Aller au contenu principal

Elevance GEA : désinfection et trempage intégrés

Le Gaec Giroult de Vengeons s'est équipé d'un roto 36 places en traite intérieure. Il est en service depuis près de six mois. L'installateur, Elevance GEA, organise une porte ouverte le 19 juin afin de découvrir le nouvel outil équipé d'un système de désinfection et trempage intégrés. Un système novateur.

Les deux frères, David et Kévin Giroult, avec leur maman, Odile, en Gaec installé à Vengeons, ouvrent leurs portes le 19 juin pour échanger sur leur dernier investissement : un roto 36 places en intérieur, avec désinfection et trempage intégrés. DR
Les deux frères, David et Kévin Giroult, avec leur maman, Odile, en Gaec installé à Vengeons, ouvrent leurs portes le 19 juin pour échanger sur leur dernier investissement : un roto 36 places en intérieur, avec désinfection et trempage intégrés. DR
© SB

l Le bâtiment d'élevage a été allongé il y a quelques mois par l'entreprise Leboucher de Juvigny-le-Tertre. A l'intérieur, les éleveurs, David et Kévin Giroult, en Gaec avec leur mère, Odile, ont investi dans un roto 36 places en traite intérieure. Un outil qui vient en remplacement de la salle de traite existante, une 2 x 12 en épis. Cette dernière avait déjà connu des évolutions. Les parents avaient débuté par une 2 x 5 puis une 2 x 8. Mais cette fois-ci, « la salle de traite était arrivée à bout », reconnaissent les éleveurs.

L'investissement d'une carrière
Alors, les deux frères et la maman se sont documentés pour changer de système. L'objectif était de « conserver une qualité de lait tout en économisant de la main-d'oeuvre » expliquent les deux frères qui ne voulaient pas se tromper dans le choix, « parce que c'est l'investissement d'une carrière », avoue David, d'autant plus que le papa a pris sa retraite il y a quelques années et la maman est en phase de la prendre.  

Privilégier le pâturage
Ce nouveau système devait aussi concorder avec la conduite du troupeau. « On privilégie au maximum le pâturage. L'herbe correspond à 40 % de notre surface », notent les deux frères, David, 39 ans et Kévin, 26 ans. « Les animaux sont le plus souvent à la pâture, de mars à novembre. Et si au mois de janvier, nous avons une météo favorable, elles sortent parce qu'on a un terrain porteur », ajoutent-ils.

Une traite de 1 h 15 pour 160 vaches
A 5 h le matin et à 17 h, la traite débute et dure en moyenne 1 h 15 pour 160 vaches. C'est Kévin qui s'en charge le plus souvent. Et une seule personne suffit. Un atout indéniable pour le Gaec. Dans le bâtiment très clair, les vaches entrent une à une. Et en dix minutes, le tour est fait. Une barrière dans le parc d'attente les pousse au fur et à mesure de l'avancement de la traite. « Il n'y a plus à monter et descendre des marches pour aller les chercher. Elles viennent toutes seules », sourit Kévin pour qui « la traite est rapide et avec une seule personne », note le plus jeune. Et pour cause, le Gaec a fait le choix d'intégrer la désinfection et le trempage grâce au système Apollo(TM)MilkSystem qui est une unité de traite innovante et automatique exclusive de GEA.

Opérations manuelles réduites
Il permet d'appliquer automatiquement le post-trempage à travers la tête du manchon trayeur au terme de la traite, et de lancer automatiquement le rinçage après le détachement. L'entreprise explique les avantages.
Les trayons sont trempés de manière uniforme et optimale dans l'unité de traite avant le retrait de l'unité. Les unités de traite sont rincées à l'aide d'une solution désinfectante après chaque utilisation.
L'exposition aux pathogènes causant la mammite est ainsi limitée. Et
les vaches sont traites dans le calme, les opérations manuelles étant réduites.

L'oeil sur les vaches
Le trayeur ne bouge pas beaucoup. Il adapte sa position grâce à un plancher mobile. « Il faut trouver sa bonne hauteur », assure David. Et derrière, le trayeur a un écran qui permet de garder l'oeil sur les vaches grâce à une caméra 360 °, accessible aussi sur les smartphones.  Certes le changement a été total à la fois pour les éleveurs et les animaux. Mais la famille GIroult ne regrette rien. Elle retient la date du 19 décembre 2017 parce qu'il s'agit de la mise en route, après trois semaines de montage. Mais « les vaches se sont habituées assez rapidement », reconnaît Kévin.

Un système qui se développe
Si au moment où le Gaec a fait le choix de cet investissement avec le système intégré, il n'en existait pas beaucoup, seulement deux en France. Dorénavant, cela se développe parce que pour les deux frères, il n'y a pas de doute, « il permet de faire une économie de main d'oeuvre et de conserver une qualité de lait. » Un élément important pour atteindre le meilleur prix du lait.

Pratique
Le 19 juin, l'élevage ouvre ses portes de 10 h à 16 h.
L'entreprise Elevance GEA sera présente pour expliquer les intérêts
d'un tel équipement, et les éleveurs échangeront sur leurs
pratiques.
Gaec Giroult, La Cour, Vengeons.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Patrice Gauquelin, président d’EDT Normandie
“ L’enfumage du plan de relance ”
Patrice Gauquelin, président d’EDT Normandie qui fédère 170 ETA (Entreprise de Travaux Agricoles) au plan régional, est très…
MANIFESTATION FDSEA 50 JA 50 JANVIER 2021
Une mobilisation active devant les grilles de la préfecture
Le 19 janvier, les adhérents de la FDSEA et des JA de la Manche étaient appelés à se mobiliser devant la préfecture pour dénoncer…
Sébastien Macé, agriculteur dans la vallée de la Sienne
Parole d’installé, 25 ans après : " Le moral n’y est plus "
Installé en 1995, Sébastien Macé, agriculteur à Heugueville-sur-Sienne (50) avait fait l’objet d’une rubrique Parole d’installé…
Stabulation - Brûler le béton
VIDEO. Ils brûlent le béton pour éviter les glissades
A Hermival-les-Vaux (14), Florian Fernagut fait appel pour la troisième fois à l’entreprise morbihannaise Tounet pour le décapage…
De la gendarmerie à la bergerie
De la gendarmerie à la bergerie
Depuis deux ans, Christophe Salmon travaille à la bergerie de la ferme de Grégoire de Mathan, à Longvillers dans le Calvados.…
Boucherie Mesnil de Villers-Bocage (14)
La boucherie Mesnil en plein rush
La découpe bat son plein à la boucherie Mesnil de Villers-Bocage (14), où la période des fêtes a été synonyme de nombreuses…
Publicité