Aller au contenu principal

Faire de la bobine de lin à pleine vapeur

La recherche et développement reste un pôle important dans l'essor du groupe Depestele à Bourguebus (Calvados). Il a investi dans un centre de développement exploratoire, un centre cofinancé par l'Europe via des fonds Feader

© SB

Feader, ce sont des fonds européens de développement économique et régional. Des fonds qui ont permis au groupe Depestele de construire son centre exploratoire. Un centre fermé et protégé des regards indiscrets puisqu'il accueille les dernières innovations de l'entreprise. Mais quand les représentants de l'Europe se déplacent à Bourguébus, Marc Depestele ouvre grand les portes en disant à Lena Andersson-Pench “Vous êtes ici chez vous”. Et pour cause, sur les 5 à 6 millions d'euros d'investissements, l'Europe a abondé selon des critères bien spécifiques.
Si les frères Depestele se sont lancés dans cet investissement, c'est pour trouver des débouchés alternatifs à ceux de la filière
textile. En créant LINT (Lin
technique normand), les deux chefs d'entreprises veulent
développer des semi-produits directement utilisables par
les industriels du secteur des
matériaux composites.

Du ruban sans torsion
Dans ce bâtiment qui n'était qu'un atelier de stockage, des machines ont été installées pour réaliser des rubans de fibres longues de lin utilisables dans les matériaux composites. “On va bobiner à pleine vapeur” lâche Marc Depestele, habité par un dynamisme débordant, remarqué par les représentants européens. “L'Europe a besoin de vous et de votre dynamisme” lance un des représentants.
Pour l'instant, la recherche n'en est qu'à une phase d'essai. C'est un ruban sans torsion qui doit sortir des machines. “Il faut bien comprendre comment est faite la fibre, et faire ressortir les propriétés remarquables du lin” note le chef d'entreprise. Mais pour la famille Depestele, le lin n'a plus de secret. Ils sont liés depuis plus de 160 ans. A terme, “on va optimiser notre outil de production. On tournera 24 h/24. Mais d'ores et déjà, nous arrivons à un prix compétitif” explique-t-il. Il n'est pas question de faire du tissu même si dans le centre exploratoire, un métier à tisser s'y trouve. “C'est pour donner une preuve en image, tester en direct, montrer ce qu'on est capable de faire avec notre fibre”.

Un secret bien gardé
Le lin peut être utilisé pour les radars de bateau. “Il est plus transparent que le verre” assure le dirigeant. Ce matériau se retrouve dans des canapés, échelles, ou encore un couffin exposé à Bruxelles en ce moment. Une éolienne à base de lin a été aussi construite. Elle est en période de test. Un test qui devra confirmer les propriétés du lin, et de sa capacité à se détériorer dans le but de laisser une planète propre.
Toutes les techniques sont à l'abri des regards. Et moins Marc Depestele en parle, mieux il se porte. Jusqu'à éviter de déposer des brevets. “On en a mais pas pour tout parce que l’on doit dire comment on fait. Si on ne veut pas dire, on ne dépose pas” dit-il simplement.
Les projets ne manquent pas pour que le lin puisse donner le meilleur de lui-même. L'innovation reste le maître mot. Un régal pour les ingénieurs de
l'entreprise, les chercheurs et les partenaires de l'entreprise.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Béatrice Caplet et Thierry Bizeul : "ce Bachelor agro permet d'acquérir diverses compétences relatives au management d'une exploitation agricole dans un contexte de transition. Il permet de développer ses compétences en stratégie d'entreprise et de pilotage de projet, de se préparer à accompagner et seconder des exploitants dans leur fonction de dirigeant".
Au Campus du lycée de Sées : un Bachelor agro à la rentrée
Un Bachelor agro (Entreprendre, Accompagner et Manager en agriculture) ouvre à la rentrée prochaine au Campus Terre et Avenir du…
La remise de La Croix de commandeur dans l'ordre du mérite agricole à Gilles Beaufils s'est faite en mairie de Moyon, mairie qu'il a côtoyée pendant plusieurs décennies.
Promu commandeur dans l'ordre du Mérite Agricole, Gilles Beaufils reste humble
À 84 ans, Gilles Beaufils, ancien maire de Moyon pendant 30 ans, a reçu des mains du député Philippe Gosselin, parrain pour l'…
Le Syndicat Charolais du Calvados organise sa troisième édition des portes ouvertes.
Le grand retour des portes ouvertes du syndicat Charolais du Calvados
Le Syndicat Charolais du Calvados organise sa troisième édition des portes ouvertes. Les rencontres ont lieu cette fois-ci sur…
"Je ne suis pas de ceux qui pensent tout connaître", remarque David Clavière, mardi 18 mai, à l'occasion d'une conférence de presse. Le nouveau préfet souhaite "trouver des moyens d'avancer avec du bon sens et du pragmatisme, en étant simple, transparent et direct".
David Clavière, nouveau préfet "de terrain et de proximité" dans le Calvados
David Clavière, 52 ans, est le nouveau préfet du Calvados. Il succède à Stéphane Bredin et il a pris ses fonctions le 18 mai…
Grégory Bariller, élu président de la commission environnement le 8 avril dernier, par les membres du conseil d'administration de la FDSEA 61.
Grégory Bariller représente la commission environnement
Mercredi 8 avril, la FDSEA 61 a élu son nouveau conseil d'administration pour une durée de trois ans. Grégory Bariller, 40…
"C'est marquant cette affluence qui ne cesse de croître", relève François Bruno, conseiller départemental.
Vachement Caen a peut-être trouvé la recette gagnante
L'Association Vachement Caen s'est réunie mardi 19 mai 2026. Entre le retour du concours départemental des Normandes, le…
Publicité