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FDSEA 61 : Christophe Cougé désire remotiver les troupes du Merlerault

Christophe Cougé, à l’aube de ses 40 ans, préside de la minico du Merlerault. Il prend son rôle à cœur et se dégage du temps pour assumer sa fonction, de Paris au Merlerault, afin de transmettre son énergie aux adhérents.

Christophe Cougé est installé au Merlerault dans un système vaches laitières (313 000 l de lait) et vaches allaitantes et cultures. DR
Christophe Cougé est installé au Merlerault dans un système vaches laitières (313 000 l de lait) et vaches allaitantes et cultures. DR
© JP

>> Quel est votre parcours syndical ?
Je n’ai pas adhéré chez les Jeunes agriculteurs (JA). Je suis trésorier d’un groupement d’employeurs. Ce sont des voisins qui m’ont proposé d’entrer à la fédé, il y a sept ans. Je connais les voisins en question grâce à la Cuma, dont je suis administrateur. Je n’avais pas la tête à me syndiquer quand je me suis installé mais, par la suite, j’ai eu envie de m’intégrer dans un syndicat. La FDSEA est le syndicat qui correspond à mes productions.

>> Vous êtes donc un jeune adhérent président de minico…
Anne-Marie Denis m’a appelé, car elle souhaitait quelqu’un en place dans le secteur du Merlerault, et quelqu’un de jeune. Je suis entré dans la commission dégâts de gibier en même temps qu’au conseil d’administration, en janvier.
>> Sur quels dossiers travaillez-vous pour le Merlerault ?
Je veux remotiver les adhérents. Parmi eux, certains arrivent en fin de carrière, la pression foncière est énorme. Si j’organise une réunion, il risque de ne pas y avoir plus de trois adhérents. Dans les campagnes, les gens sont un peu écœurés. Il faut remotiver les troupes. J’ai embauché une apprentie, qui travaillait chez moi depuis un an. Cela devrait me permettre de me dégager du temps pour la minico.

>> Vous rentrez du séminaire organisé à Paris. Qu’en retirez-vous pour votre nouveau rôle ?
Nous avons visité le Sénat et rencontré nos deux sénateurs. Nous leur avons montré que les agriculteurs sortent de leur ferme. Nous nous sommes ensuite rendus au siège de la FNSEA, notre « grande maison ». Nous avons été accueillis par des personnes très compétentes. Les intervenants étaient des agriculteurs, des gens de terrain. Ils m’ont donné envie de réintégrer les adhérents de mon secteur.

>> Comment vous voyez-vous remplir cette fonction à domicile ?
Je dois être à l’écoute, attentif aux personnes. Ce rôle me plaît, j’essaie de participer à l’organisation des manifestations positives telles que les actions beurre. J’envoie des SMS aux adhérents afin que l’on mutualise des voitures pour nous rendre à Argentan. Mais je pars souvent tout seul, on me répond : « pas le temps ». Je vais faire du porte-à-porte dans un premier temps. Puis organiser des réunions, mais à 14 h et non le soir, sinon les gens ne viennent pas. Et si les adhérents de ma minico souhaitent des intervenants, je suis prêt à appeler des personnes. Je veux leur transmettre de l’énergie.

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