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Du laboratoire aux champs, il n’y a qu’un pas

Nathalie Bidault est installée avec son mari, Armand, à Courgeon (61) depuis 2015. Son arrivée sur l’exploitation s’est accompagnée de la création d’une activité : un atelier volaille en label rouge.

Armand et Nathalie Bidault sont installés à Courgeon (61). L’arrivée de Nathalie sur l’exploitation s’est accompagnée de la création d’un atelier volailles en label rouge. Son mari s’occupe de l’élevage allaitant. L’exploitation ne compte plus de cultures et est passée en 100 % herbe.
Armand et Nathalie Bidault sont installés à Courgeon (61). L’arrivée de Nathalie sur l’exploitation s’est accompagnée de la création d’un atelier volailles en label rouge. Son mari s’occupe de l’élevage allaitant. L’exploitation ne compte plus de cultures et est passée en 100 % herbe.
© ED

Armand Bidault est installé sur la ferme familiale à Courgeon (61), en élevage allaitant, depuis 1999. Sa femme, Nathalie, souhaitait le rejoindre sur l’exploitation. « La crise de la vache folle a débuté l’année d’après. C’était très difficile et nous ne pouvions pas prélever deux salaires », se rappelle l’exploitant. Nathalie Bidault part travailler à l’extérieur. « J’ai exercé pendant quinze ans en tant que technicienne chimiste pour l’industrie automobile », explique-t-elle.  En 2014, une opportunité se présente. « Des amis, éleveurs de volailles, nous ont indiqué que des contrats se libéraient dans la filière. Nous avons été séduits par le projet », reprend Nathalie Bidault. Elever des poulets oui, mais en label rouge. « Nous ne pouvions pas fonctionner en standard puisque les bovins sont produits en label », complète Armand Bidault.

370 000 euros d’investissement
Après une formation BPREA (Brevet professionnel responsable d’exploitation agricole) au lycée agricole de Sées, Nathalie Bidault rejoint l’exploitation le 1er janvier 2015. Deux bâtiments de 400 m2 sont créés, accueillant chacun 4 400 animaux, pour une somme de 170 000..« En label rouge, la règle de densité est de 11 volailles/m2 en bâtiment. Elles ont également un parcours extérieur d’environ un hectare par bâtiment », détaille Benoît Hue, technicien Sanders. Les animaux sortent à partir de six semaines. « Je leur ouvre à 9h et je les rentre à la tombée de la nuit », décrit l’exploitante. L’affaire marche bien. En 2018, le couple décide de construire deux nouveaux bâtiments.
Pas pour des poulets cette fois, mais des pintades. « Cette production est plus rentable. Un lot de pintade nous rapporte  24 000 €, contre 16 000 € pour les poulets par bande. Il faut déduire ensuite les 15 000 € d’emprunts pour les deux bâtiments chaque année ainsi que l’aliment, 22 000 €/ bande pour deux bâtiments, et l’achat des poussins soit 6 500€/bande et pour deux bâtiments.», confie Nathalie Bidault.
Le couple réalise 3 bandes par an et par bâtiment. Les poulets sont abattus à 84 jours et les pintades autour de 100 jours.


De bons éleveurs
Nathalie Bidault apprécie son nouveau métier autant que ses volailles. « J’adore être agricultrice. Plus de patron, peu de contraintes et un cadre de travail idéal. J’aime être au contact de mes animaux et prendre du temps pour les observer. Ils sont très attachants », admet-elle, même si elle déplore les propos de certaines associations anti-viande. « Nous ne voyons pas nos bêtes comme des billets de banque. Nous faisons au mieux pour qu’elles soient élevées dans de bonnes conditions », conclut l’exploitante.

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