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Formation
Des techniques “bio” transposables sur mon exploitation

Certaines techniques de l’agriculture biologique peuvent être mises à profit par tous les agriculteurs. C’est le cas, par exemple, du désherbage mécanique, de la conception des rotations des cultures, des associations céréales et protéagineux, des médecines alternatives, des associations d’espèces prairiales, de rations hivernales sans ou avec peu de tourteau de soja. Pour les découvrir, une formation de 2 jours, est proposée par les Chambres d’agriculture dans tous les départements normands. Profitez-en !

“ Ça m’intéresse, mais je ne suis pas prêt à passer en bio”. Vous êtes sensibles à la réduction d’emploi des produits phytosanitaires, et souhaitez vous impliquer dans la reconquête de la qualité de l’eau. Vous désirez augmenter votre autonomie et mieux connaître les techniques qui permettent de réduire les intrants (concentrés, médicaments, engrais, phytos …). Des exemples de fermes bio qui fonctionnent bien vous donnent envie d’approfondir, sans tout de suite faire le pas de la conversion : c’est pour vous que cette formation a été conçue !


Un aperçu complet des techniques et un témoignage d’agriculteur

Jour 1 : techniques d’élevage

- Repères sur les médecines alternatives (homéopathie, aromathérapie, phytothérapie).

- Alimentation : équilibrer une ration avec moins de maïs et moins de soja (et niveau laitier possible).

- Prairies : construire des mélanges multi espèces.

- Lutter contre les parasites sans vermifuge simplement en organisant son pâturage.- Méthode Obsalim : en quoi ça consiste ?


Jour 2 : techniques culturales

- Intérêt d’une rotation longue et diversifiée.

- Maîtriser le salissement sans herbicides (rotations, leviers techniques, matériel).

- Conduite technique des céréales et du maïs sans produits de synthèse.

- Associer céréales et protéagineux (pour une récolte soit en grain soit en ensilage).

Elevage : des rations hivernales sans soja

Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici une illustration du contenu de la première journée. Les éleveurs bio cultivent l’autonomie alimentaire avec pas ou peu d’achats de concentrés.La première raison est de limiter l’utilisation du correcteur azoté bio qui est rare et très cher, il dépasse les 800 €/t. La deuxième raison vient de l’incompatibilité entre la conduite du maïs en grandes soles et une rotation efficace, permettant d’en maîtriser le salissement. Enfin, l’herbe, plus facile à cultiver (pas de désherbage, pas de maladies…) présente des valeurs nutritives équilibrées, sans emploi de “correcteur”. Moins présent dans les rations hivernales, le maïs est remplacé par de l’herbe conservée. Le déséquilibre entre énergie et protéines de la ration est moins marqué, le besoin de correcteur azoté est moindre. Par contre, les rendements laitiers des vaches plafonnent à 25 kg de lait/jour. L’équilibre de la ration hivernale repose sur la qualité des récoltes d’herbe (stade jeune, prairies avec légumineuses, plutôt en ensilage). Une complémentation en énergie est généralement nécessaire, via, par exemple, des céréales de l’exploitation. Si le maïs est présent, il est distribué à raison de 4 à 6 kg MS/j, et selon la qualité de l’herbe dans le reste de la ration, il faudra éventuellement ajouter des concentrés apportant des protéines (graines de féverole ou de lupin).

Peu d’adventices sans herbicides

Au-delà de l’emploi de matériel de désherbage, en remplacement du “pulvé”, c’est la combinaison d’un ensemble de techniques qui permettra de ne plus utiliser d’herbicides.Tout d’abord, la place de la culture dans la rotation sera cruciale : sera-t-elle soumise à fort ou faible potentiel d’infestation ? Ensuite, le choix de périodes de semis plus tardives, par exemple en novembre pour les céréales, permettra de ralentir le développement des adventices et de limiter la germination des vulpins. Une préparation du sol visant à déstocker les graines d’adventices (déchaumages, faux-semis), et le choix d’espèces et densités permettant de couvrir rapidement le sol seront aussi des techniques à employer. Ensuite, si la culture n’est pas étouffante rapidement, interviendront les herses étrille, houes rotatives, et bineuses.

Rubrique bio des Chambres sur le web

Vous trouverez sur le site internet de votre Chambre d’agriculture, la rubrique “agriculture biologique” complète avec les règles de production, les aides, l’état des filières et des repères techniques et économiques.

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