Aller au contenu principal

Protéagineux
Des gains génétiques et du renouvellement variétal en pois

“Se refaire un avis objectif sur le pois, la féverole et le lupin”.

Observés également sur le blé mais plus particulièrement sur les cultures de printemps, les gains génétiques ont souvent été occultés par les conditions climatiques de ces dernières années. Cependant les programmes de sélection en protéagineux sont actifs et permettent d’inscrire une dizaine de variétés de pois chaque année. Gains de rendement, meilleure tenue de tige, les nouvelles inscriptions apportent toujours des améliorations génétiques par rapport aux témoins, Lumina et Hardy ces dernières années.
Pois de printemps : de bons compromis entre rendement et tenue de tige
Au cours des quinze dernières années, les programmes de création variétale engagés par une dizaine de sélectionneurs ont porté sur deux critères majeurs : le rendement et la résistance à la verse. Des gains de rendement jusqu’à 7-8 % sont ainsi enregistrés depuis Athos, variété dominante au début des années 2000 (Graphique 1). Parallèlement, la hauteur à la récolte a quasiment doublée pour les variétés les plus hautes.
Selon leurs priorités, les producteurs peuvent ainsi privilégier la hauteur à la récolte, le rendement, ou un compromis entre les deux. Les règles d’inscription garantissent aux variétés proposées l’accès à tous les débouchés du pois protéagineux que ce soit l’alimentation humaine, animale mais également les nouveaux débouchés industriels.
Rappelons enfin que le pois de printemps offre de très bons potentiels de production en terres profondes ainsi que dans les systèmes irrigués.

Pois d’hiver : de nouvelles inscriptions, de nouvelles perspectives
Avancer la période de floraison reste une stratégie payante dans les régions soumises à des stress de fin de cycle. Dans le Sud-Ouest, l’avancement des semis du pois de printemps en décembre permet d’assurer un rendement supérieur et plus régulier.
Les inscriptions récentes de variétés de pois d’hiver ouvrent aussi de nouvelles perspectives. Ces variétés présentent un niveau de résistance au froid élevé en les semant aux dates recommandées, de début à fin novembre en fonction des régions. La hauteur à la récolte progresse avec tout particulièrement la variété Enduro inscrite en 2007 qui aurait pu minimiser les problèmes de récolte exceptionnels observés l’été dernier du fait d’une longue période de pluie inhabituelle. C’est surtout le potentiel et la régularité de rendement qui ont été nettement améliorés. Ainsi, la variété Isard inscrite en 2005, apporte des gains de rendement de plus de 10% par rapport à Cheyenne, variété dominante aux débuts des années 2000 (Graphique 2). La culture du pois d’hiver peut valoriser les terres moyennement profondes et se développer dans les régions aux fins de cycle stressants.

SOURCE : UNIP
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Le méteil implanté cet automne pourra être récolté en ensilage en mai.
Sécheresse : miser sur les prairies sous couvert
Alors que les fourrages manquent, le semis de prairie sous couvert de méteil est encore possible. Mais il la remise des bêtes au…
Saganne de l'EARL Allix (Carantilly), s'est imposée dans le final du concours départemental à Lessay, le 12 septembre.
[EN IMAGES] Concours Normandes : Saganna dans les pas d'Hamada
Une nouvelle fois, l'EARL Allix de Carantilly inscrit son nom dans le palmarès du concours départemental de Lessay, le 12…
"Il faut s'adapter aux aléas climatiques", clame Samuel Courvallet, exploitant et maire de la commune de Pierrefitte-en-Cinglais. Il a engagé un projet de retenue collinaire, mais le stockage des eaux hivernales divise en local.
"Je trouvais utile de récupérer cette eau, plutôt qu'elle aille à la mer" : dans le Calvados, il crée une retenue collinaire
En Suisse Normande, à Pierrefitte-en-Cinglais, Samuel Courvallet aménage une retenue d'eau collinaire. L'arboriculteur voit dans…
La série 7 du robot Agbot (marque AgXeed) peut être équipée d'un outil allant jusqu'à 18 m avec ses 230 ch. L'autonomie court jusqu'à 24 heures.
La Cuma de Sassy teste le robot AgBot
La Fédération des Cuma Normandie Ouest, en partenariat avec la Cuma de Sassy, a proposé une démonstration du robot autonome…
Le Gaec du gard de Breuville s'impose à Lessay en remportant le titre de grande championne et le duo d'élevage.
Concours de race Jersiaise : ce Gaec du Cotentin triomphe à Lessay et au Space
En race Jersiaise, il y avait neuf animaux en compétition à Lessay le 11 septembre, et 19 vaches le 17 septembre au Space à…
Dans l'Orne, en 2024, la Ferme des chèvres brasseuses a inauguré son investissement de 600 000 euros pour changer d'échelle.
Les bières locales dans le creux de la vague en Normandie
Au Fêno, parmi les nouveautés, un bar à bières rassemblera 17 brasseries artisanales de Normandie. La filière ne connait plus la…
Publicité