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FDSEA et JA 50 : de retour dans la restauration

Les agriculteurs étaient à nouveau en action. A l’appel des syndicats nationaux, les JA et la FDSEA sont retournés vers les restaurations collectives. Dans la Manche, quatre sites étaient visés : Avranches, Coutances, Cherbourg et Saint-Lô.

© SB

llll Pour les représentants agricoles de la Manche, l’action de mardi dernier avait pour but de retourner sur des sites déjà visités l’année précédente afin de voir si les différentes structures de restauration collective avaient changé leur habitude.
A Saint-Lô, deux sites étaient visés : le Conseil départemental de la Manche et la cuisine centrale qui fournit l’hôpital, la prison et quelques autres lieux.
En premier lieu, les agriculteurs se sont dirigés par le Conseil départemental. L’objectif était d’échanger avec les responsables et de vérifier concrètement l’origine des produits. Accueillis par Valérie Nouvel, vice-présidente en charge de la transition énergétique, de l’environnement et de l’innovation, ils sont entrés dans le vif du sujet jusqu’à pousser les portes des frigos et congélateurs. « Nous étions venus l’année dernière. Et pour nous, il faisait partie des mauvais élèves, » précise Christian Maquerel, secrétaire général adjoint de la FDSEA.

Davantage de produits français
Valérie Nouvel s’est donc attachée à démontrer les marges de progression même si la collectivité est liée via un appel d’offres. « Nous avons progressé notamment sur le nombre de produits français » assure l’élue départementale. « Nous sommes en contrat avec Eurest jusqu’en 2021. Pour autant, cela ne nous a pas empêché de revenir vers notre prestataire pour avoir plus de produits français et manchois. Cela fait partie des négociations ». L’ensemble des viandes provient des AIM (Abattoirs de la Manche). Fruits, légumes et produits laitiers ont également été passés à la loupe. Le responsable du protocole, Laurent Brun, reconnaît que « pour des plus gros volumes, c’est compliqué ». En conservant certains de leurs produits, la collectivité a décidé d’élargir la gamme, notamment avec la ferme de Béthanie de Picauville. « On est passé de 150 pots à 300 par semaine » a-t-il constaté. Ce qui signifie pour Valérie Nouvel que les agents du département également vont vers une consommation plus locale. « Ils y adhérent » se réjouit-elle.

65 000 repas
Ces petites avancées permettront d’aller encore plus loin dans le prochain appel d’offres en 2021. C’est ce qu’elle assure. La difficulté, c’est d’avoir un prestataire qui veuille bien répondre à l’appel d’offres. « Ce qui est compliqué pour nous, c’est d’offrir une gamme très large » souligne Laurent Brun. Au total, sur l’année, pas moins de 65 000 repas sont fournis comprenant le repas des agents, des élus et des réceptions.

Agrilocal
La vice-présidente met l’accent également sur la plate forme Agrilocal qui met en relation les restaurations des collèges avec les producteurs locaux. « Cet outil nous permet de faire entrer davantage de produits manchois dans la restauration ». Et une embauche au département a été finalisée pour aider les collectivités et les producteurs  à se familiariser avec les codes des marchés publics. D’autres projets sont dans les cartons telle qu’une légumerie. « C’est un projet qui sera conduit avec les lycées agricoles » indique-t-elle.

Evolution positive
A l’issue de cette visite, les agriculteurs ont pu constater « une évolution positive. Le conseil départemental devient meilleur élève » note Christian Maquerel. Ce qui le conduit à dire que « la pression qu’on a mise l’année dernière a porté ses fruits ». « Alors, on se revoit l’année prochaine  ?» interroge Valérie Nouvel. « Cela peut être possible » répondent les agriculteurs.

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