Aller au contenu principal

Elvup met le cap sur 2030

L'ambition est clairement affichée : Elvup veut être "le partenaire de référence et de confiance auprès des éleveurs". C'est le message porté par Jean-François Le Meur, président et Michaël Sonet, directeur, lors de l'assemblée générale le 9 avril dernier à Saint-Fraimbault.

"L'avenir, ce n'est pas moi." Tels sont les mots du président d'Elvup, Jean-François Le Meur, lors de l'assemblée générale du 9 avril dernier à Saint-Fraimbault. A 59 ans, il conduit pour autant une équipe d'administrateurs, éleveurs de profession, qui a la tête tournée vers l'avenir. " On doit penser notre stratégie à 3 à 5 ans parce qu'on croit en l'avenir ", concède-t-il. Une équipe " qui réfléchit avec sa tête d'éleveurs avant celle d'administrateurs ", sourit Michaël Sonet, directeur de la structure depuis un an.

Référence et confiance

Alors, à cette rencontre annuelle, un trio d'éleveurs administrateurs a donné le cap pour 2030 au travers de la voix de Catherine Lequeffrinec, première vice-présidente, Cédric Bérard, 3e vice-président et Estelle Quellier, secrétaire. Un cap qui s'appuie sur trois cibles (l'éleveur, les collectifs et l'écosystème) et trois piliers (l'expertise, l'innovation et le partenariat). " L'élevage évolue dans un environnement de plus en plus exigeant ", reconnaît le président. Ce qui nécessite une adaptation en permanence pour passer non plus uniquement au " rôle d'expert reconnu " mais devenir " un partenaire de référence et de confiance ", pour aller plus loin dans " l'accompagnement, dans la co-construction et la création de valeurs pour les éleveurs ".

Un modèle impartial

Si les prix ont redonné des marges de manœuvre et relancé des dynamiques d'investissement, les aléas climatiques, les crises sanitaires et les tensions économiques " nous rappellent que rien n'est acquis. La performance ne se décrète pas, elle se construit dans la durée avec méthode et adaptation ", rappelle Jean-François Le Meur. " Notre force repose sur un principe clair : notre impartialité. Notre modèle est fondé sur la valeur de nos services, nos expertises et nos conseils. Non pas sur la vente de marchandises. Cette impartialité a un prix. C'est ce qui lui donne de la valeur ", abonde Christian Manoury, 2e vice-président. Alors, quand un adhérent s'interroge sur l'augmentation du prix des prestations, c'est justement pour " investir pour renforcer notre expertise et intégrer de nouvelles approches, notamment autour de l'innovation et des données ", répond le président dont la structure pilote un budget de plus de 5 millions d'euros.

Perspectives et projets

En 2025, une offre dédiée aux élevages équipés en robot de traite a été proposée tout comme un pack sérénité pour réaliser et sécuriser les déclarations fumure et PAC, une offre analyses méthanisation, un indicateur mortalité en temps réel. Dans les projets en cours, Elvup veut perfectionner les outils de rationnement des vaches laitières pour gagner en précision et en performance, sélectionner les poudres de lait hautement digestibles, étudier l'appétence des concentrés en robots de traite et Dac, structurer un groupe viande dans la continuité des journées techniques, déployer le suivi à distance de la conformité des compteurs à lait en ferme, moderniser le pointage et la pesée des bovins allaitants via un portique automatisé. " L'élevage demain continuera d'exister que si nous travaillons en collectifs. Personne ne pourra résoudre seul les défis qui sont devant nous ", conclut Michaël Sonet.

Elvup en chiffres

1794 abonnés dans l'Orne à Pilot'élevage

70 collaborateurs

5 millions de CA

10 569 veaux pesés

4 065 veaux pointés

11 260 animaux parés

502 353 échantillons de lait

59 169 vaches laitières suivies

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Le méteil implanté cet automne pourra être récolté en ensilage en mai.
Sécheresse : miser sur les prairies sous couvert
Alors que les fourrages manquent, le semis de prairie sous couvert de méteil est encore possible. Mais il la remise des bêtes au…
Dans l'Orne, en 2024, la Ferme des chèvres brasseuses a inauguré son investissement de 600 000 euros pour changer d'échelle.
Les bières locales dans le creux de la vague en Normandie
Au Fêno, parmi les nouveautés, un bar à bières rassemblera 17 brasseries artisanales de Normandie. La filière ne connait plus la…
"Il faut s'adapter aux aléas climatiques", clame Samuel Courvallet, exploitant et maire de la commune de Pierrefitte-en-Cinglais. Il a engagé un projet de retenue collinaire, mais le stockage des eaux hivernales divise en local.
"Je trouvais utile de récupérer cette eau, plutôt qu'elle aille à la mer" : dans le Calvados, il crée une retenue collinaire
En Suisse Normande, à Pierrefitte-en-Cinglais, Samuel Courvallet aménage une retenue d'eau collinaire. L'arboriculteur voit dans…
La série 7 du robot Agbot (marque AgXeed) peut être équipée d'un outil allant jusqu'à 18 m avec ses 230 ch. L'autonomie court jusqu'à 24 heures.
La Cuma de Sassy teste le robot AgBot
La Fédération des Cuma Normandie Ouest, en partenariat avec la Cuma de Sassy, a proposé une démonstration du robot autonome…
Le cochon de Bayeux et ses copains des autres races patrimoniales normandes sera au Fêno tout le week-end à Caen
Fêno à Caen : le meilleur de la Normandie à dévorer ce week-end
Du 16 au 18 octobre 2026, le Festival de la Normandie revient au Parc des expositions de Caen avec 420 exposants. Entre…
"Le seul dossier que je veux bien continuer de regarder, c'est la RN 12, car le sud de l'Eure et l'Orne ", dit Hervé Morin
"L'investissement sur les routes, c'est terminé"
La Région Normandie prépare son budget 2027. Les ressources diminuent et l'investissement plafonnera à 550 millions d'euros. Il y…
Publicité