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Société Civile Laitière
"Des soucis et des espérances"

Cette nouvelle approche de l’atelier “lait” permet une meilleure qualité de vie. Explications de deux earl qui viennent de mettre en commun leur structure.

Mmes Heslouis et Rochefort, “la vie de famille, cela compte aussi”.
Mmes Heslouis et Rochefort, “la vie de famille, cela compte aussi”.
© E.C.
“En fait, l’appellation exacte n’est pas SCL (Société Civile Laitière), mais Société Civile d’Élevage laitier (SCEL). Le sigle “SCL” étant déjà pris par le Contrôle Laitier de la Manche et ses services, ce qui posait un problème d’enregistrement pour les cartes vertes” indiquent en préambule Mme Heslouis et Nathalie Rochefort, ainsi que leurs maris, qui ont mis en commun, depuis le 1er avril dernier, “tout ce qui sert à produire du lait”. Une première ou presque dans le deuxième département laitier de France. Franchir le pas Ici, en plein pays Mortainais, deux Earl ont donc franchi le pas de la SCL. “Nous espérons gagner une meilleure qualité de vie avec cette nouvelle approche. Cela nous permet aussi de ne faire qu’une seule mise aux normes pour l’atelier laitier, donc une bonne diminution des investissements”. Autre point, l’installation future d’un des fils de Mme Heslouis, “plus la structure sera solide et compétitive, plus il aura de chance d’être éleveur”. Mais cette SCL n’est pas seulement un simple montage économique. “Nous sommes une Société Civile Laitière familiale, une forme juridique qui permet de maintenir l’entité du bien familial”. Répartition Le quota laitier des deux earl atteint 603 000 litres pour 4 associés. “Nous avons tout réparti en fonction de l’apport de chacun (270 000 l d’un côté, 340 000 de l’autre”. Les quatre associés ont d’emblée rédigé un réglement intérieur, “un week-end sur trois de congés et un week-end où l’on se partage le travail. L’un de nos objectifs, c’est aussi d’avoir du temps à consacrer à la famille. Afin de pouvoir régler des problèmes, le cas échéant, nous nous réunissons tous les lundi midi pour faire le point autour d’un repas”. Soucis administratifs Les associés avouent avoir essuyé les plâtres de la constitution d’une SCL. “nous avons eu quelques soucis administratifs...” Aujourd’hui la SCL rencontre d’autres difficultés, mais sur la production laitière. “Nous avons regroupé les deux troupeaux, nous avons une baisse de production due au changement de salle de traite (décrochage automatique et ration complète). Il faut que l’adaptation se fasse pour nous... mais aussi pour les animaux”.
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