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Fauche des couverts

Dans la Manche, Thibaut Giraud est éleveur allaitant à La-Chapelle-en-Juger (Thèreval). Impliqué dans la démarche d’agriculture de conservation des sols, il a démarré ses travaux par la fauche de couvert. Après un hiver extrêmement pluvieux, la situation des parcelles est hétérogène.

Ray-grass résistant

Samedi 21 mars, Thibaut Giraud fauche une parcelle de 12 ha. Elle appartient à son voisin, éleveur porcin. Avant maïs, il y a semé un couvert protéique de féverole, seigle et radis chinois pour ses bovins. « Ça va me servir de fourrage, détaille l’éleveur, parce que l’hiver a été très long et que mon stock de nourriture est très bas. » Même si les plantes ne sont pas, à cette saison, au maximum de leur valeur protéique, il fauche pour résoudre un problème de ray-grass résistant. « C’est l’ennemi du maïs. Pour m’en débarrasser, je fauche une première fois, puis je le laisse repousser. Je passe un désherbant et je réalise un travail mécanique superficiel à la bineuse. » Il réduit de cette façon l’usage d’herbicide. Pour la fauche, il utilise la conditionneuse John Deere, « qui m’évite un second passage de faneuse et fait bien ressortir l’humidité ».

 

Matière organique

Sur les douze hectares, deux n’ont pas pu être fauchés, « le sol n’était pas assez ressuyé ». Une situation qui n’inquiète pas Thibaut Giraud. En agriculture de conservation, « on dit qu’on restitue au sol. Le but est de produire de la matière organique. A terme, ça permet d’avoir un sol vivant, des vers de terre et une terre nourrie, c’est bénéfique ». Le reste de la parcelle sera travaillé et désherbé autour du 15 avril.

 

Fauche de l’herbe

La fauche de l’herbe démarre cette semaine, « je ne fais pas tout en même temps, révèle Thibaut Giraud, une partie de mon exploitation est précoce, mais l’autre est très humide, je la faucherai au mois de mai. Sur les parcelles qu’il n’a pas pu récolter en automne, « le pied d’herbe n’est pas exceptionnel », il doit faucher sans tarder pour avoir du volume. Dans les 25 hectares qu’il s’apprête de faucher, les pieds sont jolis ». Il conserve 25 ha de pâturage pour ses bovins, « je suis surpris dans le bon sens, ça se ressuye plutôt bien, on arrive à aller partout ».

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