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FDSEA 50 : soutenir les agriculteurs dans une atmosphère délétère

Lundi 9 septembre, les adhérents de la FDSEA et des JA du canton de Villedieu ont longuement échangé avec Philippe Bas, président de la commission des lois au Sénat, sénateur de la Manche et Charly Varin, président du PETR de la Baie et de Villedieu Intercom sur les dossiers d’actualités : décret sur les zones non traitées (ZNT), Ceta-Mercosur, SCOT et PLUI.

© MG

C’est dans une ambiance conviviale que les adhérents FDSEA-JA du canton de Villedieu se sont retrouvés lundi en soirée sur l’exploitation de Philippe Arondel à la Bloutière. L’occasion pour les uns et les autres de faire part de leurs doléances à Philippe Bas, président de la commission des lois au Sénat, sénateur de la Manche et à Charly Varin, président du PETR de la Baie et de Villedieu Intercom sur les dossiers qui les préoccupent. Les échanges ont porté sur les inquiétudes suscitées par les traités commerciaux en cours de validation à Bruxelles et à Paris. Que ce soit sur le Ceta ou le Mercosur, ils ont précisé aux élus leurs attentes pour des accords équilibrés tenant compte des EGA. Les adhérents ont en outre fait part de leur amertume sur le peu de considération accordé à leur métier. Les attaques frontales sur le bien-être animal et les pratiques agricoles notamment sur les traitements phytosanitaires sont mal vécues au quotidien. Sur un autre plan, les participants ont contesté le déficit de concertation sur le PLU de Villedieu et le classement des haies dans les documents d’urbanisme. Ils considèrent qu’il n’y pas lieu de rajouter de la réglementation sur la gestion d’un bocage déjà cadré par la PAC. Les agriculteurs ont revendiqué une place prépondérante en tant qu’acteurs majeurs du milieu rural dans les projets portés par les élus du territoire.

Philippe Bas, président de la commission des lois au Sénat et sénateur de la Manche
Le Ceta est profitable à la filière laitière, mais il est dangereux pour les producteurs de viande. Les garanties sanitaires sont encore insuffisantes pour ratifier ce traité en l’état. Il ne faut pas cependant être trop frileux en matière de libre échange. L’agriculture française a bénéficié  d’un courant d’exportation. La filière bovine souffre d’un manque d’organisation pour peser sur les marchés extérieurs. Le débat sur les ZNT est surréaliste. Il faut faire confiance aux préconisations de l’Anses et des scientifiques, plutôt que d’alimenter un climat anxiogène sur ce type de dossier. Le Sénat va porter un projet de loi sur le délit d’entrave afin de canaliser les recours systématiques infondés contre les activités économiques.

Charly Varin, président du PETR de la Baie et de Villedieu Intercom
La mise en œuvre des documents d’urbanisme vise à planifier et organiser la réglementation sur les droits à construire. Nous sommes dans la phase de diagnostic avec l’appui des services de la Chambre d’Agriculture et des agriculteurs référents désignés dans les vingt-sept communes de la communauté d’agglomération. Nous nous donnerons le temps de concerter tous les acteurs du territoire sur le PLUI comme dans le cadre de la révision du SCOT de la Baie. Les deux démarches sont menées dans un pas de temps identique avec une volonté d’aboutir à une validation de la démarche d’ici 2 à 3 ans. Nous serons vigilants sur la consommation d’espaces agricoles. Nous n’envisageons pas un classement arbitraire des haies, mais une gestion concertée avec les agriculteurs au cas par cas comme à Percy.

Annie Lebasnier, secrétaire général de l’arrondissement d’Avranches
et Ludovic Blin, vice-président de la FDSEA, délégué cantonal de Villedieu
Au-delà du Ceta et du Mercosur, nous devons être attentifs aux conséquences du Brexit pour les éleveurs de viande bovine. Le risque de déstabilisation des marchés avec l’arrivée sur le marché européen de 400 000 tonnes de viande irlandaise exportées actuellement vers le Royaume-Uni est important. La filière française ne souffre pas d’un manque d’organisation, mais de la mainmise du groupe Bigard qui plombe le marché français et toute initiative à l’export. La refonte des statuts de la FDSEA a pour objectif de faire coller le réseau de la FDSEA à la nouvelle configuration politique du territoire articulée autour des communautés d’agglomération. Au-delà de la défense individuelle et collective, la FDSEA propose aux adhérents de bénéficier d’achats  groupés comme sur le GNR, bientôt l’électricité et d’autres produits consommables sur les exploitations. Cela fait partie du prolongement de nos actions en faveur des adhérents de la FDSEA visant à comprimer les charges dans nos entreprises.

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