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Elevage
Elever plus, élever mieux : une souplesse dans la gestion de l'exploitation

Souvent décrié, l'élevage de génisses présente dans beaucoup d'exploitations une marge de progrès importante. Il peut être une source significative d'amélioration du revenu sous réserve d'un accompagnement technique qui permet de réussir le vêlage précoce avec la garantie d'avoir des vaches laitières performantes

L'âge au vêlage synthétise le mieux les performances technico-économiques de l'atelier. Il traduit le mieux la capacité des éleveurs à maîtriser les différentes phases de croissance des génisses et à mettre en place une conduite d'élevage qui répond aux besoins des animaux.
L'âge au vêlage synthétise le mieux les performances technico-économiques de l'atelier. Il traduit le mieux la capacité des éleveurs à maîtriser les différentes phases de croissance des génisses et à mettre en place une conduite d'élevage qui répond aux besoins des animaux.
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Lorsqu'on analyse les résultats de l'atelier génisses des exploitations laitières, on observe de fortes disparités entre élevages.

Le vêlage précoce : un potentiel de gain économique

L'âge au vêlage synthétise le mieux les performances technico-économiques de l'atelier. Il traduit le mieux la capacité des éleveurs à maîtriser les différentes phases de croissance des génisses et à mettre en place une conduite d'élevage qui répond aux besoins des animaux. D'autre part, ce critère influe fortement sur les résultats économiques de l'exploitation. Le coût de production d'une génisse est en effet très lié à l'âge au vêlage. Ainsi, le coût moyen d'une génisse varie de 900 à 1 200 € par animal. Plus les animaux vêlent tard, plus leur coût de production est élevé. En résumé, on peut estimer qu'une génisse coûte après 24 mois, 30 € par mois supplémentaire. La consommation de fourrages grossiers augmente avec l'âge au vêlage de la génisse : entre un vêlage à 25 mois et un vêlage à 35 mois, le besoin en fourrages grossiers est supérieur de 50 % pour le vêlage tardif avec une proportion plus importante de fourrages conservés (foin ou ensilage d'herbe). Avec le vêlage précoce, le coût des fourrages est moindre, et réduit d'autant le coût de production de la génisse malgré une consommation de concentrés supérieure. Cette "économie" de fourrages grossiers avec le vêlage précoce permet de nourrir plus de génisses ou de libérer des surfaces pour d'autres productions en fonction des contraintes de l'exploitation. Dans le contexte actuel, on mesure là l'impact économique indéniable d'un rajeunissement des génisses au vêlage.
Le poids du renouvellement dans les performances économiques des élevages représente souvent près d'un tiers de la marge de progrès envisageable : il est donc aussi important que le coût alimentaire de l'atelier lait. Cependant, il ne s'agit pas simplement de mettre à la reproduction à 15 mois pour réussir un vêlage précoce. L'obtention de bonnes vaches laitières nécessite de produire des génisses jeunes ayant un développement régulier et d'un niveau suffisant. Ainsi, les objectifs à atteindre aux âges clefs sont les suivants : 200 kg à 6 mois, 410 kg à l'insémination artificielle et 600 kg à 24 mois.

Le taux d’élevage : à adapter à chaque exploitation
Par ailleurs, la campagne laitière 2007/2008 a été éloquente quant à l'intérêt d'avoir un taux d'élevage important. Un sur-effectif de génisses laitières permet de répondre à une demande ponctuelle de production laitière et donne une souplesse dans la gestion du quota. Il permet d'accroître ponctuellement l'effectif des vaches laitières et de produire du lait avec un coût alimentaire normal, si on dispose de stocks fourragers suffisants. Cette pratique donne aussi la possibilité de choix des réformes sur la campagne suivante.  En situation normale, elles peuvent être vendues amouillantes ou mieux, elles permettent de vendre à un prix intéressant des vaches en 2ème ou 3ème veau, après quelques semaines de lactation et après avoir donné un veau qu'on pourra élever si c'est une génisse. Cette pratique a démontré son intérêt économique depuis plusieurs années dans les élevages qui adoptent cette stratégie. Un taux d'élevage important est condamné par certains qui ne mesurent pas tous les atouts d'un taux d'élevage élevé (souplesse dans la gestion du quota, sanitaire,…) et attribuent un coût théorique rédhibitoire si l'élevage est mal maîtrisé.
Dans le contexte d'une exploitation, si le logement n'est pas limitant, une génisse supplémentaire élevée permet souvent de mieux valoriser les fourrages (en particulier l'herbe pâturée) et à un coût marginal faible. Il faut donc encourager à élever plus sous réserve d'élever bien en visant un âge au vêlage inférieur à 30 mois.

Se donner les moyens de réussir
Pour être en mesure de connaître précisément le développement des animaux et mesurer les croissances obtenues au cours de différentes phases d'élevage, l'utilisation d'outil de mesure (poids ou tour de poitrine) apparaît primordiale. Une mesure régulière de la croissance à l'aide d'un barymètre, ou mieux encore avec la pesée, permet de suivre précisément les croissances des animaux.
Ces informations sont essentielles pour préciser les dysfonctionnements et les marges de progrès dans l'élevage des génisses. A partir des croissances et des poids observés, il sera possible de définir la bonne période et de préciser les rations adaptées (fourrages conservés et pâturage) aux besoins de croissance des génisses et de définir la conduite des lots de génisses en maîtrisant les aspects sanitaires et en particulier le parasitisme.
Ce suivi technique avec l'appui d'un technicien est un gage de réussite du vêlage précoce avec une garantie d'avoir des vaches laitières performantes et une amélioration notable du résultat économique de l'exploitation.

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