 79 33 72 - Fax. 02 33 79 33 77). SECHET Sarl : u ne entreprise familiale Michel et Samuel (les frères), Franck et Gérard (les neveux). L’entreprise Sechet, c’est une affaire familiale depuis plusieurs générations. Elle rayonne autour de St-Denis-sur-Sarthon (près d’Alençon) dans un rayon de 30 km. Soit l’Orne sud mais aussi une partie de la Sarthe et de la Mayenne. Avec ses 4 employés (soit 8 personnes au total à temps plein), elle assure de plus en plus de chantiers complets. Pour le compte d’éleveurs, bien sûr, qui veulent se libérer du temps pour un meilleur suivi du troupeau. Cependant, il est à noter que les purs céréaliers font de plus en plus appel aux ETA. S’ils se conservent les travaux de traitements, l’investissement par exemple pour remplacer une moissonneuse-batteuse à bout de souffle fait souvent débat. Et à ceux qui ont préféré investir dans un outil de stockage des céréales, l’année 2006 avec des cours du blé à la hausse leur donne raison. Cette tendance oblige les ETA à avoir du matériel de plus en plus gros et de plus en plus performant. "Du matériel qui augmente de 4 à 5 % tous les ans" constate Michel Sechet. Si on y ajoute l’envolée du prix des carburants, et même si elle n’est pas répercutée à 100 %, une hausse des tarifs des prestations des ETA est inévitable. Reste qu’une bonne organisation des chantiers au niveau des exploitations permet aux entrepreneurs un précieux gain de temps. Et le temps,c’est de l’argent !
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Une 1re rencontre de femmes agricultrices a eu lieu mardi 16 juin 2026 à Vire, dans le Calvados, à l'initiative de la FDSEA 14.
Être agricultrice en 2026, c'est être partout à la fois
La section des agricultrices du Calvados (FDSEA) a organisé son 1er événement "Viens me raconter ça au déjeuner", mardi 16 …
Dans cet épisode de canicule, les agriculteurs doivent "jouer la prudence sur tout le territoire normand, pour préserver les hommes, le matériel et éviter des départs de feu incontrôlables" lors des moissons, souligne Sylvain Delye, président de la FDSEA de l'Orne.
Canicule 2026 : les moissons entravées par des interdictions dans certains départements normands
Les premières interdictions de travaux dans les champs sont tombés en ce début de semaine à cause du risque d'incendie au cours…
Mardi 30 juin, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un champ de Val-au-Perche. Le préjudice sur les cultures est estimé à plusieurs milliers d'euros.
La moissonneuse prend feu et 7 ha partent en fumée : dans l'Orne, c'est l'heure de l'expertise
Mardi 30 juin 2026, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un…
La passion de l'élevage partagée en famille chez les Debons, notamment quand le prix de l'élevage récompense leur travail, ici à Vire le 13 juin 2026.
Blonde d'Aquitaine : Stéphane Debons se prépare au concours à Saint-Hilaire-du-Harcouët
Stéphane Debons, éleveur installé avec son frère David à Noron-l'Abbaye (région de Falaise), devrait emmener cinq ou six animaux…
La canicule de juin a marqué les esprits mais son impact sur le rendement est resté limité.
Colza en Normandie : cinq faits marquants sur la campagne 2025-2026
La campagne 2025-2026 illustre toute la capacité du colza à compenser les aléas lorsqu'il conserve un bon fonctionnement…
Les ventes PMS se déroulent en dehors du territoire normand.
Journées PMS 2026 : la relève normande donne rendez-vous à Frossay
Grand rendez-vous de la génétique normande, les Journées PMS se dérouleront les 1er et 2 juillet 2026 au GAEC des Sept-Lieux, à…
Publicité