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Lutte contre les nuisibles
Épauler les étourneaux

Les étourneaux donnent le tournis aux éleveurs laitiers. Après le secteur de Gorges, celui des Pieux a été le théâtre d’une journée de prélèvement.

© EC
Nouvelle opération “Étourneaux” le 2 janvier dernier ; cette fois sur le secteur des Pieux, toujours en partenariat avec la Fédération des Chasseurs et la FDGDON. Près de 1 000 volatiles ont été prélevés dans la journée, sur sept communes par 90 chasseurs. Satisfaction du côté des agriculteurs, notamment de Gaëtan Brisset, responsable cantonal FDSEA, “les dégâts sur les ensilages de maïs sont trop importants, idem sur les parcelles de blé, il fallait réagir, la FDSEA l’a fait”.

Trop de pertes
Lutter contre les étourneaux ? Jean-Michel Hamel, secrétaire général adjoint de l’arrondissement de Coutances, l’a appréhendé voici plus de trois ans. “Notre rôle, en tant que responsable syndical, c’est avant tout d’épauler les agriculteurs sur le terrain. En mettant en place, tout d’abord sur le secteur de Gorges puis sur Les Pieux, une opération de prélèvement avec la Fédération des Chasseurs et la logistique FDGDON pour l’enlèvement des étourneaux prélevés, nous sommes complètement dans notre mission”. Problème, l’étourneau a été classé en 2012, non plus “nuisible” mais gibier, ce qui pose de nombreux problèmes, à commencer par les horaires de prélèvement. “La préfecture, lors d’une réunion l’année dernière, a donné son feu vert pour des tirs avec une procédure stricte”. Il est vrai que la population d’étourneaux dans la Manche, premier département laitier de France, passe largement les 600 000. “Outre les dégâts sur silo de maïs ou dans les semis de blé, les risques sanitaires sont importants”. Dernièrement, les pertes financières dues à ces colonies d’oiseaux ont été chiffrées, elles passent largement les cinq millions d’euros.
L’opération du 2 janvier a été d’une complète transparence. L’ensemble de la presse a été convié sur l’exploitation de Philippe Mouchel, installé en GAEC sur Breuville. “Sur ma ferme, les étourneaux c’est une perte de deux tonnes de maïs, chaque jour, si on ne bâche pas les silos”. Dans sa stabulation, malgré les protections, les fientes s’accumulent sur les cornadis. “Nous enregistrons bien sûr des pertes de lait, mais aussi en viande, triste fléau !”. Du côté des chasseurs, on déplore le problème des horaires. “9 h-12 h, ce n’est pas l’idéal dans la mesure où les étourneaux sont à pied d’œuvre très tôt le matin, puis retournent dans leurs nichoirs”. Jean-Michel Hamel et Myriam Besson (Fédération des Chasseurs) insistent, “il ne s’agit pas de “descendre” des étourneaux pour brûler des cartouches
(fournies gratuitement par la FDC), mais de parer à un danger qui devient tangible de jour en jour”.
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