Manifestation
[EN IMAGES] Dans l'Orne, les JA unis contre l'accord UE-Mercosur
Les JA des cantons de Flers, Messei, Briouze, Athis et Tinchebray dans l'Orne, se sont mobilisés à Saint-Georges-des-Groseillers en soutien aux agriculteurs venus manifester à Strasbourg mardi 20 janvier 2026 contre l'accord UE-Mercosur signé samedi 17 janvier 2026 par la Commission européenne.
Les JA des cantons de Flers, Messei, Briouze, Athis et Tinchebray dans l'Orne, se sont mobilisés à Saint-Georges-des-Groseillers en soutien aux agriculteurs venus manifester à Strasbourg mardi 20 janvier 2026 contre l'accord UE-Mercosur signé samedi 17 janvier 2026 par la Commission européenne.
Les JA des cantons de Flers, Messei, Briouze, Athis et Tinchebray se sont donnés rendez-vous vers 10 h sur le rond-point de la poterie, mardi 20 janvier 2026 à Saint-Georges-des-Groseillers, dans l'Orne. Leur objectif est de soutenir les agriculteurs qui se sont déplacés à Strasbourg contre l'accord UE-Mercosur, récemment signé samedi 17 janvier 2026 au Paraguay par Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne.
Contrôler les marchandises
Campés au milieu du rond-point de la poterie, près d'un feu allumé pour l'occasion, la dizaine de JA rassemblés pour le moment, se sont placés à cet endroit stratégique dans un but bien précis.
"Nous allons contrôler les camions frigorifiques, se renseigner sur la provenance de la marchandise, et arrêter ceux qui ne respectent pas les normes européennes comme l'Ukraine ou bien des pays du Mercosur", explique Valentin Broux, président des JA du canton de Flers et agriculteur à la Selle-la-Forge au sein d'une exploitation de 70 vaches laitières.
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Confronter la grande distribution
Les JA prévoient également de distribuer aux camions interceptés des prospectus rappelant les normes sanitaires strictes auxquelles les agriculteurs français sont soumis, contrairement aux pays du Mercosur. Ces pays ont recours par exemple aux hormones et antibiotiques pour favoriser la croissance des animaux. "Il faut s'interroger sur l'impact de ces substances sur notre santé. Je pense à mes enfants", réagit Cédric Dréano, président des JA de Messei et agriculteur sur une exploitation de 75 vaches laitières au Ménil-de-Briouze.
L'étape d'après sera "d'appeler les grandes distributions et les confronter face à cette concurrence déloyale", poursuit Valentin Broux, président des JA du canton de Flers.
"Globalement, l'état d'esprit n'est pas très bon. L'accord avec le Mercosur, désormais signé, inquiétait les agriculteurs depuis plusieurs années déjà. Aujourd'hui, nous avons aussi à gérer les pressions sanitaires et la baisse du prix du lait ", conclut le président des JA du canton de Flers qui dit ne pas hésiter à prolonger plus longtemps cette mobilisation en fonction de ce qui se passera à Strasbourg.