Aller au contenu principal

Protéagineux
Des solutions pour sécuriser la récolte du pois

La récolte est souvent citée comme un point sensible et un frein au développement de la culture du pois. Or, le plus souvent, avec les variétés actuelles à bonne tenue de tige, la récolte du pois se passe bien. Elle peut même être rapide.

Certes, l’année 2007 a marqué les esprits car les conditions de récolte ont été particulièrement difficiles. Mais, y compris dans ces conditions exceptionnelles, des moyens
existent pour sécuriser la récolte sans risquer d’endommager les machines.

Niveler le sol, privilégier les bonnes tenues de tige et bien régler la machine

Une première précaution consiste à niveler le sol au moment du semis puis rappuyer les cailloux et mottes avec un rouleau. De plus, il est possible de privilégier les variétés aux meilleures tenues de tige (Hardy, Grégor, Rocket,…). En année normale, ces variétés mesurent entre 40 et 60 cm de haut à la récolte, ce qui évite tout risque de ramasser de la terre et des cailloux. Il peut alors être recommandé d’utiliser une barre de coupe avec des scies latérales pour éviter d’avoir des bourrages aux diviseurs. L’équipement de base pour récolter un pois un peu versé reste la barre de coupe classique équipée de releveurs tous les 3 doigts et d’une barre anti-cailloux. Enfin, comme pour toute culture, un bon réglage
de machine reste indispensable pour que la récolte se passe bien
(dessin ci-dessous).

Récolter à maturité du pois à 16 % d’humidité
La norme de commercialisation des pois est de 14 % d’humidité : c’est sur cette base qu’est calculé “le poids ramené aux normes”. Ce taux pouvant être atteint par simple ventilation, il est conseillé de récolter à maturité autour de 16 % d’humidité. La graine est alors plus résistante aux chocs mécaniques lors du battage et des manipulations : il y a donc moins de grains cassés ou splittés qui peuvent déclasser les lots pour certains débouchés. De plus, le pois devient plus sensible à la verse après maturité en cas de temps pluvieux : pouvoir avancer la date de récolte de 1 ou 2 jours n’est pas à négliger. Les producteurs de pois préconisent de donner la priorité à la récolte du pois lorsqu’il a atteint la maturité.
Un matériel adapté aux conditions extrêmes
Les conditions climatiques de l’été dernier ont été tout à fait exceptionnelles. En raison des pluies quasi continues de la mi-juin à fin juillet, la plupart des pois ont été récoltés à surmaturité et très versée. Dans ces conditions extrêmes, le pick-up spécial pois est un matériel mieux adapté. Cet équipement possède 6 peignes à doigts souples qui soulèvent la végétation et cassent les tiges au ras du sol. Un agriculteur de l’Eure a ainsi pu récolter, après plus d’un mois plaqué au sol sous la pluie, 44 q/ha de pois de bonne qualité.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Geoffrey Saint-Lô, pisciculteur et ambassadeur de la marque Bienvenue à la ferme, marquée portée par la Chambre d'agriculture dont Nadège Mahé en est l'élue référente.
Bienvenue à la ferme : pisciculteur, Geoffrey Saint-Lô devient ambassadeur
Depuis 1985, la famille Saint-Lô, basée à Saint-Sauveur-Lendelin, reçoit les visiteurs dans son exploitation piscicole où elle…
Mardi 30 juin, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un champ de Val-au-Perche. Le préjudice sur les cultures est estimé à plusieurs milliers d'euros.
La moissonneuse prend feu et 7 ha partent en fumée : dans l'Orne, c'est l'heure de l'expertise
Mardi 30 juin 2026, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un…
La passion de l'élevage partagée en famille chez les Debons, notamment quand le prix de l'élevage récompense leur travail, ici à Vire le 13 juin 2026.
Blonde d'Aquitaine : Stéphane Debons se prépare au concours à Saint-Hilaire-du-Harcouët
Stéphane Debons, éleveur installé avec son frère David à Noron-l'Abbaye (région de Falaise), devrait emmener cinq ou six animaux…
La canicule de juin a marqué les esprits mais son impact sur le rendement est resté limité.
Colza en Normandie : cinq faits marquants sur la campagne 2025-2026
La campagne 2025-2026 illustre toute la capacité du colza à compenser les aléas lorsqu'il conserve un bon fonctionnement…
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'année décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une enquête est en cours afin de déterminer les causes de l'accident. 
Un agriculteur ornais décède dans un accident de la route
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'années décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une…
[EXPERT] "Un maïs sans grain a une valeur pour l'alimentation animale"
Juin 2026 a été historiquement chaud. Quelles manifestations de la sécheresse sur le maïs ?
Publicité