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Systèmes bovins viande
Des résultats en progression entre 2002 et 2006

Synthèse technique et économique : deux systèmes bovins viande normands passés à la loupe.

Dans le cadre du réseau d'élevage viande bovine de Basse-Normandie, le suivi d'un échantillon constant de 17 exploitations allaitantes montre une amélioration constante des performances techniques et économiques entre 2002 et 2006. L'amélioration de la productivité de la main d'œuvre, des performances animales et surtout de
la conjoncture ont permis d'atteindre un niveau D’EBE supérieur à 40 000 € par UMO.
Pour clore les suivis du réseau viande bovine bas-normand sur le contrat de plan 2000-2006, une synthèse pluriannuelle des suivis a fait l’objet d’une étude.
Celle-ci, menée conjointement par les ingénieurs viande des Chambres d'agriculture de Basse-Normandie et l'Institut de l'élevage, est basée sur un échantillon constant représentant les 2 systèmes allaitants les plus présents sur la région :
- le système naisseur herbager (9 exploitations) ;
- le système naisseur engraisseur de bœufs (8 exploitations)

Des structures de plus en plus grandes
Entre 2002 et 2006, les exploitations suivies se sont agrandies à un rythme régulier de 1 ha SAU et de 1 vache par an. En 2006, la taille moyenne des exploitations naisseur herbager est de 77 vaches allaitantes sur 121 hectares de SAU. Les exploitations naisseur engraisseur ont en moyenne 70 vaches allaitantes, 15 boeufs sortis par an et 126 hectares de SAU. La race Charolaise est fortement dominante dans cet échantillon. La surface fourragère, presque exclusivement consacrée à la prairie permanente, représente 95 % de la SAU. Pour les 2 systèmes étudiés le chargement est de l'ordre de 1,15 UGB/ha.
Par ailleurs, la main d’œuvre est restée constante à 1,7 UTH (Unité de Travail Humain). Elle est composée essentiellement d’une main d’œuvre familiale (90 % MO totale).
Les performances techniques observées sur cet échantillon sont comparables aux observations menées par ailleurs. Le taux de mortalité élevé et un taux de gestation moyen ont fortement pénalisé la productivité numérique (tableau 1).

Une conjoncture commerciale qui s’améliore
De 2003 à 2006, les cours du vif et de la viande ont connu une sensible augmentation. L’année 2006 correspond à la plus belle année commerciale avec une progression moyenne de 15 % par rapport à 2003 pour le marché de la viande et de 9 % pour le prix du broutard (tableau 2).

Une évolution favorable des EBE
Le produit brut de l’exploita-tion augmente régulièrement entre 2002 et 2006 : 22 % dans le système naisseur herbager et 29 % dans le système naisseur engraisseur. C’est en partie lié à la conjoncture commerciale de plus en plus favorable. Sur la même période, les charges
opérationnelles progressent de 10 % dans le système naisseur herbager et de 26 % dans le système naisseur engraisseur. En moyenne, la marge brute par
hectare de SFP s'établit à 767 € pour les naisseurs et 628 €
pour les naisseurs engraisseurs (graphiques 1 et 2).
Les charges de structures sont, elles aussi, en progression, au rythme de 3 % par an.
L’Excédent Brut d’Exploitation progresse donc significativement dans les 2 systèmes et l'efficacité économique est correcte. L'EBE sur produit est en moyenne de 40 %. A noter la forte dépendance aux primes dans ces systèmes. Elles représentent 37 % du produit brut en 2006 (tableau 3).
L’année 2006 restera comme une très bonne année. 2007, sera plus contrastée compte tenu des hausses du prix des matières
premières, de l'application du découplage et de la baisse du cours des broutards sur le
dernier trimestre.

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