Aller au contenu principal

Les recherches se poursuivent à l'INRA
Des poulets résistants aux salmonelles

Un défi pour l’INRA, un espoir pour les producteurs. La génétique avance doucement mais sûrement.

La résistance des poules aux salmonelles pourrait être améliorée par sélection génétique
La résistance des poules aux salmonelles pourrait être améliorée par sélection génétique
© (© INRA /C. Slagmulder)
En France, plus de la moitié des Toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) sont dues à des salmonelles ; ce sont le plus souvent des produits d’origine avicole qui sont impliqués. L’éradication de cette bactérie pour assurer la sécurité alimentaire apparaît donc comme une priorité de la filière avicole, notamment dans la filière « ponte ». Afin de faciliter cette démarche, les chercheurs des centres INRA de Tours et Toulouse ont développé, en partenariat avec l’AFSSA, plusieurs approches pour sélectionner des poulets génétiquement résistants au portage de salmonelles. Les travaux actuels visent à montrer la faisabilité d’une telle amélioration génétique. Depuis 1940 Dans les élevages, détecter les poulets infectés par des salmonelles est à la fois coûteux et difficile. Si certains animaux peuvent mourir en cas d’infection sévère, d’autres sont qualifiés de “porteurs sains”, c’est à dire qu’ils hébergent des salmonelles pendant plusieurs semaines sans présenter les symptômes de la maladie. L’idée d’augmenter la résistance des animaux aux salmonelles date des années 1940 ; plus récemment, plusieurs gènes de résistance ont été identifiés. Mais la sélection d’animaux sur ce seul caractère pourrait augmenter la fréquence de porteurs sains et donc les risques de TIAC. Les chercheurs de l’INRA, associés à l’AFSSA, ont développé un programme visant à améliorer la résistance au portage en renforçant les mécanismes génétiques d’élimination des salmonelles. Résistance aux salmonelles génétiquement programmée Pour démontrer le rôle de la génétique, les chercheurs  ont d’abord étudié la résistance, vis-à-vis du portage, de plusieurs lignées de poules. Les larges différences observées suggéraient fortement un rôle de la génétique, hypothèse renforcée par la valeur de l’héritabilité des paramètres de résistance. Une expérience de sélection a ensuite été mise en place  dans un triple but : d’abord démontrer la faisabilité d’une amélioration génétique de la résistance, ensuite obtenir un matériel génétique original et utilisable en recherche, et enfin accumuler le matériel nécessaire aux tests de futurs marqueurs génétiques. Les résultats obtenus montrent que la sélection pour une meilleure résistance permet de réduire le pourcentage de contamination des poules pondeuses dans un rapport qui peut aller jusqu’à 1 sur 2. Chez les poussins, l’intensité de la contamination varie dans un rapport de 1 à 10. L’analyse de l’ensemble des données montre que plusieurs gènes sont impliqués dans des proportions variables selon le critère (résistance au portage ou à la maladie) et l’âge de l’animal. A la recherche des gènes de résistance En complément de cette expérience de sélection, les chercheurs ont entrepris la recherche des gènes impliqués dans la résistance, et ce, par trois approches complémentaires. Ils ont d’abord testé des gènes dits candidats, dont les homologues ont un effet dans une autre espèce. Cette approche a ensuite été élargie à une recherche systématique des chromosomes impliqués ; onze régions ont ainsi été identifiées pour leur effet sur la résistance. La troisième approche consiste à tester les niveaux d’expression de gènes potentiellement  impliqués dans la résistance. Dans un premier temps, des gènes intervenant dans la réponse immunitaire ont été testés. Les travaux ont révélé une réduction significative de l’expression de gènes codant pour certains éléments de la défense immunitaire comme les défensines, peptides impliqués dans la défense anti-microbienne. L’objectif des recherches est désormais d’élargir la gamme des gènes étudiés afin de mieux comprendre les mécanismes de résistance et d’identifier les populations cellulaires impliquées. (Sources INRA)
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

TUBERCULOSE BOVINE
Tuberculose bovine : quatre cas confirmés dans le Calvados
Le Groupement de défense sanitaire confirme, ce mardi 23 février 2021, la détection de quatre cas de tuberculose bovine. Plus de…
Un liniculteur utopiste
Depuis 2017, l’association Lin et Chanvre bio (LCBio) déploie des essais de chanvre en Normandie. Un des objectifs est de créer…
Graindorge, bâtiments de la future fromagerie
Graindorge mise sur le camembert AOP fermier et bio
La fromagerie Le Clos de Beaumoncel est en cours de finalisation à Camembert (61). Fruit d’un partenariat entre E. Graindorge et…
ETA GIFFARD - EPANDAGE
Terra Variant 585 cherche hectares où s’épandre
À l’automne, Denis Giffard, entrepreneur de travaux agricoles à Tournebu (14), a troqué l’une de ses arracheuses intégrales à…
ORNE - CERTIFICATION HVE
HVE : le label met un pied dans l’Orne
La Chambre d’agriculture de Normandie a invité les agriculteurs à s’informer sur le label HVE au cours de trois réunions dans l’…
Le GDS 14 élit son nouveau président
Lors de son assemblée générale, le Groupement départemental sanitaire du Calvados a renouvelé son bureau. Alain Legentil,…
Publicité