Aller au contenu principal

Et si les attentes de la société devenaient une chance pour l’élevage ?

Le 13 juin prochain, vous avez rendez-vous aux Prairiales du Pin dans l’Orne ! Outre les échanges techniques, un temps fort de débat sur les attentes de la société et les enjeux pour l’élevage vous sera proposé. Belle occasion pour un tour de pistes sur cette problématique et sur les multiples services rendus par l’élevage!

La conférence « Et si les attentes de la société devenaient une chance pour l’élevage ? » aura lieu le 13 juin prochain, à l’INRA du Pin, à partir de 14h30.
La conférence « Et si les attentes de la société devenaient une chance pour l’élevage ? » aura lieu le 13 juin prochain, à l’INRA du Pin, à partir de 14h30.
© CB

Le champ de la controverse !
Entre inquiétudes, intérêt pour l’élevage et empathie envers les éleveurs, les citoyens-consommateurs sont partagés. Mais que connaissent-ils de l’élevage ? Un sondage d’opinion, avec l’iFop, en juin 2016, auprès d’un échantillon de 2 000 citoyens représentatifs de la population française (source Projet ACCEPT) indique que 57% reconnaissent mal connaître l’élevage. Pourtant, ils expriment des insatisfactions nombreuses : 52% d’entre eux se déclarent insatisfaits du respect de l’environnement par les éleveurs, 59% sur les conditions de vie des animaux d’élevage et 60% considèrent qu’offrir un accès au plein air de tous les animaux est une priorité !

Quatre registres d’inquiétude autour de l’élevage
Au premier rang des incertitudes se trouve l’impact de l’élevage sur l’environnement notamment au travers de la qualité et des ressources en eau, du climat, de la nourriture des animaux et plus localement de nuisances telles que les odeurs et le bruit.
S’expriment ensuite des incertitudes sur les conditions de vie des animaux, leur logement, leur accès au pâturage et leur confort en bâtiment. D’autres questionnements entourent certaines pratiques autour de la prise en charge de la douleur. Depuis peu, c’est la légitimité même de l’exploitation animale par l’humain qui est questionnée par certains.
D’autre part, les risques d’antibiorésistance en médecine humaine et les différentes crises sanitaires des 20 dernières années ont introduit un doute dans la sécurité sanitaire des élevages et des aliments. Plus largement, l’impact sur la santé de la consommation de produits animaux est maintenant débattu notamment avec l’augmentation des risques de cancers ou de maladies cardiovasculaires en cas de consommation excessive. Certains modes d’élevage, jugés « industriels » sont spécifiquement interrogés, car ils cumulent des désaccords éthiques et économiques. La répartition géographique des élevages est également contestée, notamment pour des raisons écologiques.

De multiples services rendus méconnus !

Autant d’arguments difficiles à entendre/comprendre quand on connait la réalité d’une très grande majorité d’élevages, les multiples efforts faits au quotidien pour garantir la bonne santé, le respect de l’environnement, des animaux et des consommateurs.
Pourtant, outre les bonnes pratiques, les services rendus par l’élevage sont multiples et trop souvent méconnus : la conservation d’un fort lien au sol, une grande autonomie, une valorisation de l’herbe importante, des relations étroites entre cultures et élevage, le recyclage des effluents produits sur la ferme. Les éleveurs entretiennent une diversité de paysages ouverts propres à chaque région et sont à l’origine d’un patrimoine culinaire et bâti. Ils maintiennent des surfaces en herbe, permettant le stockage de carbone et favorisant la biodiversité.
Les éleveurs sont acteurs de la protection de l’environnement. Ils respectent un ensemble de normes européennes et nationales. Ils concourent à la préservation de la bonne qualité de l’eau (plan de mise aux normes, périmètre de captage, moindre usage de phytosanitaires…). Certaines pratiques sont sans doute encore à améliorer, mais cela suppose des moyens notamment financiers dans l’accompagnement des éleveurs ainsi qu’un renforcement autour de la formation.

Vers une communication active et positive
Face à ces différents enjeux et aux réalités, il y a donc nécessité et urgence à renouer une communication. Certains agriculteurs l’ont bien compris. Antoine Thibault, agriculteur normand, s’est engagé déjà depuis quelques années dans cette communication positive via internet (Agriskippy). Il sera présent, le 13 juin, lors de ce débat pour échanger avec tous !
Alors ne manquez pas cette conférence « Et si les attentes de la société devenaient une chance pour l’élevage ? », le 13 juin prochain, à l’INRA du Pin, à partir de 14h30 !

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Arnaud Fossey, président de la Coopérative Isigny-Sainte-Mère.
Coopérative d’Isigny : le groupe chinois H&H détient 49,9 % du capital
Le groupe chinois H&H grimpe au capital social de la Coopérative Isigny-Sainte-Mère. Il passe de 20 % à 49,9%. Le président…
Foire de Lessay : une édition sous « pass sanitaire »
Alors qu’elle avait été annulée l’année dernière, la mythique Foire Sainte-Croix de Lessay aura bien lieu les 10, 11 et 12…
FOIRE LESSAY COMITE FESTIVAL 50
Lessay : une foire fermée avec pass sanitaire
La traditionnelle foire Sainte Croix de Lessay se déroulera du 10 au 12 septembre 2021. Cette nouvelle édition accueillera entre…
FESTIVAL JA 2021
Festival de la terre et de la ruralité : rendez-vous le 5 septembre à Virey
Le Festival de la terre et de la ruralité, organisé par les Jeunes agriculteurs de la Manche, sous l’égide de l’association des…
VIDEO. Chanvre textile : une filière en devenir proche
Une dizaine d’hectares cette année, une centaine l’an prochain, plus de mille à terme... Le chanvre textile prend racine en…
Isabelle, Michel et Arnaud Lamy - Retour troupeau - Tuberculose bovine
Tuberculose : la page se tourne avec le retour des animaux
Les Lamy, éleveurs à Millières (50), dont le troupeau a été abattu à cause de la tuberculose bovine, ont accueilli un nouveau…
Publicité