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Stéphane Le Foll dans la Manche
Donner des perspectives aux agriculteurs

Lors de la venue de Stéphane Le Foll dans la Manche, le 24 janvier dernier, une délégation de la FDSEA, des JA et de la Chambre d’Agriculture a participé à une table ronde avec le ministre. Retour sur les principaux sujets abordés avec le ministre.

© EC

Sébastien Amand président de la FDSEA
PAC et directive nitrates : le ministre doit agir
Les échéances à venir auront un impact majeur sur l’agriculture départementale. Nous souhaitions sensibiliser le ministre sur les incohérences entre le besoin de performance économique et les évolutions décidées en matière de PAC (faible reconnaissance des actifs, suppression de la PHAE…) et de directive nitrates (contraintes d’exploitation et capacités de stockage…). Le ministre nous oriente clairement sur un deuxième pilier annoncé comme plus que doublé pour la région. Pourquoi pas ? A condition que, comme on nous l’a promis, la MAE remplaçant la PHAE soit effectivement plus simple, que les surfaces en herbe ne soient pas sanctuarisées et qu’un plan de modernisation digne de ce nom accompagne l’élevage. Le carcan réglementaire doit être allégé et le revenu des agriculteurs au centre des préoccupations, il y a urgence.
Jean-François Bouillon président de Jeunes Agriculteurs
Le parcours à l’installation doit être simple et attractif
Le caractère de plus en plus administratif du parcours à
l’installation avec des contrôle à tout va durant les six premières années est totalement contre-productif. La nécessité de se faire accompagner sur le formalisme a et aura un coût non négligeable pour les JA. Le moindre changement dans le projet, même
anodin, est sanctionné par
l’obligation de réaliser un avenant. Nous avons demandé au ministre de les supprimer ainsi que les suivis annuels pour se concentrer sur le respect du revenu.
Pascal Férey, président de la chambre d’agriculture
Recentrer la loi d’avenir
Si on ne peut que participer à la lutte contre l’antibiorésistance sur des produits utilisés en santé humaine, on ne peut pas non plus accepter n’importe quoi. En affichant un objectif de réduction  de 25 % des usages sur les antibiotiques dits critiques dans la loi d’avenir, le ministre nie la réalité du vivant. C’est exactement la même chose pour la
suppression totale de ces produits dans les plans sanitaires
d’élevage. Dans un tout autre domaine, il nous semblait important de demander une amélioration du projet de loi pour obtenir un véritable contrôle des structures sur les prises de
participation dans des sociétés agricoles qui sont devenues aujourd’hui un moyen de contournement régulièrement utilisé. Nous avons également réagi à plusieurs autres dispositions du projet de loi d’avenir : transparence des GAEC, surface minimale d’activité qui déterminera le statut agricole, élargissement du bail environnemental… Nous avons surtout dénoncé le manque de réponse aux questions de fond sur le revenu agricole, la répartition de la valeur ajoutée ou encore la simplification administrative.

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