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Epuisement professionnel : la MSA s'active pour une aide au répit

La MSA Mayenne Orne Sarthe et le service de remplacement de l’Orne ont signé une convention d’aide au répit. Le dispositif permet aux agriculteurs en situation d’épuisement professionnel de bénéficier d’un remplaçant, pour une durée allant jusqu’à dix jours, gratuitement.

Martine Moulin, présidente du comité départemental de l’Orne de la MSA (debout à gauche) ; Véronique Pilette, directrice générale de la MSA Mayenne Orne Sarthe (debout à droite) ; Georgette Rousselet, présidente de la MSA Mayenne Orne Sarthe (assise à gauche) et Laurence Lubrun, du service de remplacement de l’Orne, étaient réunies jeudi à Alençon pour officialiser leur travail commun sur l’aide au répit.
Martine Moulin, présidente du comité départemental de l’Orne de la MSA (debout à gauche) ; Véronique Pilette, directrice générale de la MSA Mayenne Orne Sarthe (debout à droite) ; Georgette Rousselet, présidente de la MSA Mayenne Orne Sarthe (assise à gauche) et Laurence Lubrun, du service de remplacement de l’Orne, étaient réunies jeudi à Alençon pour officialiser leur travail commun sur l’aide au répit.
© JP

« Ce ne sont pas des vacances. » Georgette Rousselet, présidente de la MSA Mayenne Orne Sarthe, est claire sur  ce point. Jeudi 13 juillet, elle a signé une convention d’aide au répit avec Laurence Lubrun, du service de remplacement de l’Orne. « Nous officialisons un travail en commun qui a commencé il y a deux mois », relate Georgette Rousselet.

164 000 €
pour 3 départements
L’aide au répit est un nouveau dispositif, financé par les pouvoirs publics et piloté par la MSA. L’État a débloqué une enveloppe nationale de 4 millions d’euros. « Nous caisse a touché 164 000 euros pour les trois départements, à consommer jusqu’en décembre. » Concrètement, le dispositif permet à certains agriculteurs de se voir attribuer un remplaçant, pour une durée de un à dix jours.

Qui remplace qui ?
Mais il ne suffit pas d’être adhérent au service de remplacement pour en bénéficier. Les agents sont envoyés chez les personnes « en situation d’épuisement professionnel, victimes d’un accident du travail ou malades », insistent les deux représentantes. Les dossiers passent devant la Commission restreinte sanitaire et sociale (Cras) de la MSA, qui se réunit tous les mois. Un conseiller social se rend dans l’exploitation et se charge du suivi psychologique du demandeur. « Le dispositif ne contraint pas à partir de chez soi. Il permet, par exemple, de passer du temps avec sa famille, etc. », ajoute Georgette Rousselet.
« Dans l’Orne, on recense 320 agents de remplacement, répartis en une vingtaine d’associations, détaille Laurence Lubrun. Ils sont compétents en fonction du type d’exploitation où on les envoie. Ce sont souvent des étudiants en phase d’installation. Notre rôle est aussi de les mettre sur le marché du travail. » Pour l’été, le nombre de remplaçants est passé à presque 500.

Des demandes
Depuis le lancement du dispositif il y a deux mois, une quinzaine de dossiers ornais ont été validés par la MSA, et une quarantaine pour les trois départements réunis. « Nous avons eu le cas, la semaine dernière, d’un agriculteur qui a appelé la Chambre d’agriculture, car il était hospitalisé et souhaitait un remplaçant. La Chambre a contacté la MSA et un agent était sur place le soir même. La personne était en situation d’épuisement professionnel. Au début, le remplacement n’entrait pas dans le dispositif, puis il l’est devenu », raconte Laurence Lubrun.
« La crise de l’élevage est toujours présente dans l’Orne et la Mayenne. Il existe des départements où cela va mieux. Si nous n’avons pas assez de crédits pour financer toutes les demandes, nous ferons appel aux autres caisse », conclut la présidente de la MSA. Les deux parties espèrent que l’aide au répit sera reconduite l’année prochaine.

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