Aller au contenu principal

Faire appel à un entrepreneur : « c’est un investissement »

Le 87 e congrès des Entrepreneurs des Territoires (EDT) se déroulera du 31 janvier au 2 février 2019, à Deauville (Calvados). L’évènement sera axé sur les nouvelles technologies ainsi que les nouveaux services et conseils. Explications de Patrice Gauquelin, président d’EDT Normandie et organisateur de la manifestation.

© VM

>> Lors de votre congrès, vous aborderez les nouvelles solutions apportées par vos entreprises. Quelles sont les pistes de réflexion ?
Nous travaillerons sur le rôle des entreprises de travaux agricoles avec l’agriculteur. Les pratiques agronomiques changent. Mais, les innovations doivent rester rentables. Nous nous interrogeons donc sur la valorisation de l’agriculture de précision auprès de nos clients.  Constructeur, start-up, entrepreneur et représentants des producteurs participeront.

>> Dans un contexte d’optimisation des coûts, comment la relation des agriculteurs avec leur entrepreneur évolue-t-elle ?
Nous sommes dans un monde économique où tous les acteurs optimisent leurs coûts. La volonté de contractualiser entre l’agriculteur et l’entrepreneur se développe.  L’exploitant agricole souhaite savoir où il va à court et moyen terme. « L’agrément phyto » pousse certains à déléguer l’ensemble de leurs traitements.
Contractualiser les activités s’avère une solution pertinente. Les entrepreneurs n’ont pas d’intérêt à aller contre. Quand nous achetons une machine à 400 000 euros, nous avons besoin de savoir si nous pouvons compter sur nos clients. La contractualisation ne comporte pas uniquement l’aspect tarifaire, même s’il est bordé pour plusieurs années.  C’est un engagement réciproque. EDT est là pour accompagner les entrepreneurs pour constituer des contrats.

>> Les exploitations agricoles se restructurent et s’agrandissent. Est-ce une crainte pour les entrepreneurs de travaux agricoles ?
Notre force, c’est la partie humaine. Nous avons des salariés formés. Le matériel agricole devient très technique et impose un réel savoir-faire pour valoriser le potentiel des machines.
De plus en plus d’agriculteurs choisissent ainsi de déléguer leurs travaux. Même si une grosse exploitation a la possibilité d’investir, elle sera limitée par le facteur humain. Faire appel à un entrepreneur est un investissement, pas une charge.

>> En quoi les sujets défendus par la Fédération des EDT peuvent-ils toucher les agriculteurs dans leur quotidien ?
Même si nous ne répercutons pas toutes les charges, un surcoût imposé à une entreprise impacte forcément notre clientèle agricole. Quand on s’oppose à une taxe sur les carburants, les agriculteurs en bénéficient. Nous défendons donc aussi l’intérêt de nos clients.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

AUTORISATION CHASSE 61
Feu vert à la chasse dans l’Orne
Jeudi 5 novembre, la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage était en réunion extraordinaire. Malgré le…
SOJA NORMAND MOISSON
Le potentiel du soja prend racine
Au printemps, des éleveurs adhérents à l’OP des 3 Vallées (Danone) et des cultivateurs ont semé 29 ha de soja, en partenariat…
SCoT Caen métropole
Le futur visage de la métropole de Caen
Le nouveau SCoT de Caen métropole réduit la possibilité d’urbaniser les terres agricoles et naturelles. Une enveloppe foncière…
Pascal Desvages et Stéphane Carel Président et directeur de la coopérative de Creully (14).
Coopérative de Creully (14) : " Nos choix stratégiques sont confortés "
Malgré la crise sanitaire et autre perturbateur conjoncturel et structurel, la coopérative de Creully (14), qui tient son…
LIN ET COVID
Le lin : une filière d’excellence à l’épreuve de la Covid
80% de la production mondiale de fibre de lin teillé est d’origine européenne et la France en est le leader mondial. Outre leur…
pressoir lycée agricole Sées
Au lycée de Sées, on presse beaucoup pour le plaisir
Le pressoir de Patrick Yvard s’installe chaque année durant deux mois et demie dans la cour de la cidrerie du lycée de Sées. Les…
Publicité