Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Des particules de paille pour éviter les poussières

A L’Aulne près de Lessay (50), Stéphane et Emmanuel Giard viennent d’investir dans une pailleuse automatique pour pailler le bâtiment qui accueille leurs 160 vaches laitières. Propreté, gain de temps, ils énumèrent les avantages qu’ils en retirent.

Emmanuel et Stéphane Giard affichent un large sourire. La pailleuse automatique qu’ils nous montrent aujourd’hui a été installée dans leur bâtiment de 160 vaches laitières l’automne dernier. Avec les rayons du soleil matinal, les morceaux de paille qui s’écoulent des tuyaux du plafond ressemblent une poussière dorée. Etonnamment, les bêtes ne sont pas troublées par cette pluie qui tombe sur elles avec régularité.
C’est à l’extérieur du bâtiment que sont installés le plateau de stockage et le démêleur. Deux vis latérales dénouent la paille ; la vis centrale l’approche vers le broyeur qui l’aspire. A l’intérieur, une grille la défibre. La matière est propulsée dans des unités de transfert sur lesquelles un aspirateur est greffé et qui absorbe toute la poussière. « Tout ce qui fait moins de 15 microns, explique le vendeur, Hervé Tanguy, des établissements Tardif-Vassal, on l’enlève. » Les éleveurs ont installé deux circuits de distribution face à face dans leur bâtiment : un sur les logettes, l’autre sur les aires paillées. Un répartiteur a été monté pour bien étaler la paille au niveau des cases.

Gain de temps
Les frères Giard rechargent la table de stockage tous les deux ou trois jours. Globalement, le système leur apporte un gain de temps non négligeable. « Avant d’avoir la machine, explique Stéphane, on paillait à la main chaque soir pendant 30 minutes, plus 1h chaque semaine pour apporter la paille dans le bâtiment entre les deux rangées de logettes. » Désormais, ils allument le circuit au moment de la traite qu’ils effectuent à deux : « ça permet d’économiser une personne sur ce poste ». La machine est mise en route durant 25 minutes sur les logettes, deux fois par jour et 2h par jour sur les aires paillées.

Qualité de paille
« La paille est vraiment coupée finement, ajoute Stéphane, elle est donc plus absorbante. On voit vraiment la différence, même dans le fumier, mieux répartie, elle reste bien dans la logette par rapport à de la paille longue ». Dans le bâtiment, la poussière est moins présente. Hervé Tanguy estime que cela peut même éviter la maladie du poumon fermier. « C’est agréable pour tout le monde, même pour nous », résume Stéphane Giard. La qualité correspond en outre au projet de méthanisation de l’exploitation. « Bien coupée et défibrée plus finement, indique l’éleveur, la paille est plus vite dégradée dans le digesteur et c’est plus méthanogène ».

Une première normande
Le coût de l’installation est de 113 000€, financé à hauteur de 40 % dans le cadre d’un PCAE. Les deux frères se sont acquittés de l’installation des tuyaux et de la table de stockage. Ils sont les premiers normands à avoir acquis cette machine de la marque Shauer, d’origine autrichienne. « La Normandie représente un fort potentiel par sa production laitière, confirme Hervé Tanguy, même si je vends le système pour tout type d’élevage. » Une centaine de pailleuses, depuis qu’il en commercialise en 2014.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

ELISE HEBERT
« Si je n’essaie pas, je serai déçue »
Anxieuse, mais bosseuse, Élise Hébert, 22 ans, est salariée de l’entreprise de travaux agricoles Vandecandelaère, à Saint-Manvieu…
MARC BUON ET SA FILLE JULIE
Marc revit et fait sa rééducation en allant voir ses vaches
Agriculteur à Loucelles, ancien président de la FDSEA du Calvados et ancien vice-président de la Safer Normandie, Marc Buon est…
Une bouteille de cidre par semaine éloigne la crise et sauve le verger
Il suffirait que chaque foyer normand achète une bouteille de cidre par semaine pour sauver la filière cidricole malmenée par la…
John Deere : le premier 8R sur les routes du pays d’Auge
Les établissement Ruaux ont vendu et livré le premier tracteur John Deere 8R/370 en Normandie. Visite complète au champ.
Élodie et Baptiste Leclerc (50)
Témoignage d'Élodie et Baptiste Leclerc, éleveurs de veaux à Le Mesnilbus (50)
Élodie et Baptiste Leclerc élèvent des veaux à Le Mesnilbus (50) en intégration chez Denkavit. Âgés tous les deux de 31 ans, ils…
Agneau du Gaec Le vent des marais
Un nouvel abattoir en vue ?
Fin 2018, l’abattoir de Beuvillers fermait définitivement ses portes. Un abattoir de plus qui, en stoppant son activité, a eu…
Publicité