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Environnement
Etude de l’eau en classe de “maire” !

Pour sensibiliser les élus au milieu aquatique, l’agence de l’eau s’est appuyée sur le CDFA*. Au bord de la Seulles, les maires et maires adjoints ont chaussé leurs bottes. Objectif : identifier les responsabilités et les obligations dans le domaine de l’eau des collectivités. L’occasion de montrer que les efforts ne doivent pas se limiter aux seuls agriculteurs.

© VM

Ils sont maires, maires-adjoints ou présidents de syndicats d’eau. Ces élus ont 5 jours de classe d’eau, programmés sur leur agenda. Il s’agit en réalité d’une formation dispensée sur 5 journées réparties entre le mois d’octobre et le mois de décembre et visant à répondre aux attentes des élus en matière de gestion de l’eau. “Logique. Quand on connait la difficulté de comprendre et donc de gérer les questions liées à l’eau dans les communes”, confiera l’un des élèves lors de la première journée.
Pour les élus, les politiques de l’eau ne coulent pas forcément de source. “Cette formation a pour objectif de leur transmettre les fondamentaux nécessaires pour les aider d’une part dans leurs démarches et d’autre part pour les informer sur les solutions d’accompagnement technique et financier qui existent”, explique le communiqué de l’Agence de l’eau Normandie-Seine.

Maire et agriculteur
Pendant cette formation, les pratiques agricoles ne sont pas stigmatisées. “On aborde l’agriculture, mais seulement dans un cadre général. C’est juste un des aspects de la directive cadre sur l’eau. L’agriculture n’est finalement abordéE que dans une petite partie de la formation”, explique Catherine Sady, du CDFA. Parmi les sujets abordés : les ouvrages qui gênent  la fluidité d’un cours l’eau, l’observation de la faune et de la flore, la visite d’une station d’épuration, ou la visite d’une usine de production d’eau potable.
Didier Vergy, maire de Landes-sur-Ajon et agriculteur participe à cette formation. “Sur les analyses d’eau, on nous parle de nitrates, de phosphates ou de pesticides. Généralement, on ne s’attaque qu’à la production agricole. La pollution, c’est aussi les stations d’épuration pas assez performantes ou les systèmes d’assainissement personnels. En tant qu’élu, je suis venu pour savoir ce que les futures lois nous réservent”.

Les petites communes sont aussi au travail
Sur sa commune de 402 habitants, il travaille à la mise aux normes des cours d’eau. Ces derniers sont censés être aux normes en 2015. “Avec le Conseil général, un travail est engagé pour voir ce qu’on peut faire. Le problème, c’est qu’on nous invite à supprimer les animaux au bord des rivières. On nous explique qu’il vaut mieux une fauche. J’ai l’impression qu’on déplace juste les pollutions”, explique ce maire agriculteur.
Avant d’en arriver à ces situations extrémistes, des solutions existent. Les élus ont chaussé leurs bottes pour observer certaines pratiques. A commencer par la mise en place de barrières le long des cours. “Tous les élus ne connaissent pas les démarches possibles pour les agriculteurs. Et pour les éleveurs, c’est aussi une question de bon sens. Ils préfèrent que leurs animaux boivent une eau saine pour éviter la paratuberculose ou la grande douve”, estime Stéphane Weil, de Cellule d'Animation Technique pour l'Eau et les Rivières de Basse-Normandie.
V.M.
*Comité de Formation Agricole et Rural

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