Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Fauche des couverts

Dans la Manche, Thibaut Giraud est éleveur allaitant à La-Chapelle-en-Juger (Thèreval). Impliqué dans la démarche d’agriculture de conservation des sols, il a démarré ses travaux par la fauche de couvert. Après un hiver extrêmement pluvieux, la situation des parcelles est hétérogène.

Ray-grass résistant

Samedi 21 mars, Thibaut Giraud fauche une parcelle de 12 ha. Elle appartient à son voisin, éleveur porcin. Avant maïs, il y a semé un couvert protéique de féverole, seigle et radis chinois pour ses bovins. « Ça va me servir de fourrage, détaille l’éleveur, parce que l’hiver a été très long et que mon stock de nourriture est très bas. » Même si les plantes ne sont pas, à cette saison, au maximum de leur valeur protéique, il fauche pour résoudre un problème de ray-grass résistant. « C’est l’ennemi du maïs. Pour m’en débarrasser, je fauche une première fois, puis je le laisse repousser. Je passe un désherbant et je réalise un travail mécanique superficiel à la bineuse. » Il réduit de cette façon l’usage d’herbicide. Pour la fauche, il utilise la conditionneuse John Deere, « qui m’évite un second passage de faneuse et fait bien ressortir l’humidité ».

 

Matière organique

Sur les douze hectares, deux n’ont pas pu être fauchés, « le sol n’était pas assez ressuyé ». Une situation qui n’inquiète pas Thibaut Giraud. En agriculture de conservation, « on dit qu’on restitue au sol. Le but est de produire de la matière organique. A terme, ça permet d’avoir un sol vivant, des vers de terre et une terre nourrie, c’est bénéfique ». Le reste de la parcelle sera travaillé et désherbé autour du 15 avril.

 

Fauche de l’herbe

La fauche de l’herbe démarre cette semaine, « je ne fais pas tout en même temps, révèle Thibaut Giraud, une partie de mon exploitation est précoce, mais l’autre est très humide, je la faucherai au mois de mai. Sur les parcelles qu’il n’a pas pu récolter en automne, « le pied d’herbe n’est pas exceptionnel », il doit faucher sans tarder pour avoir du volume. Dans les 25 hectares qu’il s’apprête de faucher, les pieds sont jolis ». Il conserve 25 ha de pâturage pour ses bovins, « je suis surpris dans le bon sens, ça se ressuye plutôt bien, on arrive à aller partout ».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

ELISE HEBERT
« Si je n’essaie pas, je serai déçue »
Anxieuse, mais bosseuse, Élise Hébert, 22 ans, est salariée de l’entreprise de travaux agricoles Vandecandelaère, à Saint-Manvieu…
MARC BUON ET SA FILLE JULIE
Marc revit et fait sa rééducation en allant voir ses vaches
Agriculteur à Loucelles, ancien président de la FDSEA du Calvados et ancien vice-président de la Safer Normandie, Marc Buon est…
Une bouteille de cidre par semaine éloigne la crise et sauve le verger
Il suffirait que chaque foyer normand achète une bouteille de cidre par semaine pour sauver la filière cidricole malmenée par la…
John Deere : le premier 8R sur les routes du pays d’Auge
Les établissement Ruaux ont vendu et livré le premier tracteur John Deere 8R/370 en Normandie. Visite complète au champ.
« C’est inadmissible que l’on n’arrive pas à être reçu par les ministres de l’Agriculture et des Finances »
Au moment où la filière vitivinicole cherche à négocier des aides avec le gouvernement pour sa survie, la filière cidricole…
Élodie et Baptiste Leclerc (50)
Témoignage d'Élodie et Baptiste Leclerc, éleveurs de veaux à Le Mesnilbus (50)
Élodie et Baptiste Leclerc élèvent des veaux à Le Mesnilbus (50) en intégration chez Denkavit. Âgés tous les deux de 31 ans, ils…
Publicité