Aller au contenu principal

Crise sanitaire
Entraide entre éleveurs laitiers et producteurs de pommes de terre

La période actuelle de crise sanitaire, entrainée par la propagation du Covid-19, a entrainé une réorientation complète des débouchés pour les produits alimentaires, et de ce fait un retournement brusque des marchés.

CHAMP PLANTATION DE POMMES DE TERRE
© DR

Nombre de filières agricoles ont été déstabilisées par ces changements soudains, et les filières lait et pommes de terre n’ont pas échappé au mouvement général.
Dans ce contexte, un partenariat entre producteurs de pommes de terre et éleveurs laitiers peut être une solution afin de permettre aux premiers d’écouler leurs éventuels surplus de production, et aux seconds de compléter la ration alimentaire de leur cheptel.  Afin de recenser les disponibilités en pommes de terre et de répondre aux besoins des éleveurs laitiers, nous invitons les producteurs de pommes de terre de la Région à se faire connaître auprès de la FRSEA de Normandie s’ils souhaitent participer à ce dispositif d’entraide locale.
Vous êtes producteur de pommes de terre, vous avez un surplus de production (en dehors de votre volume contractuel convenu avec votre acheteur habituel), vous acceptez de vendre votre surplus aux éleveurs laitiers de votre région, prenez contact avec la FRSEA de Normandie : par mail :  section.lait@frsea@normandie.fr ou tél. au 06 07 48 61 69.

 

Parole d’éleveur

Nicolas Romain, éleveur laitier associé au sein du GAEC de la Ferme des Moulins à Bourneville Sainte Croix, dans l’Eure, utilise les pommes de terre dans l’alimentation de son cheptel. Témoignage.

>> Nicolas, vous avez 200 animaux laitiers sur votre exploitation, quel est votre besoin habituel en pommes de terre et comment les intégrez-vous dans votre ration ?
Habituellement nous utilisons les pommes de terre dans la ration de façon exceptionnelle quand il n’y a plus de stock en céréales, en effet la complémentation énergétique se fait en temps normal avec de l’orge aplatie produite sur l’exploitation. L’introduction se fait simplement en mettant les pommes de terre dans le bol mélangeur à raison de 6 kg bruts par vache.

>> Quel est l’intérêt de la pomme de terre dans la ration ?
La pomme de terre est riche en amidon, c’est une source d’énergie très intéressante. De plus, c’est un apport « encombrant » qui se substitue bien aux fourrages si besoin.

>> Dans le contexte de crise du Covid, ce besoin a-t-il évolué ?
Le besoin en soit n’a pas évolué c’est l’opportunité qui s’est présentée pour nous avec des stocks qui ne peuvent pas s’écouler dans les filières habituelles pour les producteurs. Les quantités importantes disponibles nous permettent d’avoir un rapport qualité/prix intéressant pour notre ration.

>> Habituellement, comment vous approvisionnez vous ? Avez-vous pu trouver des producteurs de pommes de terre proches de chez vous pour répondre à votre demande ?
Je passe par un négociant habituellement mais cette année j’ai été contacté directement par des producteurs de notre réseau.

>> Selon vous, comment pouvons-nous aller plus loin pour favoriser l’entraide entre éleveurs laitiers et producteurs de pommes de terre ?
Il faudrait faciliter la mise en relation entre éleveurs et producteurs localement et surtout bien communiquer tant au niveau des éleveurs laitiers que des producteurs de pommes de terre.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Mardi 30 juin, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un champ de Val-au-Perche. Le préjudice sur les cultures est estimé à plusieurs milliers d'euros.
La moissonneuse prend feu et 7 ha partent en fumée : dans l'Orne, c'est l'heure de l'expertise
Mardi 30 juin 2026, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un…
La passion de l'élevage partagée en famille chez les Debons, notamment quand le prix de l'élevage récompense leur travail, ici à Vire le 13 juin 2026.
Blonde d'Aquitaine : Stéphane Debons se prépare au concours à Saint-Hilaire-du-Harcouët
Stéphane Debons, éleveur installé avec son frère David à Noron-l'Abbaye (région de Falaise), devrait emmener cinq ou six animaux…
Geoffrey Saint-Lô, pisciculteur et ambassadeur de la marque Bienvenue à la ferme, marquée portée par la Chambre d'agriculture dont Nadège Mahé en est l'élue référente.
Bienvenue à la ferme : pisciculteur, Geoffrey Saint-Lô devient ambassadeur
Depuis 1985, la famille Saint-Lô, basée à Saint-Sauveur-Lendelin, reçoit les visiteurs dans son exploitation piscicole où elle…
La canicule de juin a marqué les esprits mais son impact sur le rendement est resté limité.
Colza en Normandie : cinq faits marquants sur la campagne 2025-2026
La campagne 2025-2026 illustre toute la capacité du colza à compenser les aléas lorsqu'il conserve un bon fonctionnement…
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'année décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une enquête est en cours afin de déterminer les causes de l'accident. 
Un agriculteur ornais décède dans un accident de la route
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'années décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une…
[EXPERT] "Un maïs sans grain a une valeur pour l'alimentation animale"
Juin 2026 a été historiquement chaud. Quelles manifestations de la sécheresse sur le maïs ?
Publicité