Aller au contenu principal

FDSEA 14 : rester optimiste dans la nouvelle approche des relations commerciales

l La FDSEA tient son assemblée générale demain, vendredi 8 juin, à la salle de la Fédération des Chasseurs (41 rue des Compagnons à Caen) , de 14 h 30 à 16 h 30. Il y se sera question des EGAlim pour lesquels Christophe Macé (président de la FDSEA 14) estime qu’il faut « rester optimiste dans la nouvelle approche des relations commerciales » afin sans doute de « répondre collectivement aux enjeux sociétaux ». 

© TG

>> Quel bilan tirez-vous de votre première année de mandature ?
Christophe Macé. Je me suis remis très vite dans la peau du syndicaliste que j'ai toujours été. J'ai la chance de travailler avec une équipe soudée et engagée, nous nous partageons les dossiers afin que la charge de travail soit bien répartie.
Bien que spécialisé en production porcine, j'ai redécouvert mes collègues des autres productions avec leurs problématiques, comment ils gèrent le présent et appréhendent l'avenir... C'est très enrichissant à titre personnel et cela me conforte dans l'idée que le syndicalisme a toute sa place dans cette réflexion.

>> Le thème de votre assemblée générale est : « répondre collectivement aux enjeux sociétaux ». Pourquoi ?
Nous avons toujours su nous adapter aux défis qui se présentaientmais aujourd'hui les demandes sont multiples et contradictoires. Le consommateur exige plus de bien-être animal, plus de traçabilité, plus d’environnement, moins de sel, moins de gras, moins de sucre, moins de gluten mais plus d’Omega 3... La main sur le cœur, il vous promet qu'il est prêt à dépenser plus quand c'est plus vert. Mais, quand il s'agit de mettre la main au porte-monnaie, tout se complique. Voilà pourquoi nous avons choisi ce thème. François Attali ( Terrena) nous expliquera comment répondre à ces mutations, nous donnera des pistes à explorer pour rester dans une dynamique de projets.

>> Nous sommes dans la dernière ligne droite des EGAlim. Vous voyez la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine ?
Nous n'avons pas d'autres choix que de rester optimistes dans cette nouvelle approche des relations commerciales. Sans la pression du syndicalisme et une nouvelle majorité, je pense que beaucoup d'acteurs dans les filières se seraient satisfaits du système en place où la variable d'ajustement du prix resterait encore et toujours l'agriculteur.
Je persiste à penser qu'il y aura l'avant et l'après EGA. Ces changements demanderont du temps mais à nous de rester vigilants dans l'application de la loi.

>> Si on fait le tour de la ferme Calvados, où sont vos satisfactions et vos inquiétudes ?
2015 et 2016 ont été compliquées. 2015 pour l'issue malheureuse de la mobilisation syndicale dont nous devons sortir le plus rapidement possible à la fois pour les agriculteurs poursuivis et aussi pour la cohésion de notre département et 2016 pour la chute des revenus dans beaucoup d'exploitations. On y voit un peu plus clair en 2017 mais cela reste bien insuffisant pour éponger ces dernières années.

>> Dans quelques mois les élections professionnelles, vous avez ouvert le dossier ?
Nous venons juste de commencer à réfléchir comment et avec qui nous pouvons bâtir un projet agricole qui réponde aux besoins des agriculteurs. Je constate une forte attente du terrain pour rassembler des compétences dans l'esprit d'une dynamique d'ouverture. Je suis convaincu que nous en sommes capables.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Le méteil implanté cet automne pourra être récolté en ensilage en mai.
Sécheresse : miser sur les prairies sous couvert
Alors que les fourrages manquent, le semis de prairie sous couvert de méteil est encore possible. Mais il la remise des bêtes au…
Dans l'Orne, en 2024, la Ferme des chèvres brasseuses a inauguré son investissement de 600 000 euros pour changer d'échelle.
Les bières locales dans le creux de la vague en Normandie
Au Fêno, parmi les nouveautés, un bar à bières rassemblera 17 brasseries artisanales de Normandie. La filière ne connait plus la…
"Il faut s'adapter aux aléas climatiques", clame Samuel Courvallet, exploitant et maire de la commune de Pierrefitte-en-Cinglais. Il a engagé un projet de retenue collinaire, mais le stockage des eaux hivernales divise en local.
"Je trouvais utile de récupérer cette eau, plutôt qu'elle aille à la mer" : dans le Calvados, il crée une retenue collinaire
En Suisse Normande, à Pierrefitte-en-Cinglais, Samuel Courvallet aménage une retenue d'eau collinaire. L'arboriculteur voit dans…
La série 7 du robot Agbot (marque AgXeed) peut être équipée d'un outil allant jusqu'à 18 m avec ses 230 ch. L'autonomie court jusqu'à 24 heures.
La Cuma de Sassy teste le robot AgBot
La Fédération des Cuma Normandie Ouest, en partenariat avec la Cuma de Sassy, a proposé une démonstration du robot autonome…
Le cochon de Bayeux et ses copains des autres races patrimoniales normandes sera au Fêno tout le week-end à Caen
Fêno à Caen : le meilleur de la Normandie à dévorer ce week-end
Du 16 au 18 octobre 2026, le Festival de la Normandie revient au Parc des expositions de Caen avec 420 exposants. Entre…
"Le seul dossier que je veux bien continuer de regarder, c'est la RN 12, car le sud de l'Eure et l'Orne ", dit Hervé Morin
"L'investissement sur les routes, c'est terminé"
La Région Normandie prépare son budget 2027. Les ressources diminuent et l'investissement plafonnera à 550 millions d'euros. Il y…
Publicité