Canicule & élevages
[ENQUÊTE] Sécheresse estivale en Normandie, la décapitalisation sera-t-elle automnale ?
Canicule & élevages
C'est le risque brandi depuis cet été par toutes les organisations agricoles : la décapitalisation. Par manque de fourrage, les éleveurs seraient tentés de diminuer le nombre de bouches à nourrir. Et puis, la canicule a aussi fragilisé des animaux. Existe-t-il un risque de décapitalisation dans les prochains mois ?
En quatre ans, le cheptel normand a perdu 115 000 têtes.
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Évolution du cheptel bovin en Normandie ces dernières années.
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Par manque de fourrage, les éleveurs seraient tentés de diminuer le nombre de bouches à nourrir.
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La région est principalement terre d'élevages.
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Les bourses aux fourrages mises en place cet été par les Chambres d'agriculture de Normandie et les FDSEA ont été le signe que le risque de décapitalisation des élevages était pris très au sérieux. Jean-Michel Hamel, président de la FDSEA de la Manche déclarait même le 16 août : "Derrière cette opération fourrage, il y a la pérennité de l'agriculture manchoise". La sécheresse de l'été ayant torpillé les récoltes et stocks de foin et maïs ensilé, les éleveurs se verraient contraints de réduire le nombre de leurs animaux. Qu'en est-il ?
"La décapitalisation, c'est vicieux. On ne la ressent jamais à l'instant T. On la ressent toujours à N + 1"