Aller au contenu principal

Correspondant
e-diversific@tion pour e-form@tion !

Certains se diversifient sur leur exploitation agricole, avec une vente directe. Pascale Buffet et Géraldine Gautier, agricultrices, ont choisi d’aller voir ailleurs ! Les deux femmes initient leurs voisins exploitants aux logiciels Isagri.

Deux femmes, deux exploitations agricoles, deux caractères, deux parcours, mais une activité commune. Pascale Buffet et Géraldine Gautier sont correspondantes pour Isagri, “le microsoft de l’agriculture”. La première apparaît volubile, la seconde semble plus discrète. Mais, les deux femmes sont pédagogues et disponibles : deux critères importants pour initier les agriculteurs. Un voisin achète un logiciel, elles sont contactées pour le former.
Géraldine Gautier, installée à Saint-Paul (61), a intégré Isagri depuis 10 ans. À l’époque, son mari venait de s’installer. “Je suis allée voir l’entreprise au salon de l’agriculture. Quand, j’ai passé mon BTS agricole, on utilisait déjà ces logiciels. Je me souvenais de ce fonctionnement avec les correspondants. On s’est rencontrés et l’on s’est mutuellement recrutés”. C’est le début d’une longue relation, mais pas de mariage prononcé ! Le statut de correspondant laisse une importante liberté d’organisation à l’agricultrice. “C’est une prestation de service qui rentre dans le chiffre d’affaires de notre exploitation. Ce système me permet également de m’organiser selon mes disponibilités”. Les formations sont donc calées entre les traites.

Liberté d’organisation
L’argument a également séduit Pascale Buffet, installée sur une exploitation céréalière avec son mari à Bretteville-sur-Dives (14). Cette dernière gère son temps entre la comptabilité de sa ferme, ses prestations Isagri et ses enfants. “Je suis formatrice depuis 2005. Pour l’instant, je suis toujours parvenue à me libérer pendant les vacances scolaires. Je consacre le mercredi à mes enfants. Comparée à d’autres diversifications, cela me convient. Je travaille un peu comme je le désire. J’organise mon planning”. Les travaux agricoles rythment aussi la vie des correspondants. Rares sont les rendez-vous programmés pendant la moisson et l’ensilage.
Pascale Buffet a rejoint son mari sur la ferme en 2004, après une carrière de technicienne de laboratoire. Son expérience de l’informatique se résumait à la comptabilité de l’exploitation. Sa connaissance des logiciels correspond à ses affinités. Elle préfère les cultures. Elle a donc choisi de former sur Isamarge ou Agrimap. “Notre rôle est assez simple. On installe le logiciel et l’on explique le fonctionnement. Nous ne sommes pas là pour résoudre les problèmes de micro-informatique. Je ne suis pas informaticienne”. Le constat s’avère identique pour Géraldine Gautier. “Nous poursuivons un objectif : la personne doit être autonome sur le logiciel après notre passage".Tous comptes faits !
L’agricultrice maîtrise trois logiciels. Elle travaille à mi-temps sur l’exploitation. L’autre moitié de son activité est consacrée à Isagri. “Je travaillais dans la grande distribution. Je n’aurais pas réussi à rester sur mon exploitation. J’ai besoin de sortir”. Le contact  est facile. C’est un dialogue d’agriculteur à agriculteur. “Les échanges me plaisent. On voit d’autres méthodes, d’autres gestions de troupeaux. Les problèmes sont communs. Par exemple : le plan prévisionnel de fumure, on fait le même à la maison”, souligne Géraldine Gautier.
Les deux agricultrices y trouvent donc leur compte… “Pour travailler 2 fois 3 heures, un correspondant gagnera en moyenne 250 euros”, indique-t-on du côté d’Isagri. L’agriculteur doit cependant investir dans les logiciels. “La première année, j’ai amorti mes dépenses. Je travaille 85 demi journées par an. Désormais, cette activité me rapporte environ 850 euros par mois en moyenne”. Selon Isagri, une personne, qui consacre deux jours par semaine, gagnera donc 20 000 euros par an. Cependant, le correspondant devra déduire certains frais. Ses réunions à Caen ou à Beauvais et ses déplacements pour ses prestations restent à sa charge. Des indemnités kilométriques ne sont versées qu’à partir du 120e kilomètre. Néanmoins, tout roule pour Pascale Buffet et Géraldine Gautier. “Il faut parfois s’armer de patience. Mais, on a souvent de bonnes surprises. Le correspondant doit surtout être disponible et polyvalent”. Un clic de calme et de la «dispovalence» en mémoire, telle semble la bonne partition du correspondant Isagri.

