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Jeunes Agriculteurs
Fabien Angot trace son sillon vers le régional

Intitulée “un dimanche, des paysans”, la fête des Jeunes Agriculteurs a rassemblé plus de 3000 personnes à Falaise, dimanche dernier. Certains ont assisté à la victoire de Fabien Angot lors du concours de labour. Déjà vainqueur l’an passé, il participera la semaine prochaine, au championnat régional dans la Manche.

Fabien Angot est en cours d’installation, à Juvigny-sur-Seulles. Prochainement, il rejoindra le  GAEC familial, basé sur la polyculture et l’élevage. Pour l’heure, il a remporté le concours départemental de labour. Il s’agit de sa troisième victoire en quatre participations. Le jeune agriculteur est, en effet, allé à bonne école. Il bénéfice des conseils de son père et de son frère, tous deux anciens concurrents. “C’était un peu plus difficile que l’an passé, la terre était collante”, témoigne-t-il.

Nouveaux candidats
D’ici la finale régionale, Fabien Angot a encore prévu de s’entraîner. Il peaufinera les réglages de sa “bisoc” avant de se rendre dans la Manche, le week-end prochain. Des propos complétés par un autre habitué des concours de labour, le président du jury, Jean-Claude Lebossé : “Malgré ses 81 points sur 100, le vainqueur a encore une marge de progrès. Il peut encore améliorer sa dérayure finale. Attention aussi au temps imparti. Sur un national, la parcelle labourée mesure 100 mètres de long contre 70 aujourd’hui. Mais, le temps autorisé reste identique”.

Tracteur force

 

Quinze agriculteurs ont participé à la démonstration de tracteurs force. Certains avec le tracteur du quotidien, d’autres avec un engin dédié à la compétition. Les mécaniques sont réparties en trois catégories : 80 à 100 cv ou deux roues motrices, 120 à 160 cv et 160 à 200 cv. La première catégorie tracte 3 tonnes, la seconde 4 t et la dernière 5 t. La remorque, spécialement conçue et fournie par Rolland, repose sur un patin.  “Il faut la tirer le plus loin possible. Elle est équipée d'un treuil, entraîné par les roues, remontant la charge vers l'avant de la remorque au fur et à mesure de son avancement”, explique Gaëtan Doyere, l’organisateur. Pierre Verkinder, originaire d’Honfleur, est féru de la discipline. Il a entièrement refait à neuf son Someca 1000. La préparation a nécessité 500 heures de travail. L’effort  paie. Dans la  première catégorie, il a parcouru 97,6 m parcourus. Explications.


Changement de moteur
“J’ai mis un moteur avec une cylindrée plus importante. Je suis passé d’un 5,1 L à 5,9 L. Le nouveau moteur est issu d’une moissonneuse Laverda L 517”.

Pression
“Je recherche un maximum de traction. Les pneus sont gonflés à 1 bar. Je ne peux pas descendre plus bas, car la jante risquerait de glisser sur le pneu. Les roues sont également gonflées avec 75 % d’eau. Soit 450 kg d’eau par pneu”.

Inertie
“Le règlement impose de garder la même vitesse du départ à l’arrivée. Avec deux roues motrices, il faut donner suffisamment d’inertie au tracteur. Je pars assez vite pour ne pas patiner à la fin. C’est un compromis à trouver car mon but est que le moteur se couche”. 

1 tonne de masse
“Le règlement nous autorise à charger le tracteur d’une tonne maximum. Pour privilégier la traction et éviter que le tracteur ne se cabre, les masses sont placées entre les deux essieux. Les mettre à l’avant n’a pas d’intérêt, car on déleste l’arrière et on réduit la motricité”.

1 %
“J’ai ajouté 1 % d’essence dans le réservoir. Ce pourcentage augmente l’indice d’octane et améliore la combustion”.

10 000 € pour le tracteur
et les pièces
“J’ai refait l’embrayage à neuf. Le filtre à air a également été retiré et la pompe à injection modifiée. On a ainsi redonné du régime moteur pour atteindre 3000 à 3500 tours”.

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