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Ets Lebaudy : la concession Farming 4.0 débarque en Normandie

Hasard du calendrier, c'est le jour du 75e anniversaire du Débarquement en Normandie que les Ets Lebaudy (concessionnaire John Deere) coupent le cordon inaugural de son nouveau siège social flambant neuf de Lonlay-l'Abbaye (Orne). Ce n'est pas une page qui se tourne mais une aventure qui se poursuit, version Farming 4.0.

© TG

« Ce bâtiment nous donne la niaque ». Nous ? C'est Xavier Lebaudy (président de l'entreprise éponyme) et ses quelque 135 collaborateurs. A n'en pas douter, son père Jacques et sa mère Marie-Thérèse avaient éprouvé en 1968 ce même sentiment quand est sorti de terre le premier siège social de ce distributeur de matériels agricoles qui a scellé son destin à celui de l'Américain John Deere. C'était en 1964.

Un développement lié à celui de l'ensileuse automotrice
Que de chemin parcouru depuis. Avec les premiers coups de bec de l'ensileuse automotrice de maïs à laquelle peu de professionnels croyaient, Lebaudy s'est forgé un nom, une réputation, voire même une aura qui a dépassé les frontières hexagonales et même l'Atlantique. Ne lui en déplaise, c'est à cette époque que Jacques a acquis ses lettres de noblesse.
Localement, sept bases sont venues au gré des opportunités de développement s'agréger au siège social pour « une couverture idéale du territoire et une organisation rodée ».  Cette organisation, c'est par exemple une administration centralisée. Vous ne trouverez pas de secrétaire dans les bases mais uniquement des techniciens spécialisés, des magasiniers et bien sûr des commerciaux.

Dix ans d'un chantier permanent
Mais le professionnalisme, ça se cultive. Une image de marque, ça s'entretient. Alors en 10 ans, les Ets Lebaudy ont rénové 5 bases sur 8. Dix ans d'un chantier permanent. « On a d'abord géré l'urgence, se souvient Xavier. La décision de refaire le siège social a été prise dès 2010 mais nous avons priorisé les chantiers ». Un signe fort lancé aux collaborateurs excentrés. Un signe de durabilité.
Au cahier des charges de cet investissement de 2 M d'euros qui a demandé 1 an 1/2 de travaux, la volonté partagée avec l'ensemble du personnel de rester ancré à son territoire historique, la commune de Lonlay-l'Abbaye (Orne), 1200 habitants. Mais pour pouvoir pousser les murs, il faut parfois aussi pousser les limites parcellaires. L'occasion pour Xavier Lebaudy de remercier les 3 voisins qui ont accepté de céder quelques arpents de terre.
Autre élément pris en considération : de la fonctionnalité au juste rapport qualité/prix. L'entreprise manchoise, Chrysalis, a su répondre aux attentes de la maison. « Ils ont toujours su nous écouter et nous comprendre », souligne Xavier. Pas vraiment une surprise puisque ce chantier constitue une neuvième collaboration entre les deux parties prenantes.

Le directeur de John Deere France sera présent
Ce nouveau siège, 800 à 1000 personnes le découvriront à l'occasion d'une soirée conviviale à laquelle participera notamment Rémi Hanot (directeur général de John Deere France).
Sans être exhaustif, le show-room qui sert à la formation des collaborateurs et des clients (agriculteurs, ETA, CUMA) retiendra l'attention des professionnels. Le patio, le mur végétalisé, les immenses baies vitrées (....), celui des autres.  Cachez tout ce qui rappelle l'agriculture et on se croirait au siège d'une start-up dans la Silicon Valley. Mieux même car le paysage bocager, en cette fin de printemps, n'a rien à envier à la Californie C'est un pari que fait Xavier : croire en la durabilité de ce territoire.
Un autre Lebaudy, celui des biscuits de l'Abbaye, fait à quelques centaines de mètres le même pari, le même constat et partage à n'en point douter une ambition commune en construisant un nouveau bâtiment.

Quid de demain ?
Et quid de demain ? Xavier n'écarte aucune hypothèse mais n'affiche pas d'ambition particulière. « On arrive à un palier : 8-9 bases, 135 collaborateurs que je connais tous, un esprit familial...» Des valeurs sûres qu'il veut préserver sans pour autant écarter un développement futur. « Je crois en notre région et en son agriculture parce qu'il pleut », insiste-t-il. Il croit donc en l'avenir du machinisme agricole et plus particulièrement en celui de la marque dont il défend les couleurs. « On ne peut pas se passer de traçabilité, il nous faudra donc de plus en plus de matériel connecté ».
Avec une gamme de 200 matériels connectés matérialisée sur le terrain par plus de 37 000 unités, le géant américain dispose d'un atout considérable et concret. «On parle de plus en plus de panne prédictive. Une façon d'immobiliser le moins possible le matériel en anticipant les actions à mener,» synthétise Xavier.

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