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SICAMON
Faire un tour au cadran

Claude Géhanne, éleveur laitier, utilise depuis sa création, le marché au cadran de St-Pierre-sur-Dives géré par la SICAMON. Il incite tous les éleveurs à venir faire de même.

Lundi 7 mai après-midi, Claude Géhanne est venu faire un tour au marché au cadran de Saint-Pierre-sur-Dives. (AD)
Lundi 7 mai après-midi, Claude Géhanne est venu faire un tour au marché au cadran de Saint-Pierre-sur-Dives. (AD)
© AD
Transparence sur les cours, valorisation des animaux, gestion de la trésorerie, ... Les bonnes raisons ne manquent pas pour les éleveurs de venir utiliser les marchés au cadran. Claude Géhanne, éleveur laitier a utilisé les marchés de la SICAMON depuis la création de la structure il y a trente ans, pour vendre des veaux et ses vaches de réforme. “Bien souvent, les éleveurs ne savent pas ce que valent leurs animaux, regrette Claude Géhanne. Sur le marché, les éleveurs peuvent se faire une opinion plus objective de la valeur de leurs bêtes, dans un sens comme dans l’autre. Aussi, le marché permet souvent de profiter de la concurrence entre les acheteurs. C’est plus facile de tirer un bon prix face à 7 ou 8 clients, que lorsque le marchand passe seul sur la ferme ». Les acheteurs y trouvent aussi leur compte. “En 1 h 30, ils peuvent acheter 25 à 30 bovins, alors qu’il leur aurait fallu plus de temps et plus de frais pour regrouper autant d’animaux en passant de ferme en ferme, détaille Jean-Michel Bréard, le président de la SICA. Pour l’abattoir de St-Pierre sur Dives, c’est aussi une aubaine pour réduire les frais de transport”.
Le marché au cadran garantit le paiement des animaux. Les éleveurs peuvent se faire payer dans la journée par la SICA. “La trésorerie se fait rare dans le monde agricole. Le marché au cadran permet de répondre à un réel besoin, observe Claude Géhanne. Il suffit de déposer le chèque le jour même et le paiement se fait dans la journée”.

Recruter des éleveurs
Si l’outil est bon, il a aussi besoin d’éleveurs pour le faire vivre. L’agriculteur explique que “si dans un rayon de 40 km autour des marchés, tous les éleveurs venaient vendre des animaux ne serait-ce qu’une fois par an, l’activité de la SICAMON en serait considérablement améliorée, avec un meilleur écrasement des frais fixes, des cotations plus représentatives, et des acheteurs plus nombreux et spécialisés”. Alors pour recruter de nouveaux éleveurs, les membres de la SICAMON en appellent aussi à la responsabilité de chacun. “Le cadran apporte de la transparence. S’il n’y a plus de marché, il n’y a plus de cours, et alors le prix est fixé au bon vouloir des vendeurs”. “Le marché est ouvert, garantit Claude Géhanne, n’importe qui peut venir voir comment cela fonctionne, avant d’engager des animaux”. 
Une bonne année à présenter lors de l’assemblée générale du 10 mai
2011 a été un bon millésime pour les résultats financiers de la SICAMON. Le nombre d’animaux vendus a été stabilisé par rapport à 2010, et les prix unitaires de chaque type d’animaux a été en hausse. La SICAMON se rémunérant en pourcentage de chaque vente, les résultats sont en hausse. Une bonne nouvelle pour la structure qui fêtera ses trente ans au mois de juin. L’assemblée générale se déroulera ce jeudi 10 mai à 14h30 à la salle des fêtes de Soligny-la-Trappe, dans l’Orne.
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