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FDSEA de la Manche : toujours optimistes et combatifs

Devant 200 personnes, les responsables syndicaux de la FDSEA ont tenu un discours optimiste tout en restant combatif. La défense professionnelle se poursuit pour répondre aux attentes des agriculteurs de la Manche.

llll Le ton a été donné dès le début de la rencontre annuelle des adhérents de la FDSEA. Le 9 mars dernier, le syndicat majoritaire a rappelé son ambition, celle « d’offrir une défense professionnelle performante et des services compétitifs », a indiqué Hervé Marie, trésorier. Une ligne de conduite qui se traduit aussi dans la gestion de la structure jugée « saine » par le commissaire aux comptes, avec une activité des services en augmentation. « Cela démontre l’engagement des collaborateurs à être au plus proche des attentes des adhérents », souligne le président, Sébastien Amand.
Une activité en progression malgré une situation de l’économie agricole de la Manche qui s’améliore mais qui reste « peu fleurissante », note Hervé Marie. Et il l’explique : « Les cours des produits ne permettent toujours pas de faire face aux coûts de production ni à la rémunération des agriculteurs malgré une maitrise des charges. »

Des acquis syndicaux
Face à cette situation, les adhérents, par la voie de Anne Jeanne, secrétaire générale, tiennent bon. « Nous nous sommes réunis près de 270 fois aux cours de cette année passée, dont 210 en local sur tout le territoire de la Manche », souligne-t-elle.
Et grâce à cette mobilisation, Anne Jeanne rappelle les acquis syndicaux à mettre au profit du syndicat : « que ce soit pour les EGA pour l’économie, les acquis sociaux et les acquis sur le plan de la législation environnementale et foncière ». « Notre travail de lobbying a payé ».

Confiance
Ce travail ne s’arrête pas là. Les adhérents de la FDSEA veulent prendre en main la communication parce qu’ils savent parler de ce qu’ils font au quotidien dans leurs exploitations. Cœur de Normandy, marque d’éleveurs, en est le symbole. « Les retours sont unanimes. Les consommateurs sont heureux de rencontrer les agriculteurs. Nous savons qu’ils nous font confiance », martèle Anne Jeanne. 
Pour autant, elle tire la sonnette d’alarme en rappelant que « 80 % de la population est citadine. Pour se nourrir, elle a besoin de nous trois fois par jour. Alors continuons de nous battre en mettant le pied dans la porte pour nos droits et à communiquer sur notre activité pour avoir une place dans notre société ». Sans aucun doute, le combat continue.
 

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