Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Farmer Academy : une télé-réalité pour les pros

Avec la Farmer Academy, la technique agricole se met à la téléréalité. Cette émission se destine aux éleveurs. Son thème : la santé animale. 4 binômes, constitués d’un agriculteur et d’un vétérinaire, s’affrontent. Le Calvados est représenté avec Arnaud Triomphe et Mickaël Vivier.

© DR

Non mais allo quoi ! Les deux premiers épisodes sont déjà en ligne. Deux autres seront diffusés les lundis 9 et 16 novembre. Tous les codes de la téléréalité sont réunis.... Hormis le fait que les participants parlent un français correct ! La Farmer Academy n’est donc pas diffusée sur NRJ12, mais sur Campagne TV ou sur internet. Issus de toute la France, les candidats jouent en équipe : les rouges, les verts, les bleus et les violets. À l’instar des programmes de “real TV”, les protagonistes commentent les épreuves dans un confessionnal. Le jury fait le spectacle et se montre froid. L’un des juges, avec son crane rasé, remplit parfaitement son rôle de “méchant” monsieur Propre. Le programme dispose aussi de sa jolie blonde à la présentation. Mais plus qu’un détail, la demoiselle s’avère vétérinaire de formation. Car la Farmer Academy ne se contente pas d’être simple divertissement. Elle s’adresse à un public précis : les éleveurs professionnels. Difficile de le contredire à la lecture du sujet de l’émission : la prévention des maladies respiratoires bovines. La première épreuve le prouve également. L’écouvillonnage ne parlera pas aux non-initiés. Les agriculteurs, eux, pourront approfondir leur technicité de manière ludique. 

Basé sur la confiance entre le vétérinaire et l’éleveur
Parmi les quatre binômes concurrents, l’un d’eux est calvadosien. Arnaud Triomphe, vétérinaire, fait équipe avec Mickaël Vivier, éleveur de Longues-sur-Mer. “Pour me présenter le projet, Arnaud m’a dit que c’est un croisement entre Koh Lanta et l’Amour est dans le pré”, raconte l’agriculteur. “J’aurais peut-être dû dire l’amitié est dans le pré”, sourit le vétérinaire. Plus que cette présentation succincte, c’est la confiance en son vétérinaire qui l’a convaincu. “Je sais qu’Arnaud ne m’embarquerait pas dans un projet qu’il ne sent pas”, témoigne l’éleveur. Les deux se connaissent depuis 2002. “Le jeu illustre la nécessaire relation de confiance entre l’éleveur et son vétérinaire. C’est technique et ludique. Et au final, nous nous sommes bien amusés”, raconte Arnaud Triomphe.

En tête après la première épreuve : l’écouvillonnage
Lors de la première épreuve sur l’écouvillonnage, les Normands montrent leur savoir-faire. Ils  terminent avec le meilleur temps et sont en tête avec une note de 8,5/10. “L’écouvillon, on n’en parle pas assez souvent.  Tous les hivers, j’en cible 5 à 10 pour détecter les pathologies respiratoires. L’émission met en avant des pratiques préventives pour réaliser des économies et favoriser le bien-être animal”.  L’écouvillon est frotté vigoureusement contre la muqueuse pendant 10 secondes.  Il est ensuite conservé dans un environnement stérile jusqu’à son arrivée en laboratoire. Par rapport à leurs concurrents, les Normands ont marqué des points, car ils sont les seuls à vérifier que le veau est en hyperthermie. “Nous avons ainsi vérifié si l’animal est en incubation. Au laboratoire, nous avons prévu de faire un écouvillon sec. On va demander des PCR en virologie et en bactériologie”, explique le binôme vert au jury. Une fiche technique sur le sujet est téléchargeable (www.farmeracademy.fr).

Parler de vaccination
La seconde manche traite des bonnes pratiques de vaccination.  L’occasion de rappeler l’importance de la chaîne du froid, le respect de la date de péremption ou l’usage unique de la seringue. Dans la troisième manche, les tandems devront évaluer un bâtiment. Sur sa ferme, Mickaël Vivier est attentif à la problématique. “Nous avons un bâtiment bien ventilé de 10 m au faîte, dédié aux vaches. On a 10 m2 par animal”.  Ce sujet touche davantage l’éleveur que la dernière épreuve. Cette dernière porte sur l’intérêt de la vaccination. L’argumentaire est préparé à deux. Mais, l’éleveur se charge de la présentation. Pas simple. Surtout pour Mickaël Vivier qui ne vaccine pas. “J’ai la chance de disposer d’un cheptel sain. Je n’ai pas de voisins de pâture et pas d’achats extérieurs”, explique l’éleveur.     “Globalement, l’émission parle beaucoup de problème respiratoire. Améliorer l’élevage des génisses n’est pas négligeable. En passant les vêlages de 30 à 24, on gagne 40 € juste de nourriture par mois. C’est concret. Nous sommes dans le quotidien des fermes”, indique Arnaud. Avec la Farmer Academy, la télévision garde donc les pieds sur terre.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

ELISE HEBERT
« Si je n’essaie pas, je serai déçue »
Anxieuse, mais bosseuse, Élise Hébert, 22 ans, est salariée de l’entreprise de travaux agricoles Vandecandelaère, à Saint-Manvieu…
MARC BUON ET SA FILLE JULIE
Marc revit et fait sa rééducation en allant voir ses vaches
Agriculteur à Loucelles, ancien président de la FDSEA du Calvados et ancien vice-président de la Safer Normandie, Marc Buon est…
Une bouteille de cidre par semaine éloigne la crise et sauve le verger
Il suffirait que chaque foyer normand achète une bouteille de cidre par semaine pour sauver la filière cidricole malmenée par la…
John Deere : le premier 8R sur les routes du pays d’Auge
Les établissement Ruaux ont vendu et livré le premier tracteur John Deere 8R/370 en Normandie. Visite complète au champ.
« C’est inadmissible que l’on n’arrive pas à être reçu par les ministres de l’Agriculture et des Finances »
Au moment où la filière vitivinicole cherche à négocier des aides avec le gouvernement pour sa survie, la filière cidricole…
Élodie et Baptiste Leclerc (50)
Témoignage d'Élodie et Baptiste Leclerc, éleveurs de veaux à Le Mesnilbus (50)
Élodie et Baptiste Leclerc élèvent des veaux à Le Mesnilbus (50) en intégration chez Denkavit. Âgés tous les deux de 31 ans, ils…
Publicité