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FDSEA de la Manche: « se réapproprier le monde économique »

L’assemblée générale a été l’occasion de finaliser l’équipe qui le 17 mars procèdera à l’installation -du président -et de son bureau. -Cette réunion annuelle a été également l’occasion de rappeler l’esprit combatif des responsables syndicaux de la Manche dans la volonté de se réapproprier le monde économique.

La défense professionnelle passe aussi par les organisations de producteurs. « On fait le constat d’échec sur la mise en place des OP notamment chez Lactalis », reconnaît Sébastien Amand. Mais ces OP sont des outils à la fois pour défendre les producteurs, négocier et veiller à la distribution des volumes.
La défense professionnelle passe aussi par les organisations de producteurs. « On fait le constat d’échec sur la mise en place des OP notamment chez Lactalis », reconnaît Sébastien Amand. Mais ces OP sont des outils à la fois pour défendre les producteurs, négocier et veiller à la distribution des volumes.
© SB

« Les conséquences de la crise agricole courent toujours dans nos campagnes. Un certain nombre d’entre nous a besoin d’accompagnement pour réussir à faire face à cette crise, pour trouver des solutions, pour redonner des perspectives, pour sortir de la crise, pour trouver un nouveau projet de vie » a débuté Sébastien Amand, président de la FDSEA de la Manche. Si « cette crise a largement secoué nos exploitations » a rappelé le trésorier, Marc Lecoustey, elle a également des conséquences sur l’activité des services du syndicat. Les adhésions se sont maintenues mais la sollicitation des services a été moindre. 
Pour autant, les responsables syndicaux, à la veille de l’élection de la nouvelle équipe pour les trois prochaines années, se veulent combatifs pour « se réapproprier le monde économique » parce que « je fais le constat trop souvent qu’on a peu d’égard pour ceux qui nourrissent la France ».

Reprendre en main l’image de la Normandie
Alors depuis plusieurs mois, des élus de la FDSEA se sont penchés sur un nouveau projet « Cœur de Normandy » de manière à « se réapproprier l’image de notre territoire » explique Sébastien Amand. « On en parle depuis longtemps au travers d’une IGP. Le sujet n’a jamais avancé parce qu’on a les freins des industriels français. Or, un certain nombre de marques nationales s’accapare l’image du territoire pour faire un business plan sans faire redescendre la valeur ajoutée aux producteurs » dénonce le représentant syndical de la Manche. « Evidemment, on a droit de cité sur le marché intérieur. Il faut reprendre en main l’image de la Normandie et de la Manche. On a un retour à exiger sur l’image de la Normandie ».
Cœur de Normandy permettrait de proposer aux consommateurs un produit garanti, identifié à un prix correct mais qui redonnerait des euros dans les exploitations. « Ce n’est pas un outil pour stimuler la consommation au bénéfice des transformateurs et des distributeurs » souligne-t-il, mais bien un outil « pour retrouver des euros et faire face à la volatilité des marchés ». Le projet est donc sur les rails. La prochaine équipe aura à coeur de le faire avancer.

S’impliquer dans les OP
Ce n’est pas le seul objectif du syndicat agricole. La défense professionnelle passe aussi par les organisations de producteurs. « On fait le constat d’échec sur la mise en place des OP notamment chez Lactalis », reconnaît Sébastien Amand. Mais ces OP sont des outils à la fois pour défendre les producteurs, négocier et veiller à la distribution des volumes. Pour lui, « il va falloir qu’on se réimplique, mettre de l’engouement pour s’imposer ».

Maitriser les données
Il met en garde également sur l’attitude de coopératives qui se substituent aux banques. « Nos outils sont de plus en plus fragilisés. Mais de grâce, ne lâchez pas vos données à n’importe qui. Les seuls qui sont en capacité de vous demander des comptes sur vos exploitations, ce sont les banques. Rien ne vous oblige réglementairement à donner les éléments ». Et pour lui,  c’est la relation entre le producteur et la coopérative qui est en train de changer et de glisser vers une intégration. « C’est inacceptable. On ne doit pas laisser l’intégration arriver dans nos campagnes quel que soit le projet coopératif » conclut-il.
Pour les prochaines années, le combat reste donc de mise. Rendez-vous le 17 mars pour connaître la composition de la nouvelle équipe.

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