V. Motin

L’aventure vous tente

 Pour devenir agriculteur correspondant, il faut  :
- travailler sur un logiciel ISAGRI ou prévoir d'être équipé prochainement ;
- être convaincu du bénéfice de l'informatique dans l'aide à la gestion de son exploitation, sans pour autant être informaticien ;
- être assez pédagogue ;
- être en phase avec l'agri-culture locale.

 Pour adresser sa candidature, un agriculteur peut se renseigner sur le site www.isagri.fr, appeler au 03 44 06 40 01 et/ou envoyer un mail à : isagri@isagri.fr

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Marie Lecardonnel n'a pas pu se séparer d'un morceau d'obus conservé dans une boîte recouverte de l'inscription "morceaux de bombe ou d'obus ramassé dans la cour par Clermont Lecardonnel".
[EN PHOTOS] A 101 ans, Marie Lecardonnel reste un témoin précieux
A 101 ans, Marie Gires Lecardonnel, retraitée du monde agricole à La Chapelle-Enjuger, a mis sur papier ses récits authentiques d…
Béatrice Caplet et Thierry Bizeul : "ce Bachelor agro permet d'acquérir diverses compétences relatives au management d'une exploitation agricole dans un contexte de transition. Il permet de développer ses compétences en stratégie d'entreprise et de pilotage de projet, de se préparer à accompagner et seconder des exploitants dans leur fonction de dirigeant".
Au Campus du lycée de Sées : un Bachelor agro à la rentrée
Un Bachelor agro (Entreprendre, Accompagner et Manager en agriculture) ouvre à la rentrée prochaine au Campus Terre et Avenir du…
"Je ne suis pas de ceux qui pensent tout connaître", remarque David Clavière, mardi 18 mai, à l'occasion d'une conférence de presse. Le nouveau préfet souhaite "trouver des moyens d'avancer avec du bon sens et du pragmatisme, en étant simple, transparent et direct".
David Clavière, nouveau préfet "de terrain et de proximité" dans le Calvados
David Clavière, 52 ans, est le nouveau préfet du Calvados. Il succède à Stéphane Bredin et il a pris ses fonctions le 18 mai…
Le Syndicat Charolais du Calvados organise sa troisième édition des portes ouvertes.
Le grand retour des portes ouvertes du syndicat Charolais du Calvados
Le Syndicat Charolais du Calvados organise sa troisième édition des portes ouvertes. Les rencontres ont lieu cette fois-ci sur…
La remise de La Croix de commandeur dans l'ordre du mérite agricole à Gilles Beaufils s'est faite en mairie de Moyon, mairie qu'il a côtoyée pendant plusieurs décennies.
Promu commandeur dans l'ordre du Mérite Agricole, Gilles Beaufils reste humble
À 84 ans, Gilles Beaufils, ancien maire de Moyon pendant 30 ans, a reçu des mains du député Philippe Gosselin, parrain pour l'…
Grégory Bariller, élu président de la commission environnement le 8 avril dernier, par les membres du conseil d'administration de la FDSEA 61.
Grégory Bariller représente la commission environnement
Mercredi 8 avril, la FDSEA 61 a élu son nouveau conseil d'administration pour une durée de trois ans. Grégory Bariller, 40…
Publicité