Aller au contenu principal

Elevage : un assistant qui a de la gueule

Eleveur à Proussy, Denis Pitel utilise un chien de troupeau depuis son installation, il y a 25 ans. Son expérience, il la transmet désormais à ses confrères. L'agriculteur est devenu formateur et tire sa conviction de son expérience. Ses conseils vont du choix du chiot jusqu'au dressage.

© VM

Quatre pattes et une belle gueule. Si le chien est
le meilleur ami de l'homme, il peut aussi être un très bon outil pour l'agriculteur. Denis Pitel en est convaincu depuis 25 ans. L'éleveur tente aujourd'hui de transmettre son savoir-faire. « Je valide actuellement mon agrément pour être formateur de chien de troupeau. Ma démarche est validée par l'institut de l'élevage. L'objectif est de former des éleveurs sur les trois départements bas-normands », explique Denis Pitel.

Sur bovin, il travaille plus
L'agriculteur s'appuie sur sa propre expérience. Avant de s'installer, il a travaillé dans différentes fermes. Il y a découvert le border-collie. « J'y ai compris que le chien était indispensable. Sur mon exploitation, je l'ai utilisé sur bovins et aujourd'hui sur ovins. C'est devenu une passion, dans la continuité de mon métier d'éleveur. Je fais aussi des concours de chien de troupeau. Sur bovins, la compétition est plus intéressante. Car un bon chien travaille plus que sur les moutons. Les épreuves se rapprochent du quotidien avec un passage en contention, une montée en bétaillère ou un déplacement sur un chemin ».

Pour avoir un bon chien
Disposer d'un chien efficace nécessite un investissement. « Il faut de bonnes bases. Un border sans travail, ça ne vaut rien ! », souligne Denis Pitel. Mais à la base, tous les chiens ne se valent pas. Conseil numéro 1 de l'éleveur-formateur : voir les parents du chiot travailler avant d'acheter. L'idéal est donc de l'acquérir chez un agriculteur. Un border-collie, race la plus répandue au travail, coûte en moyenne entre 4 et 500 euros. « Ensuite pour choisir son animal au sein de la portée, c'est une question d'instinct, de coup de coeur ».
L'éducation débute à 2 mois
De retour sur la ferme, le chiot prendra place au sein d'un chenil. Le but : le mettre en sécurité et lui permettre de garder toute son énergie pour travailler. D'instinct, il court après tout ce qui bouge.
L'éducation du chien débute à deux mois. « Un chien n'a qu'un maitre. Ce dernier doit l 'éduquer et être le seul à lui donner à manger ». Le dressage débute avec le rappel au pied et la marche en laisse pour lui apprendre le «stop». Adulte, le chien comprendra une douzaine d'ordres, comme «droite», «gauche», «regarde derrière» ou «couché»...

Ne pas casser son chien
Le chien ne sera mis au contact des animaux que vers 7 ou 8 mois. « Mais, il ne doit surtout pas prendre peur. Le troupeau est placé dans un cercle et isolé du chien par un filet et une clôture électrique. Ce dernier ne doit pas être mis trop rapidement au contact direct des bovins. Il risquerait de prendre un coup et d'être cassé. Le chien doit être gagnant ».
Le travail s'effectuera ensuite le long d'un parc de contention. D'instinct, le chien se place en position de midi, à l'opposé de son maitre par rapport au troupeau. 5 à 10 minutes de dressage par jour semblent l'idéal. Le chien travaillera à partir de 2 ans, sera pleinement opérationnel à 4 ans et prendra sa retraite à 8 ans. Afin de passer de la théorie à la pratique, la première des formations peut être reçue par le maitre. Des sessions de 4 jours sont organisées en Basse-Normandie.

Quatre pattes et une belle gueule. Si le chien est
le meilleur ami de l'homme, il peut aussi être un très bon outil pour l'agriculteur. Denis Pitel en est convaincu depuis 25 ans. L'éleveur tente aujourd'hui de transmettre son savoir-faire. « Je valide actuellement mon agrément pour être formateur de chien de troupeau. Ma démarche est validée par l'institut de l'élevage. L'objectif est de former des éleveurs sur les trois départements bas-normands », explique Denis Pitel.

Sur bovin, il travaille plus
L'agriculteur s'appuie sur sa propre expérience. Avant de s'installer, il a travaillé dans différentes fermes. Il y a découvert le border-collie. « J'y ai compris que le chien était indispensable. Sur mon exploitation, je l'ai utilisé sur bovins et aujourd'hui sur ovins. C'est devenu une passion, dans la continuité de mon métier d'éleveur. Je fais aussi des concours de chien de troupeau. Sur bovins, la compétition est plus intéressante. Car un bon chien travaille plus que sur les moutons. Les épreuves se rapprochent du quotidien avec un passage en contention, une montée en bétaillère ou un déplacement sur un chemin ».

