Recherche et biostimulants
Biostim-Almap : et si les algues permettaient de contrer le stress hydrique ?
Avec le projet Biostim-Almap, l'université de Caen, en partenariat avec Algaia, Sileban et l'Inrae, se penche sur les bénéfices du recours à des biostimulants à base d'extraits algaux pour faire face au dérèglement climatique et plus particulièrement aux périodes de stress hydrique en cas de sécheresse.
Avec le projet Biostim-Almap, l'université de Caen, en partenariat avec Algaia, Sileban et l'Inrae, se penche sur les bénéfices du recours à des biostimulants à base d'extraits algaux pour faire face au dérèglement climatique et plus particulièrement aux périodes de stress hydrique en cas de sécheresse.
C'est un binôme de femmes à l'engouement quelque peu... insolite : Marie-Pascale Prud'homme et Annette Morvan-Bertrand sont passionnées par les fructanes, auxquels elles ont dédié leur carrière.
Ces polymères de fructose sont des réserves de carbone et ils contribuent à la résistance des plantes face aux stress abiotiques - c'est-à-dire les composantes non vivantes d'un écosystème tels que la sécheresse, la salinité, etc. - contrairement aux facteurs biotiques - éléments vivants tels que les bactéries, les herbivores, etc.
"On retrouve les fructanes dans 15 % des espèces végétales", relatent les deux enseignantes-chercheuses à Eva, laboratoire de l'Université de Caen, associé à l'Inrae. Poussées par leur curiosité, ces deux spécialistes de la physiologie végétale ont œuvré ces dernières années à un projet qui participe de près à l'innovation agricole, financé par le fonds Feader et la Région Normandie.