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Dorothée Le Brun, productrice de sapins de Noël par conviction

Mercredi 18 novembre, le décret autorisant la vente de sapins de Noël est paru au journal officiel. Depuis vendredi 20 novembre, les établissements peuvent commercialiser les sapins à l’extérieur, en livraison ou en retrait de commande. Dans la Manche, Dorothée Le Brun, productrice, est soulagée.

Productrice sapins noël
La productrice travaille majoritairement seule. Un ouvrier vient deux samedis par mois. Pendant la saison, du 15 novembre au 15 décembre, elle embauche trois à quatre personnes. DR
© DR

« L’arrêté est tombé. C’est bon, on va pouvoir travailler normalement », souffle Dorothée Le Brun, productrice de sapins de Noël, à Saint-Martin-de-Cenilly (50). C’est officiel, la vente est autorisée depuis vendredi 20 novembre dans les lieux habituels (jardinerie, magasins de bricolage, grandes surfaces). Les établissements ne recevant pas de public peuvent eux aussi commercialiser les arbres de Noël en extérieur, en livraison ou en click & collect.

Pourra ou pourra pas ?

L’exploitante s’est installée en 2007. Elle a repris la ferme familiale qui, avant les conifères, produisait des plantes de haies en containers. « Mon père a commencé la production de sapins de Noël dans les années 1990. Jusqu’à arrêter les haies. On a créé l’EARL Normandie Sapin. On plante 12 ha. J’ai toujours voulu travailler en extérieur, être libre dans mon entreprise ». Dorothée Le Brun vend les deux tiers des sapins aux jardineries, un peu dans les pépinières et aux particuliers. « Il y a quelques années, une personne, puis deux puis trois sont venues m’acheter des sapins, coupés dans le champ. Ça m’a plu de rencontrer les clients, leurs enfants et de voir chez qui part le sapin. Alors, je me suis dit, allons-y gaiement ! » s’amuse celle qui s’est « lancée sérieusement dans la vente directe il y a deux ou trois ans ». Depuis que l’arrêté officiel est tombé, elle est contente de savoir ce qu’elle a le droit de faire : « je ne savais pas si j’étais autorisée à vendre un sapin en direct car je ne suis pas un établissement recevant du public. Et je n’ai pas de secrétaire, je ne me voyais pas faire du click & collect. Maintenant, je sais que c’est OK ».

Parents d’élèves

Dorothée Le Brun compte aussi sur la vente de sapins via les associations de parents d’élèves. « J’ai travaillé avec ma première APE il y a au moins huit ans. Un responsable de l’asso est venu me voir, il voulait des sapins pour son école. Je lui ai donné mes tarifs, il m’a fait passer les commandes. » Maintenant, Dorothée Le Brun deale avec une vingtaine d’associations. « J’assure la livraison à partir de 80 sapins commandés. » Cette année, avec la crise sanitaire de la Covid-19, certaines assos de parents d’élèves ont décidé de ne pas passer commande. D’autres oui. « C’est une des seules choses qu’elles peuvent encore organiser. »

Profession : productrice

Dorothée Le Brun a misé sur le sapin Nordmann Ambrolauri, pour « sa forme, sa qualité et par conviction ». Les interventions sont nombreuses, « dès la plantation. Mais tout est mécanique pour le désherbage et l’émondage basal. Les deux tailles annuelles et autres tuteurages sont des interventions manuelles. J’ai cinq moutons Shropshire qui désherbent. Un producteur voisin vient avec ses clôtures et ses brebis. Je ne suis pas très loin du bio, mais les sapins poussent moins vite », explique celle qui se décrit, sourire en coin, comme « une passionnée plus qu’une gestionnaire ». Depuis quelques années, Dorothée Le Brun compose avec le réchauffement climatique et les saints de glace. « Il fait chaud plus tôt dans l’année, les sapins débourrent, les petites feuilles fragiles et tendres sortent. Le gel de printemps est un drame. Il n’y a rien à faire. Il faudrait une variété qui débourre plus tard… » En attendant, elle se concentre sur la fin de la saison. « Je réalise tout mon chiffre d’affaires entre le 15 novembre et le 15 décembre. Après j’arrête et je reprends mon métier. Ma profession, c’est productrice. »

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