Pour avoir un bon chien
Disposer d'un chien efficace nécessite un investissement. « Il faut de bonnes bases. Un border sans travail, ça ne vaut rien ! », souligne Denis Pitel. Mais à la base, tous les chiens ne se valent pas. Conseil numéro 1 de l'éleveur-formateur : voir les parents du chiot travailler avant d'acheter. L'idéal est donc de l'acquérir chez un agriculteur. Un border-collie, race la plus répandue au travail, coûte en moyenne entre 4 et 500 euros. « Ensuite pour choisir son animal au sein de la portée, c'est une question d'instinct, de coup de coeur ».
L'éducation débute à 2 mois
De retour sur la ferme, le chiot prendra place au sein d'un chenil. Le but : le mettre en sécurité et lui permettre de garder toute son énergie pour travailler. D'instinct, il court après tout ce qui bouge.
L'éducation du chien débute à deux mois. « Un chien n'a qu'un maitre. Ce dernier doit l 'éduquer et être le seul à lui donner à manger ». Le dressage débute avec le rappel au pied et la marche en laisse pour lui apprendre le «stop». Adulte, le chien comprendra une douzaine d'ordres, comme «droite», «gauche», «regarde derrière» ou «couché»...

Ne pas casser son chien
Le chien ne sera mis au contact des animaux que vers 7 ou 8 mois. « Mais, il ne doit surtout pas prendre peur. Le troupeau est placé dans un cercle et isolé du chien par un filet et une clôture électrique. Ce dernier ne doit pas être mis trop rapidement au contact direct des bovins. Il risquerait de prendre un coup et d'être cassé. Le chien doit être gagnant ».
Le travail s'effectuera ensuite le long d'un parc de contention. D'instinct, le chien se place en position de midi, à l'opposé de son maitre par rapport au troupeau. 5 à 10 minutes de dressage par jour semblent l'idéal. Le chien travaillera à partir de 2 ans, sera pleinement opérationnel à 4 ans et prendra sa retraite à 8 ans. Afin de passer de la théorie à la pratique, la première des formations peut être reçue par le maitre. Des sessions de 4 jours sont organisées en Basse-Normandie.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Béatrice Caplet et Thierry Bizeul : "ce Bachelor agro permet d'acquérir diverses compétences relatives au management d'une exploitation agricole dans un contexte de transition. Il permet de développer ses compétences en stratégie d'entreprise et de pilotage de projet, de se préparer à accompagner et seconder des exploitants dans leur fonction de dirigeant".
Au Campus du lycée de Sées : un Bachelor agro à la rentrée
Un Bachelor agro (Entreprendre, Accompagner et Manager en agriculture) ouvre à la rentrée prochaine au Campus Terre et Avenir du…
"Je ne suis pas de ceux qui pensent tout connaître", remarque David Clavière, mardi 18 mai, à l'occasion d'une conférence de presse. Le nouveau préfet souhaite "trouver des moyens d'avancer avec du bon sens et du pragmatisme, en étant simple, transparent et direct".
David Clavière, nouveau préfet "de terrain et de proximité" dans le Calvados
David Clavière, 52 ans, est le nouveau préfet du Calvados. Il succède à Stéphane Bredin et il a pris ses fonctions le 18 mai…
Grégory Bariller, élu président de la commission environnement le 8 avril dernier, par les membres du conseil d'administration de la FDSEA 61.
Grégory Bariller représente la commission environnement
Mercredi 8 avril, la FDSEA 61 a élu son nouveau conseil d'administration pour une durée de trois ans. Grégory Bariller, 40…
"C'est marquant cette affluence qui ne cesse de croître", relève François Bruno, conseiller départemental.
Vachement Caen a peut-être trouvé la recette gagnante
L'Association Vachement Caen s'est réunie mardi 19 mai 2026. Entre le retour du concours départemental des Normandes, le…
Le Festival de l'élevage de Vire revient d'ici neuf jours. "Pour les partenaires, c'est le top. Participer à trois concours en un, c'est mieux", remarque Thierry Chanu. Les organisateurs promettent : "Un événement qui valorise la génétique, la passion des éleveurs et la transmission entre générations. Une journée conviviale et familiale".
Deux décennies de concours bientôt célébrées à Vire
Le festival de l'élevage de Vire se tiendra à l'hippodrome de la ville, samedi 13 juin 2026. Et si l'événement est inscrit…
La longue liste des doléances s'est égrenée au fil des débats du congrès de l'AGPB qui s'est tenu les 26 et 27 mai à Nancy.
Après trois années noires, les céréaliers veulent reprendre la main
L'Association générale des producteurs de blé et autres céréales (AGPB) a organisé son congrès annuel les 26 et 27 mai 2026…
Publicité