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Eau : à court de dialogue

Les élus de la Chambre d’agriculture s’opposent à la révision du SDAGE ainsi qu’au volume prélevable et à la proposition de Zone de Répartition Des Eaux (ZRE). Ils soulignent leur désaccord à travers deux délibérations.

© VM

Le SDAGE Seine-Normandie se donne l’objectif d’agir sur les algues vertes. Le but : réduire de 30 % les flux d’azote à la mer. Un chiffre contesté par la Chambre d’agriculture du Calvados. “L’objectif n’est pas étayé. L’identification des bassins contributeurs s’est faite sans concertation ni transparence. De plus, la mise en œuvre envisagée paraît peu réalisable. Elle prévoit une maîtrise des transferts d’azote par voie contractuelle alors que le programme de mesure agroenvironnementale en cours de mise en place comporte peu de mesures concernant l’azote”.

Manque d’écoute
de l’Agence de l’Eau
Plus généralement, les représentants des agriculteurs du Calvados regrettent “le manque d’écoute de l’Agence de l’Eau”. Ils estiment également que “l’envoi tardif des documents de travail ne relève pas d’une volonté de concertation”. La Chambre exige donc que le SDAGE fasse l’objet d’une analyse juridique avant d’être soumis au vote du comité de bassin.

Eau : définition du volume prélevable
Concernant les volumes prélevables sur les eaux dites du bajo-bathonien et du bassin versant de la Dives, la Chambre conteste le périmètre de la ZRE. Les Zones de Répartition des Eaux sont définies en application de l'article R211-71 du code de l'environnement, comme des "zones présentant une insuffisance, autre qu'exceptionnelle, des ressources par rapport aux besoins". L’année 2010 a été prise en référence pour définir des zones en fortes tensions. Cette période ne serait pas représentative à cause de son printemps sec. Le volume d’eau prélevé pour l’irrigation était deux fois plus élevé en 2010 qu’en 2012.
De plus, les volumes nécessaires pour l’irrigation et l’élevage sont également contestés. Le calcul des besoins d’un élevage est établi à partir d’une étude canadienne. Les différences climatiques et le nettoyage des installations ne sont pas intégrés. En outre, les relevés, effectués par la Chambre d’agriculture auprès des irrigants, sont plus élevés que ceux de l’étude. Ces derniers risquent pourtant de servir de référence.
Derrière ces projets se dessine un frein au développement agricole. “Les agriculteurs ont un quota et ne pourront pas se développer”, regrette Mathilde Vermès.

Frein au développement
Des propos complétés par Michel Legrand : “c’est dommage de laisser aller la piste légumière”. Dans sa délibération, la Chambre d’agriculture demande donc que “le volume prélevable destiné à l’agriculture intègre les besoins en eau des filières en cours de développement sur les secteurs concernés par la ZRE. (…) La limitation des ressources en eau mettrait en péril le développement de ces filières locales et entraînerait une délocalisation des projets”.

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