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Sanitaire
Exercice de simulation d'un cas de DNC : "Le protocole permet d'être réactif"

Le 7 septembre 2026, la préfecture a orchestré "une manœuvre" permettant de gérer la détection d'un cas de DNC (dermatose nodulaire contagieuse) dans la Manche. Pour le GDS 50, cet exercice permet de mesurer la réactivité.

Une quarantaine de personnes ont été mobilisées sur cet exercice de simulation d'un cas de DNC dans la Manche.
Une quarantaine de personnes ont été mobilisées sur cet exercice de simulation d'un cas de DNC dans la Manche.
© SB

L'été 2025 a été marqué par la propagation de la DNC, notamment en Savoie. La Manche n'a pas été concernée par cette maladie. Pour autant, les éleveurs regardaient l'évolution de près. Le 7 septembre 2026, la préfecture de la Manche, avec les différents services de l'État, a réalisé un exercice simulant l'apparition d'un foyer dans le département auquel le GDS de la Manche, présidé par Hervé Marie, a été associé. "Nous avons été mis dans la boucle. Nous avons été alertés à l'instant T dès qu'il y a eu la présomption puis la confirmation du cas et le dispositif à déployer".

Pas le même impact économique

Cet exercice est "une très bonne chose parce que la non-propagation de ce genre de maladie dépend de notre capacité à être réactifs et du protocole d'intervention à déployer sur le territoire", insiste le responsable professionnel. "C'est d'autant plus intéressant de le faire dans la Manche que nous sommes le premier département pour le cheptel bovin, avec un nombre important d'élevages. Nous avons aussi des marais avec des herbages collectifs regroupant un mélange de cheptels". Du fait de cette densité d'élevages, le déploiement d'une vaccination représenterait un coût considérable. "Cela n'aurait rien à voir avec ce qui s'est passé dans les départements du sud-est", fait remarquer Hervé Marie.

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S'appuyer sur les délégués

Grâce au maillage de délégués du GDS dans tous les cantons, "en moins de deux heures, tous les éleveurs auraient la capacité d'être informés. On pourrait à la fois neutraliser la zone et organiser par secteur des réunions d'information rapidement. Parce que dans ces situations, l'intérêt est de ne pas bouger, surtout de ne pas sortir de la zone", avance le président du GDS. Pour rappel, la DNC s'était propagée de l'été à la fin de l'année 2025 dans 117 élevages de l'est et du sud de la France entraînant l'abattage de 3 500 bovins.

 

Pourquoi avoir conduit cette opération ? La préfecture précise

Le 7 septembre 2026, une quarantaine de personnes étaient mobilisées sur l'exercice de simulation d'un cas de DNC (Dermatose nodulaire contagieuse). "Cela permet aux services de se préparer à la gestion d'une éventuelle crise sanitaire dans le domaine de la santé animale ", précise le préfet de la Manche, Marc Chappuis. Cet exercice a été demandé par la DGAL (Direction générale de l'alimentation) du ministère de l'Agriculture. "La Manche étant le premier département en termes d'élevage bovin en France, il est particulièrement important que nous soyons préparés au mieux à faire face à une situation de ce type", ajoute-t-il.

Des exercices d'ampleur se tiennent au moins une fois tous les quatre ans : le scénario du précédent exercice tenu dans la Manche en 2022 concernait la peste porcine africaine. Entre deux exercices, les services de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) réalisent chaque année des entraînements ou des exercices de plus petite dimension.

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