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Féveroles à début floraison
Faut-il les protéger ?

Les maladies susceptibles d’être présentes aujourd’hui dans la culture sont l’anthracnose et le botrytis. Comme pour le pois, cette année, excepté sur certaines parcelles de féverole d’hiver, le risque est à ce jour faible dans la grande majorité des parcelles.

L’anthracnose peut attaquer les feuilles, les tiges et les gousses. Les jeunes taches sont de petites taches de couleur cendrée diffuse avec un diamètre souvent supérieur à 3 mm. Les taches “âgées” sont typiques, de type “brûlure de cigarette” : pourtour noir, centre clair avec présence de nombreuses ponctuations noires. Par la suite, le centre de ces taches se nécrose, trouant les feuilles. Les tiges sont très rapidement attaquées en profondeur et finissent par casser. Pour les gousses, des nécroses circulaires de plusieurs millimètres et de couleur gris noir, sont visibles à leur surface. Dans les cas les plus graves, les gousses attaquées éclatent, ce qui infecte les graines, et produit des graines tachées, non vendables en alimentation humaine. De plus, les semences atteintes sont une source de propagation de l’anthracnose.
Le botrytis se présente sous la forme de nombreuses petites taches brun-chocolat dispersées sur la feuille, souvent de 2-3 mm de diamètre. Elles finissent par provoquer des nécroses importantes à l’origine de la chute précoce des feuilles. Ce n’est pas une “pourriture” comme sur le pois. Ce champignon provoque une couleur anthocyane superficielle des tiges, mais ne semble pas provoquer de dégâts sur les gousses et les graines.
Des températures supérieures à 20-22° C en présence d’une humidité saturante sont favorables à son développement.
Les jeunes taches d’anthracnose sont difficiles à distinguer de celles du botrytis : petites taches brun foncé.
Voici quelques aides au diagnostic : Il y a rarement plus de 2 taches d’anthracnose sur une feuille. Alors qu’en présence de botrytis, on a très vite de nombreuses petites taches dispersées sur la feuille. Les taches de botrytis sont de couleur plus uniforme que celles d’anthracnose et elles ne présentent pas de pycnides (points noirs).
A noter que la rouille, qui arrive plus tardivement au cours du cycle, reste la maladie la plus nuisible sur féverole, notamment en culture de printemps.

Programme de traitement indicatif
- 1er traitement : dès l’apparition des premières taches (DF à DF + 15 jours si pas de maladie avant).
• si anthracnose : Banko 500 à 2 l/ha (13 €/ha) ;
• si botrytis : Amistar 0.5 l/ha (26.5 €/ha).
-2e traitement : à T1 + 15 jours ou dès l’apparition des premières pustules de rouille.
• Horizon EW ou Caramba Star à 0.6 l/ha (20-21 €/ha) ;
• si anthracnose : ajout possible de Banko 500 (35 €/ha) ou Priori Xtra à 1 l/ha (50 €/ha) (également autorisé sur Sclérotinia) ;
• si botrytis : Amistar (40 €/ha).
- 3e traitement : nécessaire seulement si pression rouille forte.
Attention : Banko 500 est limité à 2 applications par campagne sur féverole.

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