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Environnement et agriculture de précision dans le parc des ETA

Les ETA (Entreprise de Travaux Agricoles) font de l'agriculture de précision et de la protection de l'environnement une corde supplémentaire à leur arc du savoir-faire. La fin des quotas betteraviers, avec des surfaces prévisibles en hausse, vient également changer la donne.

Trois ETA normandes, la Sarl Belliard à Cormolain-14 les 3 et 4 mars, la Sarl EDT Vantomme.J à Feugères-50 le 10 mars et l'entreprise Denis Giffard à Tournebu-14 le 11 mars, ont ouvert leurs portes à un public de professionnels venu en nombre. Plus de 1000 agriculteurs se sont déplacés. A l'heure de la volatilité des prix agricoles et au moment où les charges de mécanisation sont sur la sellette, la prestation de service revêt un bon sens économique. Petit tour à la rencontre des machines et des hommes.

Des hommes et des machines
Premier constat, aussi impressionnant que puisse paraître le parc matériel, une ETA, c'est avant tout un collectif avec à sa tête un patron (ne) reconnu de ses collaborateurs et de ses clients agriculteurs (ices). «Mon père travaillait déjà avec Jacques. Moi, je continue avec sa fille Elodie et son associé Jérôme», explique simplement Thierry, producteur de lait au nord de St-Lô. Ainsi les générations d'agriculteurs et d'entrepreneurs se renouvellent mais les partenariats perdurent. Une longévité qui s'explique par la qualité du service. Pas question de dire «non». «Tout doit aller toujours plus vite, plus particulièrement au moment des récoltes et c'est stressant, reconnaissent les ETA. C'est la raison pour laquelle nous investissons en permanence dans du matériel de plus en plus gros». De plus en plus gros mais de plus en plus sophistiqué aussi. L'agriculture de précision qui consiste à mettre la bonne dose au bon moment et au bon endroit est désormais à portée de GPS et de système de coupure de tronçon.
Autre évolution, de nouveaux matériels arrivent ou se démultiplient dans les parcs. C'est le cas du récupérateur de menue-paille derrière la moissonneuse-batteuse, de la désherbineuse à guidage automatique ou bien encore de l'écimeuse. Trois alternatives à la lutte chimique contre les adventices qui vont dans le sens de l'histoire.
A noter également l'accroissement du parc betteravier. La suppression des quotas et l'accroissement de la sole ont été anticipés par certaines ETA. «Il me faut trouver 300 hectares supplémentaires pour amortir ma machine», note l'un d'eux. Un autre challenge.